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Anna Paulowna mise en lumière au palais Het Loo

News Gotha

Rédaction Eventail

25 November 2016

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Voici 200 ans, la grande-duchesse Anna Paulowna (1795-1865), soeur du tsar Alexandre Ier, épousait le futur Guillaume II, alors prince d'Orange, au pavillon des Roses du palais de Pavlovsk, aux environs de Saint-Pétersbourg.

Son arrivée ne manqua pas d'attiser la curiosité d'autant que la jeune fille donne le ton en disant à qui veut bien l'entendre que c'est un honneur pour un pays d'avoir une Grande-Duchesse comme Reine. Sa première apparition en lamé or, hermine et bijoux rutilants fait sensation d'ailleurs à la sobre cour protestante des Pays-Bas. Dans son sillage, Anna a amené ses propres chefs, du mobilier, des ménagères complètes et même une chapelle orthodoxe en pièces détachées avec pope et chanteurs. Aujourd'hui, son souvenir s'est quelque peu estompé malgré les squares et les rues qui portent son nom dans tout le pays. L'exposition se propose de faire revivre ce personnage haut en couleurs qui, un temps, régna aux côtés de son époux sur la Belgique. Bijoux, portraits, pendules, miroir, riches costumes, services de porcelaines et nombre d'objets en bronze et malachite, une pierre verte extraite dans l'Oural, évoquant la souveraine ont été réunis au palais Het Loo à Apeldoorn, là où elle fut officiellement accueillie le 23 août 1816, après un voyage harassant.

 
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De suite, elle prend conscience du contraste entre les ruissellements d'or de la cour de Russie et la simplicité toute relative des résidences royales de sa nouvelle patrie. Au début de son mariage, elle se partage entre le palais de Kneuterdijk et le palais de Bruxelles, aujourd'hui occupé par l'académie, et durant l'été entre les palais de Soestdijk et de Tervueren.

 
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Le couple devra quitter la Belgique en 1830 et accèdera au trône des Pays-Bas en 1840. Il aura quatre fils et une fille. La Reine qui donnera son nom à un arbres et à un village consacrera toute sa vie aux oeuvres de bienfaisance mais jusqu'à sa mort, elle restera très attachée à ses racines, retournant fréquemment en Russieb ... une vie mise en scène pour la première fois dans le cadre somptueux du palais Het Loo !

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Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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