• HLCÉ

Le mariage surprise de l’été

News Gotha

Christophe Vachaudez

28 July 2020

© DR

[caption id="attachment_24309" align="alignnone" width=""]La princesse Béatrice d'York avec son mari le jeune homme d'affaires milanais Edoardo Mapelli Mozzi[/caption]Il est rare de surprendre les tabloïds britanniques toujours à l'affût des moindres faits et gestes des Windsor et pourtant l'omerta fut totale pour le mariage de la princesse Béatrice d'York avec le jeune homme d'affaires milanais Edoardo Mapelli Mozzi.

La cérémonie s'est déroulée dans la plus stricte intimité de l'église de tous les Saints, attenante à Royal Lodge, au cœur du domaine de Windsor. Vingt convives entouraient les mariés qui, au sortir de la messe de bénédiction ont posé à deux pour l'objectif du photographe Benjamin Wheeler sous l'arche fleurie du portail et aux côtés de la reine Elizabeth II et de son époux le duc d'Edimbourg, toujours bon pied bon œil.

La princesse Béatrice d'York avec son mari Edoardo Mapelli Mozz lors de leur mariagei
© DR 

L'autre surprise vint du choix de la robe de mariée qui n'était pas la création d'un créateur contemporain mais bien une toilette vintage sortie tout droit de la garde-robe de sa royale aïeule. Celle-ci l'a revêtue au moins à deux occasions, lors d'un dîner de gala à Rome et pour la Première du film Lawrence d'Arabie à l'Odeon de Londres en décembre 1962. La toilette, signée Norman Hartnell, a été revisitée par Stewart Parvin et Angela Kelly, le tandem qui habille Elizabeth II depuis maintenant près de deux décennies. En taffetas « Peau de soie » rebrodé de sequins et incrusté de satin duchesse, la robe a été dotée de manches, a perdu son volume d'antan et a été raccourcie, pour un résultat plutôt moyen qui n'a pas vraiment convaincu. On se souvient que la princesse Beatrice a déjà défrayé la chronique par ses tenues peu élégantes, notamment au mariage des ducs de Cambridge. Cheveux au vent, elle avait choisi de coiffer un diadème d'aiguilles en diamants que sa tante la princesse Anne mais aussi la future reine Élizabeth arborèrent elles aussi le jour de leurs noces. Le bijou, très ancien, procède de la collection de la reