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Dans la Cour des Grands : Le délicieux Noël des Windsor

Dans la Cour des Grands

Thomas de Bergeyck

17 December 2020

© Polaris/Photo News

Décidément, ce satané covid nous aura tout sapé. Même les plus anciennes traditions. Ainsi donc, et c'est une première en plus de trente ans, Elizabeth II et Philip passeront le réveillon dans une « bulle à six », confinés à Windsor. Rompant ainsi avec leurs si particulières coutumes.

Aux dernières nouvelles, la Reine de toutes les reines mangera la dinde tranquillement dans un coin chauffé de sa forteresse millénaire en banlieue de Londres. On annonce Edward et Sophie, et peut-être les Cambridge ou les Cornouailles, mais sans certitude. Car « The Queen » et son bientôt centenaire époux ont bien l'intention de suivre le protocole édicté par Boris Johnson. Cela dit, elle a trouvé la parade pour voir quand même un peu de monde : une grande chasse de trente convives devrait se tenir le vendredi 25 décembre, à Windsor. Ouf !

Le château de Windsor
© CC/David Iliff

2020 aura donc balayé ce qui fait le sel de cette famille chaque année à Noël. À commencer par le « rituel du football ». L'après-midi du réveillon, Harry et William jouent un match avec les employés de Sandringham, où se tiennent d'habitude les agapes. William est en « Aston Villa », Harry en « Arsenal » et tout le monde les regarde. Cette année, pas de tea-time avec les « pièces confiture », ces petits sandwiches coupés en rondelles de la taille d'un vieux penny anglais, que la reine aime à réduire en miettes pour donner à ses corgis. Il n'en reste d'ailleurs qu'un seul, Candy. Et puis, la fameuse séance de partage des cadeaux sera réduite aux acquêts : la tradition, c'est de s'offrir le présent le plus kitsch et drôle qui soit. Exemple : la poivrière lumineuse pour Philip, ou encore le bonnet de douche pour Elizabeth frappé d'un cinglant « La vie est une p... » offert par Harry !

Le reine Elizabeth d'Angleterre devant ses sapins de Noël au palais de Windsor
© Steve Parsons/Empics Entertainment/Photo News

Heureusement, Elizabeth a bien prévu de gâter son personnel, avec un cadre photo ou des verres. Mais a distance, covid oblige. Le menu reste inchangé, même à six : de la dinde, des saucisses enroulées dans du bacon, des choux de Bruxelles avec des châtaignes et des légumes racines. Avant une soirée cinéma dans la salle de bal du château. Et pour la Reine, un verre de Zaza, cocktail élaboré à partir de Dubonnet et de gin. Chez les Windsor, la prudence est de mise, certes, mais elle a des limites disons ... infranchissables.

Je vous souhaite, chers amis lecteurs, de magnifiques et prudentes fêtes de fin d'année. Annie Cordy nous l'a promis, avant de partir : « ça ira mieux demain » !


Le logo de Place Royal, l'émission gotha de Thomas de Bergeyck

Tous les samedi, de 18 à 18h30, sur Bel RTL, Thomas de Bergeyck vous propose de pousser les portes des palais pour évoquer la vie des monarchies et revient sur tout ce qu'il faut savoir sur l'actualité des têtes couronnées.

Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

Il-Kartell

Gourmet

Situé au bord de la mer, ce restaurant de Gozo séduit depuis l’adolescence par ses rendez-vous entre amis et sa cuisine fraîche : poisson du jour, calamars grillés, poulpe au vin blanc, pâtes maison ou risotto pescatore, tout est délicieux.

Malte

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Le chagrin de la reine d’Espagne

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Avec le décès de la princesse Tatiana Radziwill le 19 décembre dernier et celui de sa sœur, la princesse Irène de Grèce, survenu ce 15 janvier, la reine Sofia d’Espagne a perdu en un mois ses amies les plus proches, deux demoiselles d’honneur à son mariage et deux complices de toute une vie. De santé fragile, la fille cadette du roi Paul de Grèce et de la reine Frederika ne s’était jamais mariée et, depuis la fin de son séjour Inde, elle vivait à Londres ou à la Zarzuela, aux côtés de Doña Sofia. C’était une compagne de tous les instants et de nombreuses personnalités sont venues saluer sa dépouille qui a été transférée à la cathédrale orthodoxe des Saints André et Démétrius de Madrid.

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