Inscrivez-vous à notre newsletter

  • HLCÉ

Le béton, bientôt exemplaire ?

BétonHLCImmoLobby

François Didisheim

09 July 2024

Dans cette époque où l’écologie est partout, il est un matériau que l’on montre du doigt : le béton. On fait du greenwashing, on veut du bois, des vieilles pierres, du naturel, … mais surtout pas de béton ! Et pourtant, il est indispensable et l’industrie cimentière fait d’énormes efforts pour réduire son empreinte carbone. Nous avons rencontré Hervé Camerlynck, le directeur de Febelcem (Fédération de l’Industrie Cimentière Belge) et directeur de la plateforme infobeton.be. Voici quelques extraits d’une interview à retrouver dans son intégralité du denier numéro de Lobby.

Reconnaissons-le, rien ne ressemble plus à un bloc de béton d’hier qu’un bloc de béton d’aujourd’hui. À première vue, on ne voit pas très bien où se niche le progrès dans tout ça. « Cela ne se voit pas nécessairement, mais le progrès est dans tout » , rétorque Hervé Camerlynck. « Le béton a gardé toutes ses qualités de longévité, de solidité, d’acoustique, de résistance au feu, d’inertie thermique, mais au fil des années, les connaissances le concernant se sont accumulées, les recherches se sont multipliées, et elles continuent. On fabrique et on traite aujourd’hui du béton hyperperformant, capable de fines prouesses esthétiques tout en supportant de lourdes charges, on peut aussi en mettre moins avec autant d’efficacité. Les mécanismes de contrôle, pour s’assurer de la qualité sur une longue durée, sont plus fiables. Grâce aux nouvelles techniques industrielles et à leur digitalisation, l’empreinte environnementale est beaucoup plus faible. Elle est essentiellement due au ciment, liant indispensable pour l’assemblage de graviers, sable et granulats qui constituent le béton. On n’a toujours pas trouvé d’alternative pour l’architecture et la construction, mais l’industrie cimentière continue à investir énormément pour atteindre la neutralité carbone alors qu’elle est responsable actuellement de 4 à 7 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. »

Hervé Camerlynck (Infobeton.be) au micro de BXFM lors du Forum Immo de Lobby dans les jardins du Glaverbel Building © HLCÉ

Pour démontrer comment on fait du nouveau avec l’ancien, notre interlocuteur choisit trois exemples ayant nécessité l’emploi de diverses méthodes. Premier choix, l’ancien bâtiment de la Royale Belge, rebaptisé MIX, situé à Watermael-Boitsfort : « Le bâtiment de la Royale Belge a été retravaillé, modernisé, mais l’objectif était plutôt de le garder ou de le retrouver extérieurement tel qu’il était », dit Hervé Camerlynck. « C’est différent avec ce « projet pilote durable » des autorités flamandes, à Courtrai, qui transforme également la façade de l’immeuble dont la superficie atteint les 2.000 mètres carrés. Une façade désormais composée de pertuis verticaux et d’auvents horizontaux, réalisée en béton préfabriqué et s’appuyant sur ses propres fondations. Elle est à la fois un élément architectural original et un outil technique à multiples usages. Quant à l’intérieur du bâtiment, tout a été dénudé jusqu’à la base porteuse bétonnée désormais visible et peinte en blanc. Jusque-là, le point commun de nos exemples c’est la conservation de la structure de béton sur laquelle s’appuie l’ensemble de la construction, on restaure la façade à l’identique d’un côté et on en crée une nouvelle en béton préfabriqué de l’autre » , souligne Arnaudt Tandt, ingénieur-architecte chez Infobeton.

© Mix Brussels

© Mix Brussels

« Notre troisième chantier choisi démontre que le progrès a encore rendu le béton plus utile même quand on ne garde qu’une partie de l’ossature d’origine. Dans le projet Zin, implanté sur le site du World Trade Center bruxellois, les tours de bureaux initiales ont laissé place à un immeuble multifonctionnel. Si les architectes ont cherché extérieurement à reproduire l’image des tours, il ne reste en réalité que les fondations et les coffres d’ascenseur des anciens bâtiments. Par contre, la structure démolie a été réduite en granulats avec lesquels on a fabriqué du nouveau béton de qualité supérieure pour reconstruire l’ensemble. » Pas mal, non ?

Zin © Jaspers-Eyers Architects

Zin © Jaspers-Eyers Architects

Alors, vous nous suivez ? Le béton est non seulement indispensable mais, avec le progrès, aujourd’hui il peut aussi joindre l’agréable à l’utile. Par exemple, en imitant à merveille le granito ou le marbre. Et pour vous convaincre des efforts fait par l’industrie du béton, rendez-vous dans le nouveau magazine Lobby ici.

Pour terminer, une petite colle : savez-vous en quelle matière est construite la coupole du Panthéon de Rome. Eh bien, il y a plus de 2.000 ans, cette coupole a été construite en… béton. Comme quoi, le matériau faisait déjà des miracles…

Newsletter Lobby du 30 juin 2024, rédigée par Charles-Albert de Romrée et François Didisheim, fondateur de Lobby. Retrouvez Lobby, la revue des cercles du Pouvoir, ici

Photo de couverture : © DR/Shutterstock.com

James Realty

Villa d'architecte dans le quartier du Dieweg

Vente

Villa


Belgique, Uccle

6

Chambre(s)

4

Sdb

840

Superficie

0 €

Publicité

Le béton passe du gris au vert

Immobilier

À une époque où l’écologie est partout, il est un matériau que l’on ne veut plus voir, c’est le béton. On fait du greenwashing. On veut du bois, des vieilles pierres, du naturel, … mais surtout, pas de béton ! L’industrie cimentière (nécessaire pour produire du béton) fait pourtant aujourd’hui d’énormes efforts pour réduire son empreinte carbone. Produire du ciment ne devrait même plus émettre d’émission d’ici 2050… C’est en tout cas l’ambition affichée par Hervé Camerlynck, le directeur de Febelcem, la Fédération de l’Industrie Cimentière Belge et de la plateforme infobeton.be.

Tous les articles

Publicité

James Realty

Maison de caractère à Watermael-Boitsfort

Vente

Maison


Belgique, Watermael-Boitsfort

5

Chambre(s)

2

Sdb

326

Superficie

1.595.000 €

Tous les annonces