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Dans la Cour des Grands : Heureusement … la vie reprend !

Dans la Cour des Grands

Thomas de Bergeyck

11 May 2020

© Cour grand-ducale/Marion Dessard

[caption id="attachment_23995" align="alignnone" width=""]Le prince et la princesse Guillaume de Luxembourg, heureux parents d'un petit Charles, né ce week-end[/caption]Chères Mamans, quel fut votre plus beau cadeau ce dimanche ? Un collier de nouille ? Un cendrier en pâte à sel ? Ou tout simplement, ce début de liberté octroyé – généreusement ! - par notre gouvernement et qui scelle ce début de déconfinement ? Je souhaite que vous ayez pu goûter, fut-ce du bout des doigts, distance sociale oblige, à ce bonheur retrouvé des moments en famille, autour d'un plateau de biscuits et d'un bon café, voire davantage.

Mais ce dimanche 10 mai, il y a une maman qui, plus que d'autres, n'oubliera jamais la nuit blanche qui lui a décerné le plus beau des joyaux, la plus belle des couronnes : c'est la princesse Stéphanie, l'épouse de l'héritier du Trône grand-ducal. Elle a donné naissance à 5h13 à un petit Charles Jean Philippe Joseph Marie Guillaume. 3 kilos 190 et 50 cm pour le nourrisson tant attendu.

Oui, reconnaissons-le, tous autant que nous sommes, espérions cette bonne nouvelle de l'avènement d'un héritier pour la couronne de Luxembourg. Garçon ou fille, peu importe. Mais depuis la liesse populaire qui avait envahi le petit territoire le 20 octobre 2012, depuis le défilé dans les rues de la capitale du cortège qui emmenait Guillaume et Stéphanie, la petite Belge, née Lannoy, vers un destin tout tracé, nous attendions l'heureux cadeau des dieux. Nous les observions, du coin de l'œil, faire leur vie. Le prince héritier, très soucieux de sa tâche au service du Palais, multipliait les engagements, à l'instar de la grande-duchesse héritière, devenue présidente de la Fondation Musée d'Art Moderne, et accordant son Haut Patronage aux Amis des Musées, au Scienteens Lab ou à une association qui vient en aide aux victimes d'accidents vasculaires cérébraux. Stéphanie infatigable, cet acharnement à se mettre au service de sa nation d'adoption l'a rendue très populaire auprès des luxembourgeois.

La princesse Stéphanie de Luxembourg, née comtesse de Lannoy, épouse du prince Guillaume, héritier du trône grand ducal
© E-Pressphoto.Com/Photo News


Pourtant, le couple a choisi la parenthèse, pour penser à eux avant de fonder une famille. Ils se sont installés à Londres, Guillaume effectuant un cycle postuniversitaire au Royal College of Defense Studies tandis que son épouse se formait en histoire de l'art au Sotheby's Institute. Une situation atypique pour un couple héritier et pourtant, si moderne et si évidente, à l'aube du troisième millénaire.

Huit ans plus tard, ce couple sympathique et engageant a donc offert à la nation le plus beau des présents : il a signé la suite de l'aventure monarchique, gravant dans le marbre son avenir. Après Henri, il y aura un grand-duc Guillaume puis à sa suite, un grand-duc Charles de Luxembourg. Son prénom résonne comme un hommage à l'illustre descendance puisque l'arrière-grand-mère de Guillaume était Charlotte, grande-duchesse de 1919 à 1964.

La grande duchesse Charlotte de Luxembourg
© DR/Wikimedia Commons


Charles voit le jour dans un monde nouveau, un monde qui a connu la pandémie, qui s'ouvre tout doucement à de nouvelles pratiques, de nouvelles relations sociales. Ce lundi 11 mai d'ailleurs, le Luxembourg autorise à nouveau les petits rassemblements et la pratique sportive. Il rouvre ses commerces, ses musées. Nul doute qu'avec l'arrivée de Charles, les luxembourgeois retrouveront ce souffle d'optimisme et de joie de vivre qui, comme nous les Belges, a tant manqué durant ces troubles semaines.


 

Retrouvez un siècle d'indiscrétions dans les coulisses des cours du monde entier dans Chroniques royales
Thomas de Bergeyck
Éditions Jourdan
2018

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