Patrick Weber
05 May 2026
Au cours de ma carrière de chroniqueur royal, j’ai eu l’occasion d’accompagner de nombreuses visites d’État sous les règnes d’Albert II et de Philippe. À l’heure où certains estiment qu’elles représentent une dépense superflue et excessive, le Souverain demeure attaché à leur tradition, ainsi qu’à leur bon déroulement. Je représentais L’Éventail lors de la dernière visite en Norvège du Roi et de la Reine, un véritable exemple en la matière. Ces trois jours furent à la fois un moment familial (la dynastie norvégienne est proche de la nôtre), un rendez-vous économique (dans un monde en proie aux tensions énergétiques, c’est un point essentiel) et un moment d’échange politique (indispensable face à une situation d’une grande instabilité et dans un pays qui partage une frontière avec la Russie), mais aussi de fraternité (il suffisait de voir les couleurs belges hissées aux quatre coins de la capitale).
La visite en Norvège répondait à des objectifs très précis, à la fois stratégiques et pragmatiques, tout en respectant les aspects protocolaires incontournables : passage en revue des troupes, rencontre au palais, dîner de gala… Et que dire de la liste de participants ? Le Vice-Premier ministre Maxime Prévot, le ministre de la Défense Theo Francken, le ministre-président de la Communauté germanophone de Belgique Oliver Paasch, le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale Boris Dilliès, le ministre-président du gouvernement flamand Matthias Diependaele, le ministre-président du gouvernement wallon Adrien Dolimont, la ministre-présidente de la Communauté française de Belgique Élisabeth Degryse,… La présence de ces ministres-présidents et ministres du Royaume prouvait aussi l’importance des enjeux ! À cela, il fallait ajouter une importante délégation académique et un véritable aréopage du monde économique, parmi lesquels je citerai Bernard Gustin (Elia Group), Pieter Timmermans (FEB) ou Alain Quevrin (Thales Belgium).
Lors des réunions de préparation de la visite d’État, le roi Philippe examine de près la liste des participants qu’il rencontrera à diverses reprises lors du voyage. Et je peux vous assurer que l’on refuse rarement une telle invitation lorsqu’elle émane du Palais. Dans ce cas précis, la Norvège s’impose comme un géant en matière de production d’énergie et notre pays doit garantir son approvisionnement. Le royaume nordique partage aussi des valeurs essentielles avec le nôtre et le programme devait refléter cette proximité.
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