• HLCÉ

Pale Grey, la pop comme catharsis

Belgian Bandsabamawards

Rédaction Eventail

23 October 2017

© Pale Grey

À l'occasion de la sortie de leur deuxième album, l'envoûtant Waves, portrait de Pale Grey, quatre liégeois amoureux de la folk, épris de pop et représentatifs de cette génération de musiciens que l'on tient à défendre dans cette rubrique dédiée à la nouvelle scène locale.

Autant ne pas se le cacher : cela fait plusieurs années que l'on suit Pale Grey. Depuis la publication de leur premier EP en 2011 (Put Some Colors), à vrai dire. La suite, notamment le premier album (Best Friends), nous avait un peu moins convaincu, mais ce n'était visiblement que partie remise, tant le deuxième album de ce quatuor flirte avec le sublime à chaque instant. Réalisé à Paris aux côtés de Yann Arnaud (Air, Phoenix), Waves gagne en effet en ampleur, en évidence mélodique et en profondeur. À bien y réfléchir, ce n'est même pas un album, mais une mélopée languide, mélancolique, introspective, qui porte en elle la solitude, le doute et le mélange des cultures propres aux nouvelles générations.

À l'écoute de ces douze nouveaux morceaux, on pense parfois à Alt-J et Son Lux, voire à Gorillaz, mais c'est bien l'alchimie de Gilles Dewalque, Maxime Lhussier, Jan Montens et Benoît Damoiseau qui définit l'identité de ce disque, forcément délicat, apaisant, raffiné et tout un tas d'autres adjectifs qui ne font que renforcer notre amour pour cette folk. Une folk légère d'apparence, mais pourtant pensée comme un exutoire par les quatre liégeois. Ou du moins, par deux d'entre eux, qui se sont plongés dans la composition pour vaincre une rupture sentimentale, louant un appartement spécifiquement pour les besoins de l'enregistrement, comme l'expliquait récemment Maxime Lhuissier à la RTBF : « Cet endroit s'est transformé en local d'expérimentation pour nos futures chansons. Ce n'était pas forcément la période la plus joyeuse de notre vie. Au niveau émotionnel, ça se ressent. Au final, il ne reste que les titres qui nous collent à la peau : ceux qui nous correspondent vraiment ».

À l'écoute de Waves, on sent ainsi un parti pris, une identité forte que les samples de hip-hop ou de funk placés ça et là ne viennent que renforcer. Après tout, Pale Grey, c'est aussi ça : une liberté folle, une audace qui leur permet de s'approprier des éléments du hip-hop, de l'electronica ou de tout autre genre avec pas mal d'intelligence et de finesse.

Marek Halter : « L’antisémitisme ne va vraiment jamais disparaître »

Livres

Le prolifique Marek Halter compare son 39e livre à une parabole. « Le Juif, c’est l’histoire de Jean-David Dupuis qui n’était pas juif. Sauf que, enfant, il a été circoncis pour raisons médicales. » Depuis l’école, bien que de confession catholique, Jean-David devient juif malgré lui, par le regard des autres. Le malentendu lui colle à la peau. Adulte, il dirige la cellule « Europe de l’Est » du ministère des Affaires étrangères. Comme on l’accuse d’être juif, on lui dérobe dans le train une valise contenant des documents secrets… Marek Halter, jamais en peine d’imagination, mêle à cette quête d’identité une affaire d’espionnage sur fond de terrorisme. Rencontre.

Remise des bourses GENeHOPE 2026

Vie mondaine

À la Villalobar chez Belfius à Bruxelles, GENeHOPE a célébré sa remise annuelle de bourses dédiées à la recherche en génétique, en présence de son comité scientifique, de ses partenaires, de ses donateurs et de familles de patients. Une soirée où l’excellence scientifique s’est conjuguée à l’émotion des rencontres et à l’espoir suscité par les avancées de la génétique médicale. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

15/06/2026

Pavillon Playground

Arts & Culture

Pavillon Playground transforme l’exposition en terrain de jeu interactif, où art, technologie et expérimentation se rencontrent.

Belgique, Namur

Du 04/07/2026 au 25/10/2026

Publicité

Aimez-vous Schönberg ?

Musique

Oui ! Flagey met à honneur les œuvres du compositeur visionnaire autrichien, né il y a 150 ans. Père de la musique dodécaphonique, Arnold Schönberg a inspiré Anton Webern et Alban Berg mais aussi John Cage (1912-1992). Des interprètes de tout premier plan révéleront au grand public la beauté d’une musique réputée difficile. Des musiciens belges (Sylvia Huang, Julien Libeer, Daan Vandewalle, Jan Michiels) et internationaux (Javus Quartett, Samuel Hasselhorn, Boris Kusnezow) proposeront, aux côtés d’œuvres de Schönberg celles de Debussy, Dvořák, Brahms, Mahler, Beethoven et Mozart, révélant entre eux de délicieuses correspondances.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles