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Escapade effervescente en Champagne

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Martin Boonen

07 May 2026

Comme une cuvée bien tirée, la Champagne se déguste lentement, par couches successives. Trois jours pour explorer Reims et ses crayères classées à l’UNESCO, dérouler sous ses pas la mythique Avenue de Champagne à Epernay, séjourner à la Briqueterie, table étoilée et Relais & Châteaux cinq étoiles lové dans un parc de quatre hectares, avant un épilogue belge au Grand-Hornu, chez Rizom. Carnet de route.

Depuis la Belgique, cap sur la Champagne : première étape, Reims. Cité des sacres des rois de France depuis Clovis, la ville conjugue patrimoine gothique, mémoire de la Grande Guerre, splendeurs Art déco et grandes Maisons de champagne. Une entrée en matière idéale avant de rejoindre Épernay, l’Avenue de Champagne, les jardins de La Briqueterie et, sur la route du retour, le Grand-Hornu.

© DR/Shutterstock.com

Cité des sacres des rois de France depuis Clovis, Reims a vu défiler trente-trois souverains français sous les voûtes de sa cathédrale Notre-Dame, chef-d’œuvre gothique qui reste l’un des monuments les plus visités du pays. Reconstruite à plus de 80 % après la Grande Guerre, la ville s’est aussi affirmée comme un musée à ciel ouvert de l’Art déco, entre la bibliothèque Carnegie, la chapelle Foujita et la Villa Demoiselle. Mais Reims est tout autant la capitale historique du champagne, où les plus grandes Maisons ont élu domicile depuis le XVIIIe siècle. Ruinart, la plus ancienne, fondée en 1729, Pommery, Veuve Clicquot, Krug ou Taittinger y ont creusé leurs caves dans les crayères gallo-romaines, ces carrières souterraines inscrites à l’UNESCO depuis 2015 au titre des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne. À la différence d’Épernay, où les caves suivent l’axe rectiligne de l’Avenue de Champagne, Reims déploie son patrimoine souterrain de manière éclatée, quartier par quartier, comme pour mieux rappeler le rôle pivot qu’elle occupe encore dans l’économie, l’histoire et l’imaginaire du vignoble.

Les jardins de Taittinger, au cœur du quartier Saint Nicaise, à Reims © L'art de vivre à la rémoise

La première halte se fait dans le quartier Saint-Nicaise. Il faut reconnaître que l’arrondissement n’est pas le plus accueillant de la ville, surtout comparé à celui des Crayères, qui s’étend sur les hauteurs de Reims, autrement plus avenant avec ses demeures cossues et ses jardins ombragés. Il abrite pourtant les caves récemment rénovées de Taittinger, dont la visite vaut franchement le détour. Après dix-huit mois de travaux conduits par l’architecte rémois Giovanni Pace, la Maison a rouvert ses portes en juillet 2024 avec un parti pris clair : recevoir moins, mais mieux. Le pavillon Art déco dessiné par Tassigny dans les années 1930 a été prolongé d’un péristyle contemporain, clin d’œil à l’ancienne abbaye Saint-Nicaise détruite à la Révolution. Au sous-sol, on plonge dans les crayères gallo-romaines creusées au IVe siècle, reprises ensuite par les moines bénédictins du XIIIe siècle et aujourd’hui inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans cet écrin minéral vieillit la cuvée des Comtes de Champagne, créée en 1952 en hommage au comte Thibaud IV.

