• HLCÉ

Les natures mortes de Fernando Botero

AgendaArtDessinExpositionPeinture

Rédaction Eventail

06 December 2018

DE L'ARTISTE / Courtesy Custot Gallery, Dubaï

DE L'ARTISTE / Courtesy Custot Gallery, Dubaï

La Custot Gallery de Dubaï propose une exposition de natures mortes, peintures, dessins et aquarelles de l'artiste colombien Fernando Botero (1932). Des oeuvres, provenant de la propre collection de l'artiste, exposées pour la première fois.

À TRAVERS TRENTE NATURES MORTES représentant fleurs, fruits, objets, instruments de musique et scènes de la vie de tous les jours, l'artiste rend hommage aux peintures des grands maîtres qu'il étudia en tant que jeune étudiant en Europe, dans les années 1950 :
"Le mouvement du muralisme mexicain, de grandes fresques sur des murs avec souvent un message politique, était important quand j'étais étudiant, avec notamment Diego
Rivera, David Alfaro Siqueiros et José Clemente Orozco. Comme ce dernier,je me suis intéressé à l'histoire de l'art, au Trecento, au Quattrocento. En Toscane,
j'ai été marqué par Giotto qui, le premier, a donné l'illusion du volume dans ses fresques. C'était une vraie révolution. Il faut regarder les grands maîtres pour apprendre."

QUESTION DE VOLUME
En 1956, Botero peint Nature morte à la mandoline, incarnation même de l'intérêt de l'artiste pour la tradition séculaire de la peinture de nature morte. À propos de cette oeuvre, il précisait naguère : "Je l'ai dessinée
très généreuse et ai réalisé une rosace, le
trou au centre de l'instrument, minuscule.
Ce qui créait un contraste entre l'extérieur et
l'intérieur. Cette disproportion a créé quelque
chose d'intéressant : la monumentalité que je
recherchais, mais aussi une force évidente
et une émotion esthétique." L'abolition des
proportions, et la déformation des volumes
dans cette oeuvre, marquera un tournant décisif
dans la carrière du peintre, en inaugurant
sa signature stylistique de formes lisses
exagérées, aux changements d'échelles
inattendus, aujourd'hui immédiatement reconnaissable.
Or, pourquoi avoir adopté ce style volumétrique, trop souvent décrit comme naïf ? "Dans mes oeuvres, le volume
est une exaltation de la vie, de la sensualité.
Cela vaut aussi pour les natures mortes."

FERNANDO BOTERO.
A STILL LIFE RETROSPECTIVE
Jusqu'au 10 février 2019
Custot Gallery
Unit No. 84, Alserkal Avenue, Street 6A
Al Quoz 1, Dubaï, Émirats arabes unis
www.custotgallerydubai.ae

Knokke : la montée en puissance de Marc Coucke

Société

Fin août, Knokke-Heist a réattribué l’ensemble de ses bars de plage pour la période 2027-2035, un renouvellement inédit imposé par le droit européen de la concurrence. Parmi les lauréats figure le milliardaire Marc Coucke, dont la présence commerciale sur la station la plus huppée du littoral belge prend une ampleur nouvelle. Retour sur une attribution qui divise.

Jean-Benoît Ugeux : « Les jeunes sont de plus en plus mûrs »

Cinéma

On sent qu’il veut éviter le pathos. Il y parvient. Presque trop bien. Architecte apprécié, reconnu et à qui tout semble réussir, c’est un grand vivant engagé et passionné. Il rencontre Nathalie (Ruth Becquart), maman de deux adolescentes. Enthousiaste, Ludovic tombe amoureux. Il s’occupe, se rapproche des deux jeunes filles. Trop ? Nathalie s’éloigne du « beau-père ». Ludovic redoute de tout perdre : l’amour et l’attachement paternel. Premier long métrage du Belge Jean-Benoît Ugeux. Aussi vivifiant que mélancolique.

Tous les articles