Rédaction Eventail
13 April 2026
Pierre Bonnard, Midi au jardin, 1946, estimé entre 400 000 et 600 000 euros. © CHRISTIE’S
La vente Dans l’intimité de Pierre Bonnard met en lumière un ensemble rare d’œuvres issues de la collection familiale de Claude Terrasse, petit-neveu et filleul du peintre. Restées pendant des décennies dans la sphère privée, ces peintures, dessins, gouaches et lithographies témoignent d’un Bonnard intime, proche de son cercle familial et de son quotidien. Certaines œuvres remontent à la période des Nabis, d’autres évoquent les paysages et jardins chers à Bonnard, notamment autour du Cannet. Parmi les lots marquants figure Midi au jardin, inspiré par la villa du Bosquet, lieu central dans l’imaginaire du peintre. L’ensemble permet d’observer l’évolution de son langage pictural et son regard sur les scènes familières. Une vente qui dévoile ainsi une facette particulièrement personnelle de l’univers de Bonnard.
George Condo, Night Portrait, 2001, acrylique sur toile, 153 x 122 cm estimé entre 650 000 et 850 000 euros. © ARTCURIAL
Une des pièces maîtresses de la vente Art moderne et contemporain d’Artcurial du 16 avril sera Night Portrait (2001) de l’Américain George Condo. Fidèle à son style hybride, l’artiste mêle la virtuosité des maîtres anciens à une imagination débridée nourrie de culture populaire. Ce portrait féminin, inspiré de la grande tradition clas- sique, se trouble par des déformations inattendues : cou maniériste, dents cubistes, yeux presque cartoon. Condo parle de “réalisme arti- ficiel” pour décrire cette peinture où coexistent plusieurs émotions. Entre beauté et étrangeté, le visage oscille entre le tragique et le burlesque. Une vision à la fois dystopique et profondément humaine de notre époque.
Ivan Aïvazovsky, Vue de Capri, 1899, huile sur toile, 65 x 97,8 cm, estimée entre 250 000 et 350 000 euros. © BONHAMS
Dans le cadre de ses ventes Classics, la maison Bonham’s propose quelques très beaux lots, parmi lesquels un Portrait de Marguerite de Sève portant l’inscription “Peint par Largillière en 1726” et une représentation magistrale de l’Intérieur de la cathédrale d’Anvers par Pieter Neeffs l’Ancien (1578-1656). Le premier, contemporain et alter ego de Hyacinthe Rigaud, incarnait la peinture portraitiste française du Grand Siècle; le second, était un maître incontesté de la perspective et de la lumière. S’y ajoutent notamment La Bataille du pont Milvius par un suiveur de Giulio Romano, huile sur toile datée du début du xviie siècle, et une Vue de Capri, aussi douce que poignante, signée Ivan Konstantinovich Aïvazovsky (1817-1900), un peintre romantique russo-arménien connu pour ses représentations de paysages marins et côtiers.
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