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Viva Maxima !

News Gotha

Christophe Vachaudez

17 May 2021

© DR

Une série de timbres, une pièce commémorative et une interview télévisée marqueront officiellement les cinquante de la reine Maxima des Pays-Bas.

Ce rayon de soleil argentin qui s'est plutôt bien acclimaté aux Pays-Bas a montré un entregent et un sens de l'adaptation exemplaire en assumant toujours avec le sourire un rôle qui s'avère souvent bien délicat pour les bergères étrangères au gotha. Même si elle a vécu dans le quartier chic de la Recoleta à Buenos Aires et a reçu une éducation internationale qui l'a conduite aux États-Unis, rien ne la préparait au destin qui l'attendait à Séville, en cette journée d'avril 1999.

Alors qu'elle avait traversé l'Atlantique pour visiter l'Exposition Universelle, elle rencontre un grand jeune homme blond avec qui elle sympathise. Elle croit à une farce quand il lui annonce qu'il porte un titre princier. Pourtant, elle réalise que Willem Alexander ne lui a pas menti quand ils se revoient à New York deux semaines plus tard. L'idylle prend forme mais quand elle arrive aux oreilles du gouvernement, elle n'est pas accueillie très positivement du fait des fonctions exercées par le père de l'intéressée durant la dictature argentine.

Le roi Willem-Alexander et la reine Maxima des Pays-Bas se tiennent pas la hanche en tenue de soirée
© DR

Au fil des semaines, les réactions se feront moins vives et les fiançailles seront finalement annoncées le 30 mars 2001, alors que la jeune fille travaille depuis quelque temps à Bruxelles. Le mariage se déroule à la Nieuwe Kerk d'Amsterdam en présence de nombreux invités royaux mais en l'absence des parents de Maxima. Elle peut toutefois compter sur son frère, sa sœur et ses demi-sœurs, tous venus d'Argentine.

Épaulée par la reine Beatrix qui apprécie d'emblée sa spontanéité, son intelligence et son empathie pour la population néerlandaise et les gens en général, la nouvelle princesse héritière s'en tire avec les honneurs pratiquant désormais couramment la langue de Vondel. Maxima aime rencontrer, échanger et son tempérament extraverti convient à merveille, surprenant parfois un reste de réserve protestante mais tout se termine toujours en éclat de rire.

Le roi Willem-Alexander et la reine Maxima des Pays-Bas avec des sabots rouges sur les mains pendant une fête folklorique
© DR 

Trois filles naissent au couple princier et la tradition féminine semble se poursuivre après l'exception de Willem Alexander et de ses deux frères : Catharina Amalia, Alexia et Ariana, la tribu des trois A.

Le 30 avril 2013, Maxima devient reine des Pays-Bas, suite à l'abdication de Beatrix. Voilà qui ne change pas grand-chose puisque la pétulante argentine continue à honorer ses engagements officiels tambour battant, maniant le karcher lors de la journée du bénévolat, fendant les canaux d'Amsterdam pour une œuvre caritative, dansant pieds nus à Aruba, enfourchant la bicyclette en robe de cocktail ou tout diadème dehors pour un dîner de gala. Car Maxima aime les bijoux et elle prend plaisir à porter des pièces oubliées, nettoyées et restaurées pour la circonstance. Elle adore les tenues colorées et joyeuses, donnant une visibilité nouvelle aux couturiers nationaux comme Claes Iversen ou Jan Taminiau quand elle ne s'habille pas chez Natan à Bruxelles.

La famille royale néérlandaise réunie
© Royalportraits Europe/Bernard Rubsamen /Bestimage/Photo News

Parfaitement intégrée au sein de la famille de son époux, elle a noué de vraies amitiés avec la reine Mathilde par exemple, ou encore avec les princesses Victoria de Suède et Mary de Danemark. La fête sera sans doute discrète, eu égard à cette fin de pandémie mais aussi en raison de certaines critiques essuyées par les souverains lors d'un voyage inopiné dans leur villa en Grèce ou dans le cadre de dépenses jugées bien inutiles par leurs compatriotes. Une aubade royale retentira peut-être à Huis ten Bosch pour celle qui depuis le début du confinement encourage l'apprentissage musical sous toutes ses formes, sillonnant le pays pour apporter son soutien aux initiatives locales.

En ce 17 mai, Maxima passe le cap des cinquante ans, protagoniste d'un destin d'exception. Bon anniversaire Madame !

Souvenirs royaux

Chroniques royales

Comme ses consœurs à Genève, la maison de ventes Phillips organise une vente d’objets et de bijoux de provenances illustres, ce qui attire immanquablement amateurs et collectionneurs. Pour cette vacation, l’ancien royaume de Bavière a été mis à l’honneur en la personne des rois Louis Ier de Bavière (1786-1868) et Louis II de Bavière (1845-1886). Le premier, grand-père du second, fut un éminent patron des arts. Il contribua à transformer Munich en une capitale culturelle de premier plan, la couvrant de nouveaux édifices, tous plus imposants les uns que les autres. Il régna entre 1825 et 1848, date à laquelle il dut abdiquer suite à des velléités révolutionnaires et des amours tumultueuses avec l’actrice Lola Montez.

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Déjeuner avec Amélie et Juliette Nothomb

Vie mondaine

Au Château Sainte-Anne, Amélie et Juliette Nothomb ont partagé un moment de rare complicité lors d’un déjeuner organisé par L’Éventail et la WTCA. Les deux sœurs sont revenues sur leur enfance nomade, leur lien fusionnel et leur passion commune pour la littérature. Autrice de plus de trente romans et forte de 20 millions d’exemplaires vendus, Amélie a également évoqué son mode de vie singulier, loin du numérique. À l’issue de ce déjeuner placé sous le signe de la complicité, Amélie et Juliette Nothomb se sont prêtées avec générosité à une séance de dédicaces, prolongeant ce moment privilégié au plus près de leurs lecteurs. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

27/03/2026

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