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Visite d’état en famille

News Gotha

Christophe Vachaudez

17 October 2019

[caption id="attachment_22711" align="alignnone" width=""]Le roi et la reine des Belges ont été reçu officiellement par le gouvernement luxembourgeois[/caption]Cette fois, point de long vol et de pays lointain pour la visite officielle de nos souverains mais bien une nation voisine et amie que le couple royal a rallié par le rail. Pas de stop à Arlon mais un tracé bucolique qui a fait prendre conscience aux ministres des mauvaises liaisons existant entre les deux capitales.

Á l'arrivée au grand-duché, en gare de Luxembourg, le chef de l'état était présent pour accueillir ses cousins sous le signe de l'amitié et de la bonne humeur, malgré la pluie qui a sévi pendant les trois jours du minitrip. Un tour de ville et un passage à la tombe du soldat inconnu pour en raviver la flamme précéda une revue des troupes devant le palais où la grande-duchesse Maria-Teresa qui venait de subir une opération au genou attendait Philippe et Mathilde.

Le roi Philippe de Belgique et le grand-duc Henri de Luxembourg côte à côte
© Pool / Dirk Waem/Photo News

Des rencontres avec le premier ministre et des membres du gouvernement occupèrent l'après-midi avec un petit embarras technique quand la voiture prêtée par le grand-duc Henri au Roi et à la Reine refusa de démarrer durant quelques minutes laissant le premier ministre bien ennuyé ! Le soir, la grande-duchesse, malgré sa convalescence avait tenu à être présente, rejoignant son époux et les grands-ducs héritiers Guillaume et Stéphanie, pour un dîner de gala en petit comité.

Le jour suivant, les souverains belges purent découvrir l'exposition de photos liées au Forum Stand Up, Speak and Rise initié voici peu par Maria-Teresa de Luxembourg, pour sensibiliser autrui au sort des femmes violentées en période de conflit. Les domaines audiovisuel et médical furent aussi au programme pour le Roi et le Grand-Duc d'un côté, et la Reine et la princesse Stéphanie, de l'autre. En soirée, les souverains belges offrirent un concert suivi d'un dîner de gala en l'honneur de leurs homologues luxembourgeois. Cette fois, la Grande-Duchesse s'était excusée afin de respecter le repos prescrit par les médecins.

La princesse Stéphanie de Luxembourg et la reine Mathilde de Belgique dans une bibliothèque
© Christophe Licoppe/Photo News

Le troisième et dernier jour, le cortège prit la direction de la Moselle pour la visite du biodiversum et d'une exposition en plein air à Schengen, village où furent signés les fameux accords. Une dégustation de vins luxembourgeois clôtura ce périple convivial qui, à Luxembourg ville, s'acheva vraiment devant le palais et l'hommage rendu par la garde grand-ducale au couple royal sur le départ.

Le prince Guillaume de Luxembourg et son épouse, la princesse Stéphanie de Luxembourg, encadrent le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique ainsi quel le Grand-Duc Henri
© Christophe Licoppe/Photo News

Bien curieusement, la reine Mathilde a étonné par son choix de tenues improbables, ce que les experts de la mode n'ont pas manqué de remarquer. Très élégante en rose alors qu'elle quitte Bruxelles, l'épouse du roi Philippe a surpris tout le monde en débarquant dans un triste manteau vert bouteille qui cachait une robe à l'imprimé fleuri d'un autre âge. Le jour suivant, un tambourin orangé ne put faire oublier une robe sac d'un brun indéfinissable. Au concert, une toilette longue et raide au décor de spaghettis pailletés prolongeait le supplice des commentateurs qui, cerise sur le gâteau, eurent droit à un plaid en forme de cape le dernier jour. Ce ne fut à n'en point douter le seul bémol d'un voyage d'état réussi.

Séminiaire de la Fondation d’Arenberg

Vie mondaine

Au Théâtre des Galeries, un séminaire organisé par la Fondation d’Arenberg a réuni des experts internationaux lors de la conférence intitulée « Défendre l’Europe : état des lieux, défis et futurs possibles ». Introduite par duc Léopold d’Arenberg, elle a permis des échanges entre stratèges, diplomates et chercheurs sur les défis et perspectives de la défense européenne. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

09/03/2026

Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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