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Rédaction

27 October 2021

© succession Varda

L'Institut pour la Photographie à Lille « a pour vocation d'illustrer la diversité de la photographie, dans ses images mais aussi dans ses formes (livre-photo, carte postale...) », comme l'explique Anne Lacoste, sa directrice. Il a également une mission patrimoniale, celle de collectionner des fonds : « Les archives permettent de comprendre le processus créatif. » Justement l'Institut présente pour la première fois, des fonds d'archives d'Agnès Varda, de Bettina Rheims et Jean-Louis Schoellkopf.

Pour Agnès Varda (1928- 2019), ses enfants, Rosalie Varda et Mathieu Demy lui ont confié ses négatifs et planches-contacts. L'Institut a reconstitué la première exposition qu'elle a réalisée, le 1er juin 1954, dans la cour de sa maison-laboratoire au 86 rue Daguerre dans le 14e arrondissement de Paris, une adresse devenue mythique. Avec comme visiteurs, ses proches et voisins, dont Calder, Hartung et Brassaï.

Une photographie d'Agnès Varda exposée à l'exposition Perspectives de l'Institut pour la Photographie de Lille
Nu dans les ruines, 1954, Agnès Varda © succession Varda 

L'Institut souhaite « valoriser Agnès Varda comme auteure-photographe », une facette moins connue de l'iconique cinéaste et artiste-plasticienne.

Pour Bettina Rheims, photographe en vogue – qui a notamment réalisé le portrait officiel de Jacques Chirac en 1995 - ce sont plusieurs projets photographiques qui sont mis en lumière. Dans "Rose c'est Paris" (2010), Bettina Rheims a imaginé avec la complicité de Serge Bramly, une quête initiatique dans un Paris intime, aux tonalités surréalistes. Avec "Détenues" (2014), elle a réalisé 50 portraits des femmes incarcérées et restitue par la photographie leur individualité. Dans "La Chapelle" (2018), elle dépeint un Los Angeles sulfureux et underground. Enfin une quatrième exposition inédite est proposée : la visite de son studio en réalité virtuelle.

Une photo de la série
Lu, Détenues, 2014 © Bettina Rheims/Fonds de dotation Institut pour la Photographie

Jean-Louis Schoellkopf, quant à lui, développe une œuvre photographique consacrée à la fin de l'ère industrielle, la culture ouvrière et les transformations du paysage urbain. L'originalité de cette exposition « réside dans la présentation des tirages sans protection ». Des photos en noir et blanc dont Anne Lacoste souligne « la profondeur des noirs et des gris très intenses ».

La programmation met aussi à l'honneur le livre photographique d'auteur après le don de 25 000 ouvrages du collectionneur Lucien Birgé.

Photo exposée à l'exposition Perspectives de l'Institut pour la Photographie de Lille de d'Agostino
True Faith, 2019 © Ezio Agostino

À l'affiche également, la création contemporaine avec les expositions d'Aurélien Froment, photographe de plateau ou d'Ezio d'Agostino et Yoriyas. Sans oublier la photographie vernaculaire grâce à la collection de Nadine et Paul Catry.

"Perspectives" illustre parfaitement « la spécificité de la photographie qui est présente dans tous les domaines : scientifiques, sociaux, de l'information ou dans les albums de famille »... Comme le conclut Anne Lacoste « c'est un médium qui touche chacun de nous ».

Perspectives
Du 7 octobre au 5 décembre 2021
Institut pour la Photographie
11, rue de Thionville
59000 Lille – France
www.institut-photo.com

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