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Rédaction

23 September 2022

« Avant que j’oublie » est un événement artistique urbain, original et singulier. Sous le thème émouvant de l’éphémère, Michel Van Dyck a réuni des artistes proposant des œuvres qui, à chaque fois, invitent à une réflexion sur le temps et l’impermanence. En effet, l’exposition propose tout un programme d’œuvres qui n’offriront qu’un moment, celui de leur vie, au regard des passants. Car tout est extérieur, tout est ouvert au public. Ainsi les promeneurs des alentours de l’Abbaye de La Cambre et des Étangs d’Ixelles éprouveront-ils d’abord l’étonnement, celui de découvrir des interventions troublant le cadre habituel de la ville – et ensuite, au gré de leurs passages, ils pourront goûter à la beauté si particulière de ce qui s’éclipse.

Bien sûr, les œuvres n’auront pas le même temps d’effacement. L’éphémère varie. Quelques minutes, quelques heures ou quelques semaines après leur investiture, chacune d’elles se retirera peu à peu, sur la pointe des pieds voudraiton dire, jusqu’à disparaître sans laisser de traces, sinon dans les mémoires. D’un chant d’oiseaux d’Ann Veronica Janssens se dissipant dans les airs, jusqu’aux ronds dans l’eau des étangs de Sophie Whettnal, ou encore la rue peinte de Pieter Vermeersch, chaque intervention, pour ne citer que celles-là, aura sa durée propre, inhérente au geste de chaque artiste convié. Quoi qu’il en soit, « Avant que j’oublie » est déjà une histoire mémorab

Photo de couverture : Pieter Vermeersch – Simulation

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