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Vol en héritage

ArtFun Fact ArtyPeinture

Bertrand Leleu

29 October 2025

Fra Galgario, Portrait d’une dame, huile sur toile, 119,5  x  89 cm.

L’histoire incroyable de la collection Goudstikker, entièrement spoliée par les nazis en 1940, continue, de rebondissements en coups de théâtre.

1940 : invasion des Pays-Bas par les nazis. La spoliation des biens juifs se met en place et la collection de Jacques Goudstikker, riche de plus de 2000 œuvres ne fait pas exception. 2006 : après une longue bataille juridique contre l’État néerlandais, l’héritière des Goudstikker réussi à se faire restituer environ 200 œuvres. Depuis lors, les recherches continuaient, sans succès, mais en août 2025, sur une annonce immobilière argentine proposant une maison appartenant à la descendante de Friedrich Kadgien (un proche conseiller de Hermann Göring) apparaît un tableau disparu. Ce Portrait d’une dame signé Fra Galgario (artiste italien du XVIIIᵉ siècle) provenait de la fameuse collection Goudstikker ! Immédiatement, l’Agence du patrimoine culturel des Pays-Bas enjoint la police locale de perquisitionner, mais lorsque celle-ci arrive sur les lieux… plus de tableau ! (En)volé à nouveau. Cette toile, désormais célèbre, est devenue le symbole de cette quête de justice historique loin d’être terminée.

Photo de couverture : Fra Galgario, Portrait d’une dame, huile sur toile, 119,5  x  89 cm. © Robles Casas & Campos

Knokke-Le-Zoute : dis-moi où tu fais tes courses, je te dirai qui tu es

Société

À Knokke-Le-Zoute, le choix du supermarché n’est jamais anodin. Aldi, Delhaize, Colruyt, Albert Heijn ou marché du samedi : chaque enseigne dessine un profil, un style de vie, une identité sociale subtilement orchestrée. Petite anthropologie des caddies de la côte belge.

« Le Bâtiment » de l’angoisse

Livres

Devenue l’incarnation d’une attraction irrésistible et d’une menace diffuse, la bâtisse étend ses tentacules. Une emprise, en quelque sorte. Le podcasteur de fiction Mehdi Bayad (1) livre un roman sur la rencontre, sur les liens qu’on espère, qu’on n’attend pas. Il s’agit aussi d’un récit sur l’écriture, sur le style ou plutôt les styles de Mehdi Bayad qui, n’hésitant pas à défier les règles établies du récit, cherche la matière et l’âme et dont l’imagination se mêle à celle du narrateur. L’oral se mêle à l’écrit. Assailli par la tristesse et l’angoisse des lieux, le narrateur écrit des sms et envoie des messages vocaux. L’auteur et réalisateur français installé à Bruxelles se confie à Eventail.be à l’occasion de la sortie de son premier roman.

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