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Dans la Cour des Grands : Le fils du Shah au secours de l’Iran

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Thomas de Bergeyck

02 March 2026

L’assaut a donc bien été lancé contre l’Iran, par Israël et les Etats-Unis, déclenchant une nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient. Mais dans ce nouveau conflit mondial, un homme s’est levé, une nouvelle fois, pour défendre son pays. L’héritier du trône déchu, Reza Pahlavi, s’est adressé ce 28 février aux iraniens dans un discours solennel. Mais ces mots sont-ils à même de renverser la situation ?

Reza Pahlavi a parlé comme on émet son dernier souffle. Mais il l’a voulu comme un ultime sursaut d’espoir. Le fils du Shah a appelé l’armée régulière à se détacher du Guide suprême et exhorté le peuple à se tenir prêt pour « l’action finale ». Depuis les Etats-Unis où il vit aujourd’hui, il a même demandé à Donald Trump d’agir avec prudence afin de protéger les civils. Reza, héritier en exil tente d’occuper l’espace du vide, et rappeler au monde qu’il est en embuscade, prêt à servir.

© Photo News

Je me suis posé une question simple : un prince peut-il apaiser son pays lorsqu’il est en voie d’implosion ? L’histoire montre que oui. Parfois. Prenez l’Espagne : en février 1981, des militaires investissent le Parlement. La jeune démocratie peut s’effondrer en quelques heures. Ce soir-là, Juan Carlos Ier, qui avait pris son fils Felipe avec lui pour lui montrer le « métier de roi » apparaît à la télévision, en uniforme. Il condamne le putsch. Il affirme son soutien à la Constitution. L’armée rentre dans le rang. La monarchie joue son rôle de verrou ultime. La légitimité du Roi est acquise.

© Photo News

Chez nous, en 1990, en Belgique, la crise est d’une autre nature mais tout aussi explosive et l’on s’en souvient tous. Baudouin de Belgique refuse de signer la loi sur l’avortement. C’est trop lui demander eu égard à ses convictions catholiques. Le pays frôle la rupture institutionnelle. La solution trouvée est inédite : il est déclaré temporairement dans l’impossibilité de régner. Quelques heures à peine qui ont permis d’apaiser les tensions. Souvenez-vous encore de son frère Albert, lorsqu’il a tendu son doigt inquiet et furieux à la caméra pendant son discours de juillet 2011, exhortant nos élus à faire un gouvernement. Comme quoi, un pouvoir dynastique n’est pas qu’une simple présence. Elle peut agir.

© Christophe Licoppe/Photo News

Reza Pahlavi, soyons honnêtes, est très désireux de reconquérir un trône illusoire. Mais dans cette allocution qui a tout d’une adresse officielle de chef d’état, il fait preuve d’intelligence. Il joue sur la dualité entre l’armée régulière et les Gardiens de la Révolution. Il invoque la loyauté à la Nation plutôt qu’au régime. Mais pour devenir facteur de stabilité, il faudrait qu’il incarne un centre incontesté. Or l’Iran d’aujourd’hui est fragmenté : monarchistes nostalgiques, républicains laïcs et jeunes générations qui ne veulent ni turban ni couronne. Reza Pahlavi incarne aujourd’hui autre chose : une possibilité. Il rassure. Il rappelle qu’une histoire, certes parfois décriée, existe. Et peut être une solution. À condition de faire taire les armes. Mais à l’heure d’écrire ces lignes, on en est loin.

Photo de couverture : © Alexi Witwicki/Kommersant/Polaris

Déjeuner Latour & Petit au golf de Mandelieu

Vie mondaine

Le 11 mars dernier, à l’occasion du Salon de l’Immobilier à Cannes, Denis Latour et Aymeric Francqui, accompagnés de leur équipe spécialisée dans l’immobilier neuf, ont accueilli une centaine d’invités lors de leur déjeuner annuel au golf de Mandelieu. © Nicolas Coulon

11/03/2026

Michel-Ange / Rodin corps vivant

Arts & Culture

Réunissant plus de 200 oeuvres, dont des sculptures maniéristes inspirées de Michel-Ange ainsi que des pièces contemporaines signées Joseph Beuys, Bruce Nauman ou Giuseppe Penone, ce face-à-face au sommet des deux “divins artistes” nous offre, à quatre siècles de distance, un fantastique condensé de toute la sculpture occidentale.

France

Du 15/04/2026 au 20/07/2026

Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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