Christophe Vachaudez
17 August 2026
Jusqu’ici, seuls cinq diadèmes ont eu ses faveurs, à commencer par le diadème Halo, signé Cartier, un modeste ornement dans le plus pur style Art déco, qui va retenir son voile le jour de son mariage. À la veille du jour fatidique, les bookmakers n’en finissent pas de spéculer et quand Catherine Middleton apparaît soudain, la nouvelle se propage comme une traînée de poudre. Serti de 739 brillants et de 149 diamants taille baguette, le bijou a été acheté le 18 novembre 1936 par le duc d’York pour son épouse Elizabeth. Trois semaines plus tard, Édouard VIII abdiquait, changeant le cours de l’histoire. Devenue reine, elle ne le porta qu’en quelques occasions. Les princesses Margaret et Anne le coiffèrent de temps à autre avant qu’il ne réapparaisse en majesté le 29 avril 2011. Il faudra attendre 2013 pour que Catherine innove et opte pour un nouveau diadème qui, lui aussi, fit partie de la collection de la reine mère Elizabeth.
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À l’occasion de ses noces, le 23 avril 1923, cette dernière reçoit comme cadeau de son futur époux un collier de perles et diamants acheté chez Garrard. Curieusement, la duchesse d’York attend à peine six mois et demande au joaillier de démonter le bijou et d’utiliser les pierres pour en faire un diadème. Dès 1925, Elizabeth l’arbore en bandeau pour une série de portraits officiels. Il disparaîtra un temps des radars avant de revenir sur le devant de la scène grâce à la princesse Margaret dont il devient le diadème favori. Les motifs en forme de fleur de lotus séduiront Catherine une nouvelle fois, le 6 décembre 2022, lors de la réception offerte au corps diplomatique à Buckingham Palace.
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En 2015, la duchesse de Cambridge réserve une surprise de taille puisqu’elle coiffe pour la première fois le diadème préféré de la princesse Diana, et ce, 18 ans après sa disparition. Une série de nœuds d’amour retenant chacun une perle poire, un dessin qui a connu un grand succès et qui n’est pas sans rappeler d’autres bijoux, et pour cause ! Ainsi, il existe un diadème similaire conservé aujourd’hui au trésor de la Residenz de Munich, ayant appartenu à l’éphémère reine Amélie de Grèce. Un autre fut la propriété d’une princesse de Saxe tandis qu’un troisième a atterri dans les collections du maharadjah de Patiala. Celui qui nous occupe fut exécuté en 1913 par Garrard à la demande de la reine Mary. Il s’agit d’une copie d’un diadème que possédait sa tante, la grande-duchesse de Mecklembourg-Strelitz. Elle le légua à sa petite-fille, la reine Elizabeth II, qui n’en fit pas un usage fréquent. C’est sans doute pour cette raison qu’elle le cède volontiers à la princesse Diana, à laquelle on l’identifie volontiers. On l’associe aujourd’hui à Catherine qui, selon les observateurs, l’a déjà porté à douze reprises !
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Le 21 novembre 2023, lors du banquet donné en l’honneur du président coréen, la princesse de Galles ressort des oubliettes un diadème qui n’a plus été vu depuis les années 1930. La reine mère Elizabeth fut la seule à l’avoir coiffé avant l’épouse de William et pour cause, il s’agissait d’un cadeau de mariage de son père, Claude Bowes-Lyon, 14e comte de Strathmore and Kinghorne. On pense que les fleurs évoquent la rose d’York, symbole héraldique du duché accordé par George V à son fils qui épouse en 1923 la jeune Elizabeth. Le centre de ces mêmes fleurs était interchangeable et pouvait accueillir des saphirs.
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À la fin de l’année dernière, alors que le roi Charles III reçoit le président allemand, Catherine étonne une nouvelle fois en exhumant un diadème de rubis et diamants dessiné par le prince consort Albert pour son épouse la reine Victoria et exécuté par le joaillier Garrard en 1853. Composé d’une suite d’arcatures de style moghol, il fut inclus dans le fonds inaliénable des bijoux de la Couronne destiné à être transmis de reine en reine. À l’origine, il était serti d’opales mais la reine Alexandra, croyant que la pierre portait malheur, les fit remplacer par des rubis. C’est sous cette forme que la duchesse d’Édimbourg, née grande-duchesse Maria de Russie, l’arbore à l’occasion d’un portrait. Il faudra attendre la reine mère Elizabeth pour revoir scintiller les rubis en 1937. Elle adore le bijou et on ne compte plus les réceptions durant lesquelles il resplendit sous les flashes des photographes. Elizabeth II l’emportera à Malte pour un voyage officiel en 2005. Vingt ans plus tard, il est mis à l’honneur par la princesse de Galles. Nul doute que Catherine se laissera tenter par d’autres diadèmes dans les années futures, pour faire revivre ces merveilles joaillières qui, bien souvent, dorment depuis bien trop longtemps dans les coffres de Buckingham.
Photo de couverture : © Chris Jackson/PA Wire