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Dans la Cour des Grands : Pâques au balcon

  • Rédigé par Thomas de Bergeyck
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Dans la Cour des Grands : Pâques au balcon © Daina Le Lardic/Pool/Photo News

Quelle drôle de tranche de vie avons-nous là ! Qui aurait pu, il y a deux mois encore, prédire ce chaos organisé dans lequel nous avons tous plongé nos existences, avec plus ou moins de souffrances d'ailleurs ? Une année 20-20 devenue 40, comme la quarantaine qui nous retient dans nos foyers, voilà bien la seule chose que l'on aurait pu voir venir.

L'intrusion malotrue de ce coronavirus a eu un effet indirect : elle a rebattu les cartes de l'autorité. Car aujourd'hui, qui écoute-t-on religieusement, après chaque bilan, chaque décompte sinistre ? L'expert, l'infectiologue, l'épidémiologiste, le rat sorti de son laboratoire pour nous rappeler, malgré un bon résultat, à quel point nous sommes loin d'en être quittes et combien les efforts doivent être prolongés. Le prêcheur est celui que l'on n'attendait pas. Par sa connaissance de la situation sanitaire, il met au pas tout le monde, du petit indépendant dévasté par la pâleur de son carnet de commandes jusqu'aux autorités gouvernementales, elles aussi au balcon de l'actualité.

 

 

Tous les souverains de la planète, dans pareilles circonstances, sont comme nous : ils adaptent leur quotidien. Face au coronavirus, même le pouvoir royal doit céder le pas. Philippe et Mathilde sont confinés au château de Laeken. Certes, l'enfermement n'est pas tout à fait le même. Mais ils montrent l'exemple. Avec leurs quatre enfants, ils ont participé à l'effort collectif de solidarité en postant une vidéo du jardin qui mène au château affichant, en lettres géantes, « Forts, ensemble, courage ». Le Roi s'est rendu à l'UZ Jette, pour soutenir le personnel soignant. Avant de se rendre prochainement à l'hôpital de la Citadelle à Liège.

 

Le roi Philippe de Belgique, masque sur le visage, rend visite à l'UZ Jette
© Pool Didier Lebrun/Photo News 


Notre souverain se souviendra longtemps de ses 60 ans, vécus en famille, loin des contingences de son statut de chef de l'état. Aucune cérémonie publique, pas de longs reportages télévisés en guise de portrait, à peine un timbre émis par la Poste, et une photo de Philippe, accompagnée d'un message tout entier tourné vers les autres, ponctué par un encouragement : « Ensemble, nous allons surmonter cette épreuve ». Le rassemblement de Belges qui, comme le Roi, passent le cap sexagénaire n'aura pas lieu, confinement et distance sociale obligent.

 

Photos de la reine Elizabeth II affichée dans les rues de Londres
© David Jensen/Empics Entertainment/Photo News

 

Au Royaume-Uni, la reine Elizabeth II a utilisé sa seule arme d'influence royale : l'allocution exceptionnelle. Une quatrième seulement en 68 ans de règne, qui a permis, aussi, de rassurer sur son état de santé. À Monaco, le Prince souverain a fait la preuve par neuf de sa condition de mortel en révélant avoir été atteint par le Covid-19. Il a même accordé un long entretien à rtl France. Les luxembourgeois, eux, ont été touchés plus durement par la crise : alors que les sourires d'un petit héritier du trône sont attendus en mai, la Grande-Duchesse est frappée par le deuil : son oncle, Victor, est mort des suites du coronavirus alors qu'il faisait son retour sur sa terre natale, Cuba.

 

Le prince Albert de Monaco en visite d'un centre hospitalier lors de la pandémie de coronavirus Covid-19
© Bestimage/Photo News

 

Dans cette crise, les monarques ont abandonné un pouvoir tout relatif au profit d'un autre, bien plus puissant encore, que l'on ne pourra jamais leur enlever : la bienveillance solidaire.

 


 

Retrouvez un siècle d'indiscrétions dans les coulisses des cours du monde entier dans Chroniques royales
Thomas de Bergeyck
Éditions Jourdan
2018
Rédigé par Thomas de Bergeyck

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