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Sur les traces de la reine Elisabeth

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Christophe Vachaudez

20 March 2023

Après des visites de préparation au British Museum, au Louvre-Lens et au musée du Cinquantenaire, la reine Mathilde et la princesse Elisabeth se sont envolées vers l’Égypte sur les traces de la reine Elisabeth. Cette visite de trois jours mettra à l’honneur l’archéologie belge qui s’illustre au pays des pharaons depuis près d’un siècle, quand le fameux professeur Capart a initié les premières expéditions. Á cette époque, il ne tarde pas à intéresser la reine Élisabeth qui l’accompagne à de nombreuses reprises sur le terrain. De retour en Belgique, l’infatigable souveraine sera à l’origine de la Fondation égyptologique portant son nom. Comme l’a révélé la princesse Élisabeth lors d’une rare interview, cette aïeule l’inspire tout particulièrement par sa curiosité et sa soif de connaissance. Il était donc naturel qu’elle prenne part à cette visite instructive aux allures de pèlerinage.

Á leur arrivée au Caire, mère et fille se sont rendues à Héliopolis, au palais hindou du baron Empain. Le bâtiment qui fut construit par l’architecte français Alexandre Marcel a été restauré sous l’égide de la Fondation Aga Khan et appartient aujourd’hui à l’état égyptien. Elles y ont inauguré une exposition rendant hommage à la passion de la Reine Élisabeth pour l’égyptologie. Comme le prince Léopold qui accompagna sa mère à l’époque, la duchesse de Brabant a 21 ans, une coïncidence de plus en cette année où l’on célèbre les 200 ans du déchiffrage des hiéroglyphes de la pierre de Rosette par Champollion. Alors que la reine restait fidèle au couturier Édouard Vermeulen, la princesse avait opté pour un ensemble rose fuchsia Emporio Armani qui faisait d’elle la vedette du jour.

© Didier Lebrun/Photonews

Comme la reine Élisabeth, Mathilde et sa fille sont descendues au Winter Palace de Louxor, un établissement 5 étoiles édifié en 1905 dans le style colonial britannique. Les photographes ont pris un cliché de la Princesse, à l’endroit même où la reine Élisabeth, dominant le Nil, avait pris la pose, sa chevelure dissimulée par un chapeau cloche, tellement de mode dans les années 20.

© Didier Lebrun/Photonews

Le lendemain, les touristes royales ont mis le cap vers El-Kab où l’antique ville de Nekheb leur a dévoilé ses secrets. Plusieurs temples et tombes avaient autrefois reçu la visite de l’épouse du roi Albert. Mathilde et Élisabeth ont été photographiées sur les lieux inchangés foulés voici 100 par l’illustre et intrépide aïeule. Au programme, le tombeau d’Amenhotep III et l’exploration du rocher aux vautours, riche en pétroglyphes, graffiti et stèles gravées. L’après-midi, la découverte du tombeau de Toutankhamon qui n’est plus que rarement accessible émerveilla l’épouse et la fille du roi Philippe, conscientes de pénétrer en privilégiées ce véritable sanctuaire unique dans l’histoire de l’humanité.

© Didier Lebrun/Photonews

La nécropole de Cheikh Abd el-Gournah eut ensuite les honneurs de la visite royale. Le dernier jour, la reine Mathilde et la princesse Élisabeth ont parcouru le site archéologique de Deir el-Bersha où elles ont rencontré l’équipe belge de l’université de Louvain qui chapeaute les fouilles. La duchesse de Brabant n’a pas hésité à descendre dans l’une des cryptes en cours d’excavation, celle du nomarque Nehri II datant de 1900 avant notre ère (fonctionnaire administrant un nome pour le pharaon, c’est-à-dire une division administrative). Il s’agit de l’un des cinq sites égyptiens où les Belges sont présents.

© Didier Lebrun/Photonews

© Pool Belga/Photonews

Nul doute qu’au terme de cette visite, le tandem royal ne verra plus le pays des pharaons d’un même œil !

Photo de couverture : © Didier Lebrun/Photonews

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