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Joachim de Danemark, le syndrome du cadet ?

Maison de GlücksbourgPortrait Gotha

Christophe Vachaudez

20 July 2022

Moins populaire que son frère que l’on dit plus accessible et communicatif, le prince Joachim semble souffrir du syndrome des cadets qui peinent à trouver leur place au sein d’un clan royal. Il n’en a pas toujours été ainsi puisque, d’après lui, son enfance fut très heureuse avec un père très présent et une mère, un peu moins certes car aux prises avec son devoir de chef d’état mais attentive et complice.

Né le 7 juin 1969, Joachim de Danemark fait ses premiers pas dans la vie officielle lors de son baptême à la cathédrale d’Aarhus en présence de ses parrains et marraines : la princesse Benedikte de Danemark, le prince Harald de Norvège, la princesse Cristina de Suède et le comte Jean-Baptiste Laborde de Montpezat, son oncle paternel. Contrairement à ses contemporains, le Prince suivra des cours privés au palais d’Amalienborg avant de finalement intégrer le réseau public comme tous les garçons de son âge. Dans son cursus, un séjour en internat à l’École des Roches, à Verneuil-sur-Avre en Normandie, et un diplôme universitaire en économie agraire à l’Institut Naesgaard situé sur l’île de Falster, en mer Baltique. Le choix de cette orientation fait suite à un stage effectué dans une ferme pilote de Wagga, dans la Riverina australienne, mais aussi dans le but de reprendre le domaine de Schackenborg qui lui était destiné. Parallèlement, le prince a servi, à partir de 1987, dans le régiment de la Reine puis dans un escadron de char du régiment du prince consort. Il a aujourd’hui le grade de chef d’escadron.

Le reine et son fils, le prince Joachim de Danemark

Le reine et son fils, le prince Joachim de Danemark © DR

Le châtelain de Schackenborg

Après avoir séjourné à Hong Kong durant deux ans, entre 1993 et 1995, travaillant pour le groupe Moller Maersk, spécialisé dans le transport par container, le prince est rentré au Danemark pour gérer les terres de sa propriété dont il a repris le contrôle à la même époque. Son étape asiatique ne fut pas anodine puisqu’il y rencontra celle qui allait devenir sa première épouse. Née Alexandra Christina Manley, la jeune fille a des origines britannique, chinoise, tchèque et autrichienne, un mélange plutôt explosif. Le mariage, approuvé par la Reine et par le parlement, a pour cadre la chapelle du splendide château de Fredericksborg. Joachim et son élue échangeront leurs voeux le 18 novembre 1995 sous les centaines de blasons des détenteurs de l’Ordre de l’éléphant qui tapissent les murs de ce chef d’oeuvre de la renaissance nordique. Á cette occasion, le couple recevra par souscription nationale treize millions de couronnes danoises qui serviront à la restauration du château de Schackenborg. L’édifice de style baroque qui date du XVIIe siècle remplace un manoir plus ancien concédé à la famille Schack par le roi Frédéric III de Danemark au début du XVIe siècle. Après onze générations de cette même lignée, le dernier descendant, Hans Schack, sans enfants, décida de léguer l’ensemble au fils cadet de sa souveraine. Joachim et Alexandra s’y installent en 1999 après une rénovation complète.

Le château de Schackenborg © CC/Wikimedia

C’est ici que grandiront leurs deux enfants, le prince Nikolaï, né le 28 août 1999 et le prince Félix qui voit le jour le 22 juillet 2002. Le bonheur ne sera que de courte durée puisque le couple se sépare en 2004. Le divorce est prononcé un an plus tard. Après quelques mois, le prince rencontre la française Marie Cavallier. Elle est presque sa compatriote puisque Joachim qui est aussi comte de Laborde de Montpezat est à moitié français par son père. Il parle donc couramment la langue de Molière, comme d’ailleurs le Danois, l’Anglais et l’Allemand. Le 3 octobre 2007, les fiançailles sont annoncées officiellement et le mariage suit le 24 mai 2008 dans l’église proche du château de Schackenborg.

Le prince Joachim et la princesse Marie de Danemark © DR

Depuis, le couple a eu deux enfants : le prince Henrik, né le 4 mai 2009 et la princesse Athena, le 24 janvier 2012. En 2014, le prince a pris une décision controversée en vendant le château qui lui avait été légué à condition d’y vivre. Par une pirouette juridique, il en a fait une fondation dont il est le président. La famille a donc déménagé du Jutland du Sud vers la banlieue nord de Copenhague, ce qui la rapproche de la capitale où le prince Joachim doit parfois assumer la charge de régent quand sa mère et son frère aîné quittent conjointement le sol danois, comme assez récemment lors d’un voyage officiel en Argentine.

Photo de famille à l'occasion de la confirmation du prince Felix © DR

Dans l’armée danoise

Début novembre 2015, Joachim a rejoint la défense nationale dans le cadre de ses nouvelles fonctions d’expert auprès des forces armées, dans le cadre de la gestion des unités de réserve. C’est à la suite de cette incorporation que le fils cadet de la Reine sera muté vers Paris à partir de l’été 2019, et pour une durée d’un an. En effet, il a été invité par le ministère français de la Défense à participer à un programme intensif réservé aux officiers et qui se déroulera au sein du Centre des Hautes Études Militaires de la capitale française, six jours par semaine. Il s’agira de déterminer comment améliorer la stratégie relative aux relations militaires internationales. Cependant, la cour a stipulé que le couple princier continuerait à honorer ses engagements officiels au Danemark et suivre les oeuvres dont il assure le patronage.

© DR

Si Joachim de Danemark participe parfois à des courses automobiles et avoue une passion pour la Formule 1, il s’intéresse aussi aux Eco-Cars. Il est le président d’honneur de l’association Care au Danemark et se préoccupe d’agriculture, tant au niveau de la qualité des produits que de l’amélioration de l’outillage mécanique. Au domaine de Caix que ses parents possèdent dans le Lot, il a passé bien des vacances mais il s’est également initié à la viticulture. Fidèle à la tradition familiale, Joachim participe aux battues et aux chasses organisées au Danemark, une activité que la jeune génération semble moins apprécier. Parfois, la presse oppose les deux couples princiers qui seraient rivaux, avec d’un côté Frederik et Mary et de l’autre, Joachim et Marie… une stratégie pour fragiliser l’équilibre familial ou une réalité qu’explique cet éloignement temporaire vers la France… rien ne filtre et ne permet de trancher avec certitude mais cette position d’attaché militaire à Paris semble s’avérer plutôt bénéfique.

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