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Mieux consommer la mode : j'ai vidé mon dressing. Et après ?

  • Rédigé par Sybille Wallemacq
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Mieux consommer la mode : j'ai vidé mon dressing. Et après ? © DR

Après un numéro consacré au tri de son dressing (à lire ici), impossible de vous laisser avec des (tonnes ?) de vêtements sur les bras. Que faire avec ces indésirables ? Eventail.be a épluché pour vous le circuit de récupération made in Belgium.

Quelle légèreté éprouvée après tout ces tris. Je réitère ici mes remerciements à Marie Kondo. Mais à présent, un enjeu de taille : comment se débarrasser en toute bonne conscience du superflu, des vêtements dont on ne veut plus ? Je dis vêtements mais cela peut inclure linge de maison, chaussures et maroquineries.

En Belgique, quand on réfléchit à donner ses vêtements, d'une manière générale, les gens répondent : les bulles des Petits Riens !? Le parc à containers ? La poubelle ? Ce sont effectivement de bonnes pistes. Avec quelques précisions tout de même.

Avez-vous déjà entendu parler du triste sort des industries textiles locales africaines lié à l'afflux de vêtements de seconde main occidentaux ? Cette petite vidéographie du journal Le Monde illustre dans les grandes lignes ces deux points:

- la disparition de l'industrie textile locale
- la frustration de la « dépendance » à l'Occident*

 

 

Si cette problématique vous intéresse, je vous conseille de regarder The Secret life of Your Clothes, un documentaire réalisé par Andy Wells et nous qui nous éclaire en profondeur sur cette problématique.

 

 

En Belgique, Ressources, la fédération des entreprises d'économie sociale actives dans la récupération, le recyclage et la valorisation des ressources, a créé un label pour sa filière textile. Il s'appelle Solid'R et répond à travers la charte que les entreprises s'engagent à suivre, aux problèmes mentionnés ci-dessus. Mais pas uniquement. Les opérateurs labellisés Solid'R chez nous sont : Terre, Les Petits Riens, Oxfam-Solidarité, Oxfams Magasins du Monde, la Poudrière, la Ressourcerie, Le Carré, la Fol'Fouille, De Bouche à Oreilles et le Centre d'Entraide de Jette. Et leurs engagements sont les suivants :


- Le respect de principes éthiques : une totale transparence sur les objectifs, les bénéficiaires et l'affectation de fonds provenant de l'activité de collecte et de traitement des textiles, une répartition équitable des revenus, une communication conforme à la réalité.
- Des objectifs solidaires : fonds affectés à la création d'emplois stables et valorisants pour des personnes sans perspectives d'emploi, lutte contre l'exclusion et la pauvreté, appui à des projets de développement dans les pays du Sud, exportations respectueuses de l'économie locale.
- La satisfaction aux critères d'un contrôle régulier indépendant certifié par Ethibel (association belge à but non lucratif de contrôle indépendant et de certification de produits répondant aux exigences spécifiques au niveau de l'éthique et de la durabilité).

 

© DR 

 

En donnant à des entreprises labélisées, vous vous assurez donc que vos dons serviront à financer une économie sociale grâce au bénéfice de la vente des vêtements de seconde main, la vente en circuit propre ou à l'export vers le Sud mais auprès de partenaires locaux et sur base de commande pour éviter un afflux massif non raisonné !

L'idée est de donner ses vêtements donc mais pas à n'importe qui et surtout n'importe comment.

Les conseils pour preparer ses dons

Comme nous l'explique Arabelle Rasse, responsable de communication chez Ressources, sur 100% des vêtements collectés à travers le réseau Solid'R : « 55% partent chez les partenaires du Sud, 25% sont recyclés en chiffons d'essuyage, certains type de laine seront refilés, d'autres types de textile serviront pour des panneaux d'insonorisation, etc., 5% sont revendus dans les boutiques du réseau ou donné et 15% qui doit être éliminé car les vêtements sont tachés, trop abimes ou composés d'un mélange de fibres, rendant leur recyclage trop onéreux. » et de nous distiller quelques conseils pour bien préparer son don.

 

© DR 

 

« Ayez bien en tête que l'objectif dans le réseau Solid'R est la réutilisation pour le financement d'activités à vocation sociale. Même si ce qui n'est pas vendu est recyclé, cela représente un coût pour les entreprises (une diminution des bénéfices potentiellement injectés dans leurs activités sociales de réinsertion professionnelle, etc, ndlr). Pour le choix des bulles, fiez vous au label Solid'R apposé dessus. Vérifiez bien l'état de tous les vêtements dont vous n'avez plus l'usage : présence des boutons, absence de tâches, tirettes en fonctionnement et emballez les bien dans des sacs fermés pour éviter toute contamination. En effet, certains confondent parfois les bulles textiles avec des dépôts de déchets verts, par exemple. Dans le cas des chaussures, attachez les bien par paire. » Et de conclure la discussion avec cette remarque sur la baisse de qualité des textiles, une certaine obsolescence programmée des textiles. Ne vous avait-on pas déjà parlé d'acheter moins mais mieux (retrouvez cette série d'articles sur Eventail.be ici) ?

 

Les conseils pratiques en bref :

- on choisit des bulles textiles estampillées Solid'R
- on sélectionne des vêtements en bon état avec boutons, sans taches, tirette en état de fonctionnement, etc...
- pour les bulles textiles : si les vêtements ne sont pas en bon état, vérifiez leur matière : les monomatières peuvent être jeté dans la bulle, les multimatières vont à la poubelle ou le parc à containers (ils seront de toutes façons incinérés et autant qu'ils ne soient pas un coût pour les acteurs sociaux !)**
- pour les bulles textiles : paires de chaussures attachées
- pour les bulles textiles : sac fermés

 

© DR

 

Le prochain opus de la série Mieux consommer la mode sera consacré aux conseils pratiques pour une garde robe minimaliste mais efficace.

 

* Petit témoignage en direct du Ghana : www.ghanacelebrities.com
** Le problème de séparation des fibres pour le recyclage est étudié actuellement au niveau européen à travers le projet RETEX.
Rédigé par Sybille Wallemacq

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