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Splendeurs de la cour des Romanov

News Gotha

Christophe Vachaudez

23 September 2019

© DR

[caption id="attachment_22600" align="alignnone" width=""]Un rarissime diadème signé Fabergé ![/caption]Le 19 juin 2019, l'Hermitage Amsterdam a fêté ses dix ans d'existence. Trois mois plus tard, il propose une exposition jubilaire d'anthologie avec comme fil conducteur le bijou dans la Russie impériale. Près de 300 joyaux et objets d'exception seront présentés en regard de portraits et de costumes de cour, une façon de recréer le faste de la cour des Romanov.

Il semble qu'Anna Ivanovna, une nièce de Pierre le Grand, lassée par une longue période d'austérité, fut la première à se parer de façon ostentatoire, initiant une coutume qui allait connaître un succès retentissant durant près de deux siècles. Elle fut relayée par l'impératrice Elisabeth, petite-fille du grand tsar, qui est à l'origine de la collection de tabatières précieuses de l'Hermitage. Elle en commandait à foison, les offrant comme cadeaux diplomatiques ou les gardant pour elle-même quand elles étaient trop jolies.

L'impératrice Alexandra Fedorovna © DR 

L'usage des pierres de couleurs atteint alors son paroxysme comme l'illustre à merveille le bouquet qu'elle achète au joaillier Jérémie Pauzié, constellé d'émeraudes, de grenats, de saphirs jaunes et bleus mais aussi de 950 diamants. Un édit est même entériné interdisant les strass, sequins et autres succédanés. Seules les vraies pierres seront tolérées à la cour.

 
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Catherine la Grande emboîte le pas à sa défunte parente et tout resplendit de mille feux. Bientôt, un regain d'intérêt pour l'antiquité entraine le retour en grâce des camées comme des intailles. Les joyaux sélectionnés illustrent l'art joaillier et la mode de chaque époque, sans négliger la gent masculine qui se distingue par des habits aux épaulettes et aux boutons étincelants. Bijoux acrostiches, parures naturalistes, ornements de jour et somptueux cadeaux de mariages s'égrainent au fil du XIXe siècle avec l'apparition des grands noms de la joaillerie comme Lalique, Cartier et bien sûr Fabergé dont on découvrira, chose rare, un diadème. Pièces miraculeusement épargnées lors des troubles révolutionnaires et prêts de musées internationaux enrichissent un parcours d'une richesse inégalée ! Á découvrir jusqu'au 20 mars à l'Hermitage Amsterdam !

Trente-trois ans après sa mort, le roi Baudouin à livre ouvert

Chroniques royales

Le roi Baudouin s’éteignait le 31 juillet 1993, à Motril. Trente-trois ans après cette disparition, la biographie que Vincent Dujardin lui a consacrée, parue le 15 mai 2026 aux éditions Mame, s’est imposée comme l’ouvrage de référence sur son règne. Fruit de près de vingt années d’enquête, elle repose sur un accès sans précédent aux archives personnelles que la reine Fabiola a ouvertes avant sa mort, et rouvre le dossier Lumumba.

Visite impériale

Chroniques royales

L’empereur Naruhito et l’impératrice Masako ont effectué une visite d’État aux Pays-Bas à l’invitation du roi Willem-Alexander. Les liens entre les deux cours sont très étroits et les souverains bataves avaient fait le déplacement à Tokyo pour l’investiture du fils aîné de l’empereur Akihito quand celui-ci était monté sur le trône du chrysanthème le 1er mai 2019.

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