Déguster la couleur chez Polychrome

© Taittinger

© Taittinger

© Taittinger

Ouvert en juin 2025 dans le nouveau péristyle que l’on vient d’évoquer, le restaurant Polychrome porte fidèlement son nom : le chef en résidence Charles Coulombeau, lauréat du Prix International de Cuisine d’Auteur Taittinger en 2020, joue pleinement des couleurs et compose des assiettes d’une vivacité visuelle peu commune. L’accord mets-champagnes proposé par la Maison mérite d’être choisi, en particulier autour de la cuvée Comtes de Champagne, exceptionnelle, qui lie entre elles complexité et gourmandise. D’ailleurs, dîner intégralement accompagné au champagne demeure une expérience peu courante. Les plats du chef ont été pensés pour cette occasion. Dégustés seuls, ils pourraient sembler manquer un peu d’énergie ; escortés des bulles maison, leur équilibre se révèle d’une grande finesse. Le décor tient lui aussi son rôle : de larges baies vitrées s’ouvrent sur un jardin privatif, véritable respiration dans le quartier très industrieux qui se développe par-delà les murs blancs de la Maison Taittinger.

À La Briqueterie, le style cinq étoiles de Marie Courdouan

Cap ensuite sur Épernay et sur l’Hostellerie Briqueterie & Spa, Relais & Châteaux cinq étoiles qui fera office de port d’attache de cette respiration champenoise. Située à Vinay, à quatre kilomètres de la capitale mondiale du champagne, l’hôtel occupe une authentique briqueterie reconvertie en hôtel en 1973 par Monsieur Chevrier, architecte des Chaumières de France. Rachetée en septembre 2023 par Beauvallon Collection, groupe hôtelier familial lyonnais fondé en 2019 par Amaury Rostagnat, elle a rouvert au printemps 2024 après cinq mois de travaux intensifs.

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L’ensemble de 2 500 m², les 40 chambres et suites comme les parties communes, a été repensé par l’architecte DPLG lyonnaise Marie Courdouan. Un chantier mené tambour battant, en trois mois de conception et cinq mois de travaux, pour un résultat d’une rare cohérence. « L’idée était de renouveler et réinterpréter sans heurter l’existant. J’ai donné de la clarté aux espaces, en allégeant les décors, en retirant des tissus, en limitant les voilages au seul rez-de-chaussée pour ouvrir les étages sur le parc », confie l’architecte. Exit le rouge omniprésent, les tentures lourdes et les lustres rococo d’hier ; place à une palette plus contemporaine où le blanc pur dialogue avec le kaki, le gris taupe cendré et la cerise. Parquets, moquettes épaisses, tissus bouclette pour les têtes de lit et les coussins, plaids en matières douces : tout concourt à un confort feutré qui donne l’impression d’un chez-soi en plus abouti. Dans les salles de bains, le terrazzo au sol et sur les murs, les rangements en bois clair, les robinetteries à l’anglaise et les vasques sur pieds chromés ajoutent une touche de modernité élégante.

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Au rez-de-chaussée, le bar tient lieu de centre névralgique. Sous un plafond bas traversé de poutres, près d’une grande cheminée et d’un comptoir XXL adossé à des rayonnages rétroéclairés, vins, champagnes et cocktails se déploient avec une attention particulière portée aux vignerons indépendants de la région. Les papiers peints paysagers, les velours profonds et les éclairages tamisés installent une ambiance feutrée qui invite à prolonger la soirée. Les assises sont signées Vincent Sheppard, les tables de bois blond, les rideaux en lin clair, les murs recouverts de papiers peints paysagers et le comptoir recouvert de zelliges composent un écrin où rien ne dépasse et tout apaise.

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Le premier soir, encore un peu usé par la route malgré la gourmande halte chez Taittinger et la visite du centre de Reims, on se laisse volontiers aller vers le bistrot de l’hôtel pour dîner. Celui-ci porte un peu abusivement son nom, puisque la cuisine qu’il propose tient plutôt de la bistronomie. Les assiettes y sont plus travaillées qu’on ne l’attendrait d’une simple brasserie. Les assaisonnements sont précis, les saveurs affirmées, et pour cause : le bistrot profite de la même équipe en cuisine et des mêmes producteurs qu’Alcôve, la table étoilée de La Briqueterie.

