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La plus vénitienne des princesses d'Italie

GothaItaliePortraitPortrait GothaSavoie-Aoste

Christophe Vachaudez

15 April 2026

Aussi à l’aise sur sa barque à moteur qui sillonne la lagune que dans les réceptions les plus huppées de Venise, Son Altesse royale la princesse Bianca de Savoie-Aoste est plus connue ici comme comtesse Giberto Arrivabene Valenti Gonzaga, une figure incontournable de la Sérénissime.

Née dans la pourpre d’une monarchie pourtant abolie, Bianca passe une enfance heureuse dans le domaine paternel, sis non loin du village d’Il Borro, au cœur de la Toscane. Fille du duc Amédée de Savoie-Aoste, issue d’une branche cadette de la famille royale italienne, et de la princesse Claude d’Orléans, fille des comtes de Paris, elle se sou- vient, le sourire aux lèvres, de cette liberté qui était la sienne. Le côté un peu plus formel se rappelait à elle, à son frère Aymone et sa sœur Mafalda, quand la fratrie était invitée à Florence, chez la princesse Irène de Grèce, leur royale aïeule. Dans la splendide villa Sparta située à Fiesole, sur les collines dominant Florence, pas de protocole à proprement parler mais une bienséance qu’il était préférable de respecter. Car si elle organisait des goûters et des Noëls féeriques, il n’était pas question de mal se comporter devant cette fille du roi Constantin Ier et de la reine Sophie, sœur du Kaiser.

Princess Bianca of Savoy-Aosta and Count Giberto Arrivabene Valenti Gonzaga © 2008 ELISABETTA A. VILLA

Bianca a dix ans quand ses parents se séparent, mais il est décidé qu’elle restera en Italie et ne suivra pas sa mère aux États-Unis. Elle la rejoindra parfois, passant des vacances outre-Atlantique, mais il faut bien l’avouer, ce sont improvisées les croisières sur le 14 mètres piloté par son père qu’elle préfère, découvrant une par une les nombreuses îles qui entourent la Sicile. Elle poursuivra sa scolarité à Milan et s’adonnera quelque temps au mannequinat. Adepte du soleil, la Princesse apprécie aussi la neige et la pratique du ski à Cortina fait partie des habitudes de la famille.

Hasard du destin, Bianca rencontre en 1985 un séduisant aristocrate lors d’un grand bal de carnaval organisé au palais Pisani par le couturier Enrico Coveri. Il se prénomme Giberto et est le fils unique de Leonardo Arrivabene Valenti-Gonzaga et de Vera Della Grazie Brandolini d’Adda, il descend de plusieurs anciennes lignées liées à l’histoire de la péninsule italienne. Il a aussi pour ancêtre le roi François Ier des Deux-Siciles, ce qui en fait un lointain cousin de sa future moitié. Les jeunes gens se plaisent et s’épousent au Borro le 12 septembre 1988, en présence de la reine Marie-José d’Italie. Bianca a choisi une robe signée Enrico Coveri qui accentue encore sa haute taille héritée des Savoie-Aoste. Dans ses cheveux, un diadème de perles et diamants prêté par sa belle-mère brille de mille feux par-dessus ses magnifiques yeux bleus, si courants chez les Orléans.

Dîner de gala de François Pinault à la Fondation Cini à Venise le 17 avril 2024 © IPA MILESTONEMEDIA/PA IMAGES

Une passion pour la verrerie de Murano

Le couple va vivre quelque temps à MilanGiberto exerce le métier de publicitaire, mais les sirènes de Venise sont plus fortes et il s’installe bientôt dans un petit appartement mansardé. Bianca ne semble pas convaincue, mais quand elle intègre le palais Papadopoli, en bordure du Grand Canal, qui appartient à la famille de Giberto depuis deux siècles, elle s’est déjà habituée. L’hôtel Aman, adresse luxueuse aux 7 étoiles, y a pris ses quartiers en 2013, mais Bianca et Giberto profitent toujours du dernier étage, jouissant d’une vue unique sur la Sérénissime. Ils ont négocié le contrat de location et peuvent parfois profiter du jardin ou poser pour un photographe sous les plafonds peints par Tiepolo.

© GIBERTO ARRIVABENE

Depuis leur union, cinq enfants sont venus agrandir le foyer. Viola est née en 1991, suivie de Vera en 1993, Mafalda en 1997, Maddalena en 2000, et Leonardo en 2001. Alors que Bianca est devenue assez rapidement Deputy Chairman pour la maison Christie’s en Italie, Giberto développe une passion pour le verre et, en 2005, il fonde sa société avec son épouse. Il imagine des prototypes et collabore avec des artistes basés à Murano, dont Giorgio Giuman, un verrier renommé qui maîtrise la micro-fusion.

Bianca s’est parfaitement adaptée au style de vie vénitien et les îles de la lagune n’ont aucun secret pour elle qui les rallie grâce à un Topa, une embarcation typique que son époux lui a offerte. Autrefois propulsé à la rame ou à la voile, il dispose de nos jours d’un moteur dont la Princesse actionne le timon en experte. Très tôt, elle a convoyé ses enfants de l’île Sant’Erasmo, le “potager de Venise”, à San Francesco del Deserto, en passant par Burano ou Murano, où prennent forme les créations de Giberto. Quand elle ne travaille pas sur la terrasse occupant le toit du palais ou ne pratique pas sa gym quotidienne, entre Pilates et gyrotonic, Bianca écume les expositions et s’intéresse à la mode, un virus qu’elle a transmis à ses deux filles aînées, Viola et Vera, qui ont créé la marque ViBi, spécialisée dans la fabrication artisanale de furlanes, ces chaussons vénitiens traditionnels en velours. La Princesse est l’heureuse nonna d’une petite-fille, Ada, et de deux petits-fils, Dardo et Amadeo. De quoi animer les joyeuses réunions d’une famille unie !

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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Anniversaire Rise for Kids

Vie mondaine

Dans les salons du Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, l’asbl Rise For Kids célébrait ses cinq années de mobilisation contre la pauvreté infantile en Belgique, sous le thème inspirant de “Rêves d’enfants”. Une étape symbolique, d’autant que l’asbl a été couronnée, ce 9 octobre, par le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. De nombreux invités et amis avaient répondu présent pour partager un moment empreint d’espoir. Le Choeur des Petits Chanteurs de Belgique a offert une parenthèse musicale d’une grande délicatesse, avant qu’un tea time raffiné ne prolonge les échanges dans une atmosphère conviviale. Une célébration marquante pour ces cinq années d’engagement, d’actions concrètes et d’ambition : permettre à chaque enfant de continuer à rêver. © Amélie de Wilde

16/11/2025

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