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Le new look des visites d’État

GothaVietnamVisite

Patrick Weber

21 May 2025

En accompagnant Philippe et Mathilde dans leur récente visite d’État au Vietnam, je me suis interrogé sur l’importance de l’image que projette le couple royal lorsqu’il représente la Belgique au bout du monde. Et l’écho qui en est rendu.

L’apparition du couple royal constitue à elle seule un message, une image, une carte de visite d’un pays qui veut se présenter sous son meilleur jour. Dès lors, le look et l’allure occupent une place importante. Côté masculin, il y a peu de place pour la fantaisie et la créativité. L’élégance est on ne peut plus classique et la touche individuelle réside tout au plus dans le choix d’une cravate ou d’une pochette. Côté féminin, le champ d’action est beaucoup plus large. Lors du règne précédant, Paola voyageait toujours avec ses femmes de chambre. Mathilde, quant à elle, prévoit une équipe réduite, un staff très sollicité qui doit lui assurer une apparence parfaite tout au long du voyage. En première ligne, on retrouve l’incontournable figaro royal, le coiffeur Frédéric Van Espen (salon Didier & Rosalinde). Et depuis quelque temps, la maquilleuse Anouchka de Bellefroid est devenue un élément essentiel de l’équipe. Précisons que les exigences royales correspondent surtout aux pays visités. Selon la latitude, la chaleur ou le degré d’humidité, il faut anticiper toute mauvaise surprise. Et Mathilde n’est pas le genre de reine à laisser les choses au hasard.

À Hanoï, Philippe et Mathilde découvrent l’Egg Coffee, une spécialité vietnamienne. © Patrick Weber

Nouveau tempo et réseaux sociaux

Par rapport au règne précédent, les visites d’État ont changé de rythme. Le timing est davantage ramassé (plus question de partir une semaine entière) et l’accent est porté sur les volets diplomatique, économique et social. Elles constituent un remarquable outil de networking et un véritable levier pour de nombreuses négociations au plus haut niveau. Les objectifs d’affaires et académiques sont bien remplis ! Moins de place est consacrée à la culture ou à l’exploration touristique du pays. Cela complique d’ailleurs la tâche des journalistes d’image, toujours en quête de jolis endroits pour photographier le Roi et la Reine dans des décors idylliques. Finalement, la moisson d’images glamour s’est réduite, même si l’efficacité en est probablement sortie renforcée.

La part de la presse au sein de la délégation est, elle aussi, nettement réduite. Il s’agit, bien sûr, d’une conséquence liée aux économies pratiquées dans les médias, mais aussi de l’évolution de l’exercice. L’équipe de communication en charge s’est professionnalisée. Désormais, le Palais gère également ses propres réseaux sociaux. La distribution des rôles a été revue au regard de cette nouvelle donne. Par ailleurs, dans un contexte international de plus en plus tendu, les visites d’État sont appelées à évoluer. L’exemple récent du voyage de Willem-Alexander et de Maximà au Kenya et l’accueil tiède reçu par Philippe et Mathilde en Afrique du Sud en témoignent. Derrière les dîners de gala et les sourires de circonstances, l’avenir des équilibres internationaux se dessine en filigrane… Et la Belgique, représentée à son plus haut niveau, a aussi une carte à jouer dans cette nouvelle donne.

Photo de couverture : Le couple royal reçu par le président Luong Cuong et son épouse Nguyên Ti Minh Nguyêt sous le regard de Ho Chi Minh. © Pool By Didier Lebrun, Photo News

L'Art pour L'Accueil investit le Hangar pour sa 21e édition

Agenda

Du 25 au 28 juin 2026, le centre d’art Hangar, place du Châtelain à Ixelles, accueille la 21e exposition-vente caritative organisée par l’ASBL L’Accueil – Centre de Protection de l’Enfant. Quatre jours durant, une sélection d’œuvres d’artistes contemporains sera proposée aux collectionneurs et aux amateurs au profit des enfants pris en charge par l’institution.

Belgique, Ixelles

Du 25/06/2026 au 28/06/2026

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Déjeuner avec Amélie et Juliette Nothomb

Vie mondaine

Au Château Sainte-Anne, Amélie et Juliette Nothomb ont partagé un moment de rare complicité lors d’un déjeuner organisé par L’Éventail et la WTCA. Les deux sœurs sont revenues sur leur enfance nomade, leur lien fusionnel et leur passion commune pour la littérature. Autrice de plus de trente romans et forte de 20 millions d’exemplaires vendus, Amélie a également évoqué son mode de vie singulier, loin du numérique. À l’issue de ce déjeuner placé sous le signe de la complicité, Amélie et Juliette Nothomb se sont prêtées avec générosité à une séance de dédicaces, prolongeant ce moment privilégié au plus près de leurs lecteurs. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

27/03/2026

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