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Dynastie Brueghel : Maîtres incontestés de la Renaissance flamande

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Bertrand Leleu

19 March 2025

Les 27 mars et 30 avril prochains auront lieu, à Paris, deux ventes exceptionnelles chez Christie’s et Artcurial, présentant chacune des chefs-d’œuvre de la Renaissance flamande. L’occasion de prendre le pouls du marché de l’art ancien.

Le marché des maîtres anciens a connu bien des aléas mais n’a jamais cessé de fasciner. Ringards pour certains, d’une éclatante intemporalité pour d’autres… Une chose est sûre : les Brueghel pères et fils ont, quant à eux, toujours eu la cote. Les ventes de printemps qui s’annoncent à Paris viennent confirmer cette tendance. Comme le souligne Alice Frech, directrice de la galerie De Jonckheere (Genève), le profil des collectionneurs évolue depuis quelques années. Plus exigeants – le marché s’étant aiguisé – les nouveaux collectionneurs cherchent à la fois une iconographie marquante et des garanties, là où les musées, essentiellement américains, se tournent désormais en priorité vers les œuvres relevant des global interests. À l’image du Rijksmuseum (Amsterdam) et de son achat pour 3 millions d’euros d’une œuvre de Gesina ter Borch (1633-1690), les institutions privilégient désor-mais les artistes invisibilisés par l’histoire de l’art, dont les femmes. Cela étant, le marché des grands maîtres classiques, bien que restreint, fait preuve d’une vitalité insolente au regard d’autres spécialités. La dynastie Brueghel en offre un exemple parfait. De Pieter l’Ancien, aucune œuvre ne circule sur le marché ; mais celles de ses fils, Pieter Brueghel II et Jan Brueghel l’Ancien sont, elles, toujours disponibles. Alice Frech précise que ces œuvres suscitent la convoitise lorsqu’elles répondent à l’exigence de l’expertise, de l’état de conservation et de la rareté.

La Moisson, allégorie de l’été, huile sur panneau, 42  x  57 cm de Pieter Brueghel le Jeune sera présentée aux enchères le 30 avril, lors d’une vente Artcurial, estimation entre 1  000  000 et 1  500  000 € © Artcurial

Le Repas de noces, 1622, Pieter Brueghel le Jeune, 74,3  x  106 cm, estimation entre 1  500  000 et 2  500  000, vente Christies du 27 mars. © Christies

Le Repas de noces proposé chez Christie’s présente le gage estimable d’être signé et daté 1622. Si la composition reprend un tableau de Pieter Bruegel l’Ancien, le fils y a ajouté sa touche personnelle, un peu osée, d’un couple s’embrassant (en haut à gauche). Chez Artcurial, La Moisson ou Allégorie de l’été, affiche des couleurs éclatantes, notamment les rouges, signature de Pieter II. Avant ces deux ventes, un autre chef-d’œuvre de Brueghel le Jeune sera présenté à la TEFAF par la galerie De Jonckheere, un Paiement de la dîme (ou L’Avocat de village) d’un format extraordinaire et peint sur toile. Parmi les vingt versions signées et datées, celle-ci est certainement l’une des premières peintes et la plus grande.

Photo de couverture : Le Paiement de la dîme ou L’Avocat de village, huile sur toile, 112  x  184  cm, sera exposé sur le stand de la galerie De Jonckheere, du 15 au 20 mars, lors de la TEFAF Maastricht. © De Jonckheere

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

Lisière

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Entre gestes, jeux et lumières fugitives, les trois artistes composent une exposition sensible où le regard se réinvente au contact de l’éphémère et du presque invisible.

Belgique

Du 23/04/2026 au 07/06/2026

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Christine Brachot (1944-2025) : une vie au service de l'art contemporain

Marché de l'art

Le monde de l’art belge vient de perdre l’une de ses figures les plus influentes. Christine Brachot, galeriste visionnaire et défenseuse infatigable de l’avant-garde européenne, s’est éteinte après avoir consacré près de six décennies à la promotion des artistes contemporains.

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