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"L’ambition", le nouvel ouvrage d’Amélie de Bourbon-Parme

Alessandro FarnèseConférenceEgliseInterviewLivre

Christophe Vachaudez

18 September 2023

Premier tome d’une trilogie qui va détailler la vie fascinante d’Alessandro Farnèse, « L’ambition » vient de sortir aux éditions Gallimard, sous la plume d’Amélie de Bourbon-Parme. L’auteure qui viendra présenter ce roman historique lors d’une conférence de L’Éventail le 26 septembre prochain a répondu à quelques-unes de nos questions.

L’Eventail – Madame, pourquoi avoir choisi ce titre ?
Amélie de Bourbon-Parme – L’ambition désigne le premier volet d’une trilogie intitulée Les Trafiquants d’éternité. Il est consacré à la jeunesse d’Alessandro Farnèse. Le deuxième évoquera son parcours en tant que cardinal et le troisième, son pontificat. J’ai choisi à dessein ce titre pour rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont cette volonté de dépasser certaines limites. Selon moi, il s’agit d’une qualité plutôt et non d’un mot sombre qui peut parfois être péjoratif. Et la caractéristique essentielle de cette première partie de vie peut se résumer à cette ambition dont il a fait preuve pour jeter les bases d’un parcours exceptionnel.

– Est-ce en travaillant sur Charles Quint, pour votre précédent roman, que vous avez découvert Paul III ?
– En fait, c’est le contraire. J’ai découvert Charles Quint et son abdication en étudiant la vie de Paul III. Les deux personnages ont été ennemis, amis, puis sont devenus très proches puisque la fille de Charles V a épousé le petit-fils de Paul III.

© Francesca Mantovani/Gallimard

– Mais est-ce un roman ou une biographie ?
Il s’agit bien d’un roman mais très proche de la réalité historique sans que le livre soit une biographie. Je souhaitais incarner et donner vie au personnage, ne pas me contenter d’une restitution pure et simple, m’échapper d’un carcan avec des ellipses et des accélérations pour rythmer le récit.

La première partie de sa vie a-t-elle bien inspiré Stendhal ?
Oui, tout à fait. Alessandro est un homme issu d’une ancienne famille provinciale de condottiere, sans palais ni charges à Rome. Il n’a pas la vocation mais il se sent appelé vers un destin qu’il veut brillant. Son cardinalat lui permet d’intégrer un cercle étroit proche du pouvoir, de devenir un membre du gouvernement, proche du pape. Il n’est pas prêtre, ne s’est jamais marié mais il a eu quatre enfants et n’aurait eu qu’une seule femme dans sa vie. Il veut pérenniser son œuvre et pour ce faire, va conforter ses possessions. Il possède un palais à Rome, des châteaux aux alentours du lac de Bolsena. Il profite de diocèses nouveaux et de bénéfices ecclésiastiques pour accroître son domaine et il va créer un duché de Parme au sein des états de l’église, un fait unique dans l’histoire. Alessandro mettra à sa tête son fils puis son petit-fils.

– Cela change quelque chose pour vous que ce pape fasse partie de votre arborescence ?
Oui, d’une certaine façon. On m’avait toujours raconté que notre famille descendait d’un pape et, plus jeune, cela m’avait intrigué. Était-ce une légende. J’ai donc voulu en savoir plus. Non seulement, il avait eu des enfants mais grâce aux mariages prestigieux de sa descendance jusqu’à Elisabeth Farnèse qui s’unit à Philippe V d’Espagne, il avait créé une dynastie.

Rencontres de L’Eventail avec Amélie de Bourbon-Parme

Amélie de Bourbon Parme présentera son livre et donnera une conférence sur le thème
«L’ambition – Alessandro Farnese »
L’entretien sera mené par le journaliste Bosco d’Otreppe, suivi d’un déjeuner et d’une séance de signature
Mardi 26 septembre 2023, de 12h à 14h00, au Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire
INSCRIPTIONS ICI 

Les diadèmes d’Amalia

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Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

Informations supplémentaires

Livre

L’Ambition

Autrice

Amélie de Bourbon-Parme

Éditeur

Gallimard

Inscription conférence

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On aime Pierre Lemaître pour ses romans qui se dévorent comme des séries merveilleusement écrites. Prix Goncourt, as du suspense, maître des émotions et des personnages cabossés, il sait surtout raconter la grande Histoire à hauteur d’homme. À l’occasion de la sortie du dernier tome des Années glorieuses, il se confie sur ce qui le pousse, encore et toujours, à nous embarquer.

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