L’Avenue de Champagne et l’église Saint-Martin

Le lendemain, si vous en avez l’occasion après avoir profité du joli buffet de petit-déjeuner, commencez la journée par une promenade dans le jardin de l’hôtel. Tout autour de l’ancienne briqueterie s’étend un parc de quatre hectares où l’on trouve roseraie, parterres, plantes vivaces, murs tapissés de vigne vierge, pièces d’eau, fontaine et domaine boisé. Cet environnement, aussi tranquille qu’esthétique, fait de La Briqueterie l’une des plus belles adresses où séjourner en Champagne, et sans doute l’une des rares à offrir une immersion aussi complète en pleine nature. De quoi lui donner toute sa dimension de destination à part entière, bien au-delà du simple passage.

L'Avenue de Champagne, l'une des plus prestigieuses artères de France

L'imposant château Perrier © DR/Shutterstock.com

Direction ensuite Épernay et son Avenue de Champagne, que l’on parcourt d’un bout à l’autre. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2015, l’artère figure parmi les plus prestigieuses de France, voire d’Europe, si ce n’est du monde. Sous ses pavés s’étendent plus de cent dix kilomètres de galeries creusées dans la craie, où reposent quelque deux cents millions de bouteilles. Le Château Perrier y déploie sa richesse, les grandes maisons, Moët & Chandon, Pol Roger ou Mercier, y alignent leurs façades. On regrette que la Maison Belle Époque de la belle maison champenoise Perrier-Jouët ne soit pas ouverte au public : c’est un délicat écrin qui abrite l’un des plus riches décors et l’une des plus belles collections Art nouveau de France. Rien que ça.

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On se console en faisant un petit détour par chez Castellane, dont les installations et bâtiments historiques rappellent qu’à une époque, les édifices industriels étaient eux aussi pensés pour être non seulement fonctionnels, mais également beaux. Fondée en 1895 par le vicomte Florens de Castellane, la Maison a été intégrée dès 1907 à l’Union Champenoise installée le long de la voie ferrée Paris-Strasbourg. La tour de Castellane, construite en béton armé par l’architecte Alexandre-Édouard Fournier entre 1903 et 1904, culmine à 66 mètres et constitue une curiosité hors du temps. Surnommée le phare d’Épernay, elle offre, après 237 marches, un panorama à 360° sur la ville et les coteaux champenois.

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Sur le chemin du retour à l’hôtel, un court détour mène à l’église Saint-Martin de Chavot-Courcourt, juchée sur un coteau champenois. Construite en 1108 sur la motte de l’ancien château comtal de Montfélix, incendiée par les huguenots en 1567 puis partiellement reconstruite à la Renaissance, classée Monument historique depuis 1942, elle relève du vrai patrimoine et offre une vision panoramique assez unique sur le vignoble. En fin d’après-midi, lorsque le soleil décline, que les ombres s’étirent et que la lumière vire à l’or, le moment prend un caractère franchement romantique. Un bel endroit pour prendre la mesure de la nature champenoise et de ce que représente ce vignoble.

Parenthèse bien-être au spa Maison Caulières

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De retour à La Briqueterie, avant de passer à table, il est difficile de réprimer l’envie de profiter du spa. Entièrement repensé lors de la rénovation, il a été placé sous la signature de la Maison Caulières, enseigne familiale d’Indre-et-Loire qui détient un savoir-faire ancestral d’artisan huilier, complétée d’une carte de soins visage Codage Paris. Dans un écrin où dominent le bois et les tonalités claires, se succèdent une piscine couverte et chauffée baignée de lumière par une immense verrière donnant sur le jardin, un jacuzzi dont les milliers de bulles offrent une détente musculaire profonde, un hammam, deux cabines de soins dont une en duo et un espace fitness équipé de machines en bois WaterRower, tourné vers une cour intérieure végétalisée.

