Rédaction

31 October 2017

© Droits réservés

Respectant un rituel mis sur pied par la dynastie des Ayutthaya qui a précédé celle des Chakri, les prêtres plaçaient le corps embaumé du souverain, assis, dans une urne funéraire géante. Il devait être incinéré un an après son décès. De nos jours, les coutumes ayant changé, c'est un cercueil qui est utilisé. Toutefois, l'impressionnante cérémonie se déroule toujours selon la tradition et l'urne symbolique a été escortée avec les honneurs de l'enceinte du palais au nouveau crematorium royal construit pour la circonstance.

 
 © Droits réservés

Le Roi et ses soeurs ont tenu à accueillir les invités qui avaient pris place dans un pavillon spécial. On pouvait reconnaître la reine Mathilde tout comme les reines Silvia de Suède, Sofia d'Espagne et Maxima des Pays-Bas, le duc d'York mais aussi la princesse Margareta de Liechtenstein, les princes Guillaume de Luxembourg, Haakon de Norvège et Frederik de Danemark, le roi et la reine du Bhoutan, les souverains du Lesotho, le roi et la reine de Tonga, le prince et la princesse Akishino du Japon ou encore le sultan de Perak et son épouse. Après un service religieux, l'urne fut hissée sur un tapis roulant dans l'édifice rutilant de dorures, une représentation idéalisée du Mont Meru où les dieux bouddhistes et hindous sont censés habiter. Comme Bouddha, Rama IX sera donc incinéré et c'est son fils qui, symboliquement, a allumé les premières bougies. En fait, tout a été électrifié en 2008 depuis qu'un début d'incendie heureusement maîtrisé était survenu lors de la crémation de la reine mère en 1996.

 
 © Droits réservés

Le jour suivant, l'urne royale surmontée d'une ombrelle à neuf niveaux a fait le chemin inverse, au sommet d'un char spectaculaire, tiré par quatre rangées de gardes vêtus de rouge. De nombreux détachements militaires accompagnaient le Roi actuel, Maha Vajiralongkorn, sa soeur, la princesse Sirindhorn et ses filles les princesses Sirivannvari Naroratana et Bajrakitiyabha, évoluant sous des parasols d'apparat. Le patriarche suprême avait pris place sur un autre char et le cortège s'ébranla au son de la musique, alors que les salves d'artillerie retentissaient au loin aux moments clefs. Les cendres feront des haltes dans plusieurs temples du site avant de trouver leur destination finale. Près de 74 millions d'euros ont été nécessaires pour que ces jours particuliers soient à la mesure de la vénération dont le roi Bhumibol faisait l'objet !

Publicité

Tous les articles

Publicité