• HLCÉ

Les cinquante ans du prince Rahim Aga Khan

News Gotha

Christophe Vachaudez

19 October 2021

© DR

[caption id="attachment_26706" align="alignnone" width=""]Le prince Rahim Aga Khan[/caption]Un jour, le prince Rahim succédera à son père le prince Karim comme le 50e imam de la communauté ismaélienne, un challenge pour cet homme secret qui fête ses cinquante ans cette semaine et s'implique déjà activement dans les rouages de la Fondation familiale. Certains considèrent cet office héréditaire comme une survivance archaïque mais pour plus de quinze millions d'ismaéliens, répartis dans 25 pays, l'Aga Khan, descendant du prophète, s'impose comme un chef spirituel incontesté.

Le prince Rahim a vu le jour à Genève où ses parents résidaient une partie de l'année quand ils n'étaient pas à Chantilly, proches des haras, ou dans leur domaine de Sardaigne durant l'été. Il a pour mère Sarah Croker-Poole, un célèbre mannequin britannique qui a épousé en premières noces John Crichton-Stuart, l'un des fils du 5e marquis de Bute. Elle s'est ensuite unie au prince Karim en 1969, et fut rebaptisée princesse Salimah.

Le bambin qui a pour sœur aînée Zara, née un an plus tôt, évolue dans un environnement privilégié, recevant une éducation soignée mais son destin est déjà scellé. Depuis que son grand-père a convolé avec l'actrice Rita Hayworth et que son arrière-grand-père a choisi une Miss France comme compagne, recevant pour son jubilé de platine, son poids en or et en diamants, la presse s'intéresse à cette lignée qui surprend par ses extravagances mais aussi son dévouement envers les Ismaéliens.

Le prince Rahim Aga Khan au Pakistan
Le prince Rahim Aga Khan au Pakistan © DR 

Pourtant Rahim est épargné et poursuit ses études en toute quiétude à la Phillips Academy d'Andover, dans le Massachussets, décrochant ensuite un diplôme en littérature comparée à l'Université de Brown à Rhode Island en 1996. Dix ans plus tard, il intègre l'université de Navarre à Barcelone pour une formation en gestion des affaires, une discipline qui lui sera bien utile puisque la fortune familiale est estimée entre 800 millions et 10 milliards d'euros selon les sources.

Depuis la création de l'AKDN, l'Aga Khan Development Network, une organisation aux objectifs multiples d'une efficacité redoutable, Rahim officie dans la plupart des Comités exécutifs avec un intérêt marqué pour la protection de l'environnement, les problématiques liées au climat et un droit de regard sur la gestion du budget, estimé à un milliard de dollars annuel.

Le prince Rahim Aga Khan lors d'une soirée de gaala
© DR 

De nos jours, entourés d'équipes de spécialistes, Rahim et son père président aux destinées de cette structure multiforme dont les initiatives ne se comptent plus dans des domaines aussi variés que l'éducation, l'habitat, la santé, la microfinance, la culture, l'architecture, l'agriculture ou la promotion touristique. Ces structures non-confessionnelles s'adressent certes aux Ismaéliens mais bénéficient à toute la population. Le Réseau a affirmé son action dans 30 pays. Il dispose de plus de 400 établissements de santé, dont 13 hôpitaux, et d'environ 200 écoles, employant en globalité environ 100.000 personnes.

La prince Rahim Aga Khan et son épouse la princesse Salwa
Le prince Rahim, son épouse Salwa (née Kendra Spears) 

Rahim peut compter sur son épouse Salwa qui l'accompagne et soutient son action. Rien ne prédestinait Kendra Spears à prendre cette direction. Et pourtant, le doute planait quand les fiançailles du prince Rahim furent annoncées le 26 avril 2013. Née à Seattle, la jeune femme de 17 ans plus jeune, était un mannequin réputé, posant pour les plus grands photographes, de Mario Testino à Steven Meisel. En couverture du Elle ou de Vogue, elle avait défilé pour Gucci, Christian Lacroix, Valentino, Lanvin, Hermès ou Diane de Fürstenberg, devenant ambassadrice pour Prada, Calvin Klein ou encore Armani.

La famille du Prince Rahim Aga Khan
La famille du prince Rahim © DR

Le mariage se déroula le 31 août 2013 au château de Bellerive, propriété du prince Sadruddin Aga Khan aux abords du lac Léman. Le couple a aujourd'hui deux garçons, les princes Irfan et Sinan, nés respectivement en 2015 et 2017. Femme pratique et moderne, la Princesse s'épanouit dans une nouvelle voie en adéquation avec sa formation universitaire en sociologie.

Le couple aurait récemment acheté une maison sur les îles Lofoten, en Norvège, un nid douillet à l'écart de tous pour prolonger cette lune de miel qui dure bientôt depuis 10 ans !

Noces d’or à Stockholm

Chroniques royales

Le 19 juin 1976, la capitale suédoise vibrait à l’unisson pour célébrer le mariage du roi Carl-Gustaf et de Silvia Sommerlath. C’est pourtant ce 13 juin, une semaine avant la date fatidique, que le couple royal a partagé avec ses compatriotes une journée mémorable, une façon d’éviter la veille de la Saint-Jean ! Il restera au couple royal le 19 pour se retrouver dans un moment intime, en amoureux.

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

Tous les articles

Déjeuner avec Amélie et Juliette Nothomb

Vie mondaine

Au Château Sainte-Anne, Amélie et Juliette Nothomb ont partagé un moment de rare complicité lors d’un déjeuner organisé par L’Éventail et la WTCA. Les deux sœurs sont revenues sur leur enfance nomade, leur lien fusionnel et leur passion commune pour la littérature. Autrice de plus de trente romans et forte de 20 millions d’exemplaires vendus, Amélie a également évoqué son mode de vie singulier, loin du numérique. À l’issue de ce déjeuner placé sous le signe de la complicité, Amélie et Juliette Nothomb se sont prêtées avec générosité à une séance de dédicaces, prolongeant ce moment privilégié au plus près de leurs lecteurs. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

27/03/2026

Tous les articles