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Une réserve s’impose toutefois : en haute saison, lorsque l’établissement affiche complet, la piscine paraît un rien sous-dimensionnée et le nombre de transats un peu juste pour absorber confortablement les résidents aux heures les plus demandées. Un détail qui n’entame pas la qualité du lieu. Au contraire, la parenthèse ouvre une dimension de déconnexion, de repos et de bien-être plus dense, plus profonde encore que le simple confort de l’hôtel, pourtant déjà excellent. C’est souvent là que s’opère la véritable bascule du séjour : on sort de la piscine apaisé, les épaules basses, prêt à aborder le dîner avec cette disponibilité d’esprit que seuls les vrais lieux de villégiature permettent d’atteindre.

La gastronomie d’Alcôve

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La soirée se poursuit au restaurant gastronomique Alcôve. La salle, contrairement au bar, s’élève sous de hauts plafonds et fait face à un large bow-window ouvert sur le parc paysager et ses pièces d’eau. La peinture à la chaux, les appliques en laiton, les velours profonds, les gravures anciennes et la cheminée d’origine composent un décor à la fois élégant et chaleureux, que la moquette inspirée du tweed, traversée de fils couleur champagne, achève d’habiller.

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Depuis 2024, les cuisines sont dirigées par Nawal Rezagui, première femme à prendre la tête des fourneaux de cette Maison fondée en 1973. Originaire du Maroc, diplômée en informatique industrielle avant de revenir à sa vocation première, passée par Marseille, l’Allemagne et le restaurant étoilé Krone, le Domaine de Fontenille puis les Hautes Mers à l’Île d’Yeu, la cheffe a décroché en mars 2026 la première étoile de l’établissement au Guide Michelin. Une distinction qui place Alcôve parmi les toutes meilleures tables de la région et confirme ce que l’on pressent dès le premier service : la cuisine y est fine, les associations justes, créative sans esbroufe. Nawal Rezagui se montre particulièrement à l’aise sur les poissons, dont les cuissons sont impeccables et les assaisonnements très précis. Les ingrédients proviennent de producteurs locaux engagés, la Ferme du Grand Orme, Louise Viard, l’Atelier Contal ou les Chèvres d’Argonne, tandis que le parc de quatre hectares accueille ruches et aromates. Une création estivale résume sa démarche : pastèque et son eau fermentée, panna cotta au comté douze mois et gel de vinaigre, évocation de ses racines marocaines. « Ma cuisine raconte mon histoire, mes souvenirs et mes voyages, tout en liant le territoire champenois qui m’inspire au quotidien », confie-t-elle à l’occasion de sa distinction. La cave, quant à elle, recense plus de 850 références, avec une attention particulière portée aux champagnes de vignerons indépendants.

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Au bar, il ne faut pas hésiter à commander un verre de coteaux champenois, ces vins rouges tranquilles élaborés en Champagne. Ils rappellent qu’avant les bulles, le champagne reste avant tout du vin, et que la région possède un terroir fantastique capable de produire autre chose que des effervescents. Ces rouges, malheureusement peu visibles aux cartes des restaurants, des hôtels ou chez les cavistes, sont ici proposés au verre dans plusieurs références. L’occasion rare de découvrir un style méconnu.

Épilogue gastronomique contemporain au Grand-Hornu

Le lendemain matin, retour en Belgique, mais le voyage n’est pas tout à fait terminé pour autant. Sur la route, on fait une halte au Grand-Hornu, près de Mons. Ancien complexe minier érigé entre 1810 et 1830 par Henri De Gorge, sauvé de la démolition en 1971 par l’architecte Henri Guchez, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012, ce site industriel reconverti en centre culturel de haut niveau abrite deux institutions : le MAC’s, Musée des Arts Contemporains de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et le CID, Centre d’Innovation et de Design. Après un petit bain de culture, c’est à la table d’Olivier De Vriendt, chez Rizom, que l’on s’attarde. Installé dans les murs préservés du Grand-Hornu depuis 2019, le chef bruxellois, passé par L’Air du Temps de Sang-Hoon Degeimbre, a racheté l’établissement le 1er janvier 2021.

© Rizom

Sa cuisine est étonnamment sous-estimée alors qu’elle compte parmi les plus intéressantes du moment : finesse des associations toujours, impact en bouche souvent, avec la fraîcheur et la gourmandise pour signature. Contemporaine, elle porte une vraie attention à la localité, à l’environnement, à la durabilité et à la santé. Le légume occupe le centre de l’assiette, la protéine animale jouant le rôle de complément, et près de 90 % des ingrédients sont sourcés dans un rayon de quarante kilomètres autour du restaurant. « Je veux démontrer qu’on peut faire une gastronomie forte, créative et émouvante avec des produits simples et locaux », résume le chef.

Le menu Racines en quatre services, proposé à 69 euros, donne une lecture juste de cette approche. En entrée, l’asperge s’associe à l’ail des ours et au sarrasin d’un côté, aux salsifis, à la poutargue et au miel de l’autre, jeu de textures et d’amertumes maîtrisé qui joue la carte de la verdeur printanière sans jamais basculer dans la facilité. Suit un porc travaillé avec la carotte et le kimchi, belle illustration de cette cuisine ouverte aux fermentations et aux influences asiatiques, patte du « maître » San Degeimbre. Le dessert, kiwi, estragon et crumble, signe enfin une clôture vive et aromatique, fidèle à la signature de la maison : surprendre sans brusquer.

© Rizom

© Rizom

Les menus peuvent en effet être accompagnés d’un accord mets-vins classique, d’un accord mets-boissons non alcoolisées, ou d’un panachage des deux. Cette dernière formule est sans doute la plus intéressante. Elle conserve la présence du vin, exhausteur de goût, tout en laissant place à des boissons pensées dans le prolongement de la cuisine : complexes, fines, délicates, fraîches. L’exercice diffère de l’accord classique : il ne s’agit plus de chercher le meilleur vin possible pour un plat, mais d’inventer depuis zéro une boisson faite sur mesure. L’expérience de la cuisine se prolonge ainsi dans le verre, avec une précision que le vin ne permet pas toujours d’atteindre.

© Rizom

Mention spéciale à la bière servie avec le dessert. De fermentation spontanée, brassée pour le chef par la brasserie Zythologist à Gouy-lez-Piéton, la Kumo Noka marie l’abricot aux feuilles de shiso. Tendue, vive, portée par la gourmandise fruitée de l’abricot, elle tient du bonbon liquide et accompagne le dessert de manière remarquable. Raison de plus pour pousser la porte de Rizom : que l’on file vers la Champagne ou que l’on en revienne, le détour se justifie pleinement.

En guise de retour

Trois jours suffisent à profiter de ce que la Champagne a à offrir au-delà de ses bulles. Un patrimoine riche, parfois discret, caché même, voire fermé, souvent spectaculaire, qui s’étire des crayères gallo-romaines de Reims aux façades de l’Avenue de Champagne, des coteaux de Chavot-Courcourt aux jardins de La Briqueterie. Une gastronomie en pleine effervescence, portée par une génération de chefs, comme Nawal Rezagui à Vinay ou Charles Coulombeau à Reims, qui donnent au terroir champenois une lecture renouvelée, précise, sensible. Et une hôtellerie capable, comme à La Briqueterie, de concilier confort d’une maison de campagne et rigueur d’un Relais & Châteaux cinq étoiles. L’escapade se prolonge volontiers d’un détour par le Grand-Hornu, où la cuisine d’Olivier De Vriendt rappelle qu’à une heure de route des vignes, la Belgique possède, elle aussi, des tables qui méritent qu’on prenne son temps. De quoi repartir avec l’effervescence des bulles sur le palais, et celle des souvenirs dans la tête.

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