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Fun fact : un effet mouche !

ArtFun Fact ArtyNaturePeinture

Bertrand Leleu

17 September 2025

L’artiste américain John Knuth exposait cet été The Hot Garden à la galerie Hollis Taggart de New York, une série de ses fameuses Fly Paintings.

John Knuth © Courtesy of the artist

Lavender Sunrise, 2025, acrylique et mouchetures sur toile, 121,9 x 91,4 cm. © Hollis Taggart

Le procédé de John Knuth est pour le moins original : il nourrit des mouches avec un mélange de peinture acrylique colorée et de sirop sucré. Les insectes, une fois leur repas terminé, “rejettent” sur les toiles l’objet de leur digestion, créant ainsi des œuvres abstraites scintillantes, dans un style que l’on pourrait qualifier de… pointilliste. Chaque toile peut mobiliser entre 250 000 et 700 000 insectes. L’artiste (dont la maison et l’atelier ont été détruits en janvier dernier lors du fameux Eaton Fire en Californie – NDT) entend ainsi revisiter le lien entre art et nature. Il joue sur la dualité entre répulsion (face aux chiures de mouches) et beauté (des œuvres d’art). S’il n’y a pas de véritable polémique sur le travail de Knuth, qui présente ses réalisations comme une collaboration biologique (sic), le rapport entre bien-être animal et concept artistique n’est pour l’instant pas encore exposé. Espérons que son concept de projection s’arrêtera aux insectes !

Photo de couverture : John Knuth, Bright Morning Light, acrylique et mouchetures sur toile, 121.9 x 152.4 cm. © Hollis Taggart

Chez Eddy retrouve ses habits neufs à Rhode-Saint-Genèse

Gastronomie & Oenologie

Institution de la cuisine belge authentique à Rhode-Saint-Genèse, Chez Eddy a rouvert ses portes le 13 février dernier. Après plusieurs semaines de travaux conduits par le groupe Art Blanc, la maison a retrouvé ses convives dans un cadre subtilement affiné, où l’âme du lieu demeure intacte.

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« Le Bâtiment » de l’angoisse

Livres

Devenue l’incarnation d’une attraction irrésistible et d’une menace diffuse, la bâtisse étend ses tentacules. Une emprise, en quelque sorte. Le podcasteur de fiction Mehdi Bayad (1) livre un roman sur la rencontre, sur les liens qu’on espère, qu’on n’attend pas. Il s’agit aussi d’un récit sur l’écriture, sur le style ou plutôt les styles de Mehdi Bayad qui, n’hésitant pas à défier les règles établies du récit, cherche la matière et l’âme et dont l’imagination se mêle à celle du narrateur. L’oral se mêle à l’écrit. Assailli par la tristesse et l’angoisse des lieux, le narrateur écrit des sms et envoie des messages vocaux. L’auteur et réalisateur français installé à Bruxelles se confie à Eventail.be à l’occasion de la sortie de son premier roman.

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