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Artcurial : Au cœur des collections

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Bertrand Leleu

28 September 2026

Depuis 2012, la première maison de vente aux enchères française s’est imposée sur le marché de l’art belge. Dirigé par la pétillante Vinciane de Traux depuis son ouver-ture, le bureau bruxellois se targue en effet d’avoir présenté à l’encan de nom-breuses collections familiales belges et prépare de belles surprises pour cette pro-chaine saison.

Des tableaux anciens aux voitures de collection, de la sculpture à l’argenterie, du design à la haute joaillerie, Artcurial valorise les œuvres d’art, particulièrement lorsqu’il s’agit d’ensembles cohérents, voire de collections complètes.

Forte d’une densité rare de collectionneurs, de galeries et de foires internationales, la Belgique présente un terrain de chasse exceptionnel pour les salles de ventes étrangères. Avec ses ventes à Paris, Monaco, Marrakech ou Bâle, Artcurial défend au mieux les objets qu’elle se voit confier, à l’instar des collections de la comtesse du Monceau, en juin dernier, ou de la collection d’antiquités égyptiennes de Jean Jacques Rotthier présentée au mois de mai.

Bague en or jaune 18 ct, ornée d’une émeraude de taille émeraude sertie sur griffes, épaulée de deux diamants taille troïdia, adjugée 72 820 €. © Artcurial

La saison qui commence s’annonce riche en découvertes. L’un des temps forts de la rentrée sera la dispersion, pendant le salon Parcours des Mondes à Paris, de la partie “art africain et art océanien” de la collection Jean-Jacques Rotthier. Parmi les œuvres remarquables du collectionneur belge se distinguent un ensemble de quatre statues Songye (50 000-80 000 €), ainsi qu’un sceptre d’autorité de style Mwanza, provenant du royaume de Luba (40 000-60 000 €).

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de la prestigieuse collection du baron Henri de Rothschild d’être dispersée. Principalement axée sur les arts décoratifs, la vente présentera également tableaux anciens, livres et autographes. Parmi les pièces majeures de cette vente figurent deux seaux à verres en porcelaine de Sèvres provenant du service de Louis XVI (700 000-1 000 000 €), ainsi qu’une paire de coupes en émail peint de Limoges, réalisées par Jean de Court (actif vers 1555-1585) figurant le Déluge et la traversée de la mer Rouge (20 000-30 000 €).

Chine, dynastie Qing, XVIIIe siècle, Deux appliques murales formant pendant, adjugées 100 624 €. © Artcurial

En octobre, durant Art Basel Paris, Artcurial présentera la collection de Louis Grandchamp des Raux, rassemblant près de 75 tableaux français et belges, dont une partie sera présentée à Bruxelles du 22 au 25 septembre. Parmi les highlights, L’île Chevalier de Maurice Denis, (700 000-1 000 000 €) prendra place aux côtés de La Petite Fenêtre de Pierre Bonnard (550 000-750 000 €) et de la Fillette au grand chapeau, bord de mer (1909) de Léon Spilliaert (300 000-400 000 €).

Enfin, il faudra patienter jusqu’en février pour s’émerveiller de la collection du belge Thierry Dehaeck : estimé entre 15 et 25 millions d’euros, cet ensemble exceptionnel comprend soixante automobiles de collection et plus d’une centaine d’objets d’automobilia. Cinq Ferrari, plusieurs Rolls-Royce, Bentley, Jaguar et un ensemble dédié à la marque Citroën risquent d’enflammer la salle de ventes !

Photo de couverture : Jacob Savery (vers 1565-1603), Orphée charmant les animaux, adjugé 423 680 € © Artcurial

Michel Delvosalle, l'homme qui façonne le vivant

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Le 15 septembre dernier, rue de Crayer à Bruxelles, les sculptures monumentales de Michel Delvosalle occupaient l’espace public avec une évidence troublante. À l’occasion de la Transatlantique Crayer Street Evening, il était le seul artiste exposé en extérieur, dans la rue. Pas des objets posés là en attente d’être regardés, mais des présences — verticales, brûlées, oxydées — qui semblaient avoir poussé entre les pavés. Pour qui connaît l’œuvre de ce paysagiste de réputation internationale, rien de surprenant : depuis plus d’un demi-siècle, Michel Delvosalle pratique une seule et même discipline sous deux visages.

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De Monet à Accardi : la Contemporary Week de Dorotheum à Vienne

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Du 19 au 22 mai 2026, le Palais Dorotheum a réuni un siècle de création, de Claude Monet aux figures de l’avant-garde italienne. La Contemporary Week de printemps a confirmé la place de Vienne comme scène européenne de la vente d’art, ainsi que la présence marquée des artistes femmes.

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