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Le pick-up, un SUV comme les autres ?

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Stéphane Lémeret

11 March 2023

Autrefois, c’était le véhicule utilitaire par excellence, robuste et rustique. L’outil de travail préféré des entreprises de construction, des jardiniers paysagistes et… Des cow-boys. Aujourd’hui, le pick-up est un SUV comme les autres. Pour séduire, il peut revêtir les habits du gentleman, de l’aventurier ou du sportif extrême….

Pour une grande partie de la population, le concept de pick-up évoque des images de véhicule très brut de décoffrage. Un vieux Toyota malmené et pourtant immortel sur les pistes d’Afrique. Un gros Chevrolet rouillé à la benne débordant de ballots de paille, conduit par un Ricain écoutant de la country, Stetson vissé sur la tête… Admettons, tout cela est très cliché. Pourtant, c’est bien ce genre d’iconographie, autant qu’une fiscalité très favorable (ce qui n’est plus le cas en Belgique pour les particuliers) qui a vu le succès européen des pick-up déborder bien au-delà des sphères professionnelles aux-quelles il était initialement destiné.

De plus en plus civil

Depuis le début des années 2000, le SUV n’en finit plus de conquérir le marché automobile. Voyant cela, les constructeurs ont compris que le pick-up, certes dans une moindre mesure, avait lui aussi du potentiel pour suivre le même chemin. À condition du moins de le rendre attractif pour des familles qui l’utiliseraient comme véhicule personnel. Voilà comment les pick-up double cabine – version quatre portes et cinq places destinées à transporter une équipe de travailleurs – se sont progressivement vus gratifiés de présentations de plus en plus soignées. L’exemple est évidemment venu des USA où, en 2001, est apparu le premier pick-up classé premium. Basé sur un modèle Chevrolet très roturier, il recevait d’énormes jantes en alliage, des accastillages chromés, des peintures tendance, un intérieur cuir opulent, des placages en (faux) bois, un système multimédia dernier cri… Il s’appelait Escalade EXT et était commercialisé par… Cadillac. Il aura fallu quelques années pour que cette vision luxueuse du pick-up percole jusqu’aux catégories plus abordables. Mais bientôt, toutes les marques spécialistes du genre, majoritairement américaines et asiatiques, proposèrent des versions plus “habillées” de leurs véhicules, ainsi libérés de leur rôle de bête de somme.

Occuper le terrain… Du tout terrain

Parallèlement, le pick-up a profité de l’embourgeoisement du SUV. En effet, avec le succès, ce dernier, qu’on appelait jadis “4×4” a abandonné ses caractéristiques de machine à tout franchir et son image aventurière pour devenir le véhicule familial – faussement – rationnel par excellence. Ce qui laissa sur le carreau les utilisateurs qui, jusque-là, allaient vers le SUV pour cette image “grands espaces”. Quelques constructeurs ont donc décidé d’occuper cette place laissée vide. On pense à certaines versions du best-seller Ford Ranger et, plus particulièrement, à ce qu’a proposé le temps d’une série limitée le spécialiste méconnu Isuzu : le AT35. AT est l’acronyme de Arctic Truck. En clair, l’idée est de commercialiser un pick-up hyper- expressif (énormes pneus tout-terrain de 35 pouces, ailes élargies, arceau de sécurité et on en passe), inspiré par ceux qu’on croise partout en Islande, par exemple. Quelques années plus tard, Toyota a appliqué la même recette à son légendaire HiLux, avec le même succès. Et aujourd’hui, on trouve sur les configurateurs de Ford, Toyota, Isuzu et VW (pour le nouvel Amarok) des versions prêtes à traverser déserts et jungles, et portant des noms évocateurs tels que “Invicible”, “V-Cross”, “Aventura” ou encore “Wildtrack”.

La démesure

Aujourd’hui, la dernière tendance de la  catégorie, ce sont les versions inspirées de la compétition, en l’occurrence le rallye-raid. Tout a commencé quand Ford USA commercialise le Raptor. Basé sur le pick-up F-150 qui, rappelons-le, est depuis des décennies  le véhicule le plus vendu des États-Unis, toutes catégories confondues, le Raptor a sous le capot le même V6 de 3,5 litres que la supercar Ford GT, et repose à quelque 30 centimètres du sol grâce à des suspensions issues de la compétition. 450 chevaux, 0 à 100 km/heure en 6,1 secondes et 165 km/heure en pointe… sur n’importe quel terrain. Un monstre ! La formule a si bien fait mouche qu’elle est adaptée, avec plus de mesure,  au Ranger, le pick-up européen de Ford.

Réponse du berger à la bergère, l’éternel concurrent RAM (anciennement Dodge) a lancé il y a deux ans son TRX. Pour l’anecdote, TRX est la contraction de T-Rex, le  dinosaure qui peut manger… du raptor. De fait, il est plus monstrueux encore : son V8 6,2 litres à compresseur envoie… 712 chevaux ! Plus qu’une Lamborghini Urus ou une Aston Martin DBS 707. Pourquoi parler de ces engins américains ? Parce que notre fiscalité laisse la porte grande ouverte tant à ces pick-up surpuissants qu’à leurs versions plus raisonnables, mais tout aussi luxueuses. Nombreux sont donc ceux qui se sont offert le plaisir de rouler avec un délicieux V8, en ne payant que quelques dizaines d’euros de taxes, au lieu de quelques milliers pour un moteur similaire dans un SUV classique ou une voiture. C’est fini pour les particuliers, mais si vous disposez d’un numéro d’entreprise  (et si vous n’avez pas peur du politiquement incorrect), vous pouvez toujours en profiter. Tout en disposant d’un outil capable de vous aider pour vos travaux en tout genre, notamment de jardinage !

Hlynur Pálmason : « Il y a beaucoup de beauté dans des petites choses. »

Cinéma

Dans « L’amour qu’il nous reste », son dernier film, le cinéaste islandais Hlynur Pálmason propose une ode à la nature, à la famille et à l’amour. Comme dans « Godland » (sorti en 2022), Hlynur Pálmason place la famille au cœur de son récit. La séparation du couple est vécue comme une lente érosion. Si ce film peut paraître longuet, c’est parce qu’Hlynur Pálmason observe cette famille en déliquescence sur le mode délibérément minimaliste, contemplatif. « L’Amour qu’il nous reste », présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025, est une chronique sentimentale, froide, empreinte de tendresse et de douceur. Rencontre avec Hlynur Pálmason.

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“Fais comme l’oiseau …” la mélodie de Michel Fugain résonne dans la salle du crématorium de Bruxelles. Aujourd’hui, on rend hommage à Nathalie. À l’âge de 85 ans, elle s’est doucement éteinte en laissant derrière elle trois enfants et huit petits-enfants. Son cercueil est pour le moins touchant ! Recouvert de mots doux écrits lors des visites au domicile, on y distingue des dessins, des petits cœurs, des étoiles, beaucoup de couleurs ! Tout autour, une multitude de tournesols : c’étaient ses fleurs préférées.

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Andrée Putman aurait eu cent ans. Née en 1925, l’icône du design n’est toutefois devenue culte qu’après avoir atteint la cinquantaine. Avec sa société Ecart, palindrome de Trace, elle se lance tout d’abord dans la réédition de pièces iconiques de créateurs des années 1930, comme Frank, Chareau, Mallet-Stevens, Gray… Ce goût de l’épure, elle le décline ensuite dans l’aménagement d’espaces et son style devient emblématique des années 1980-1990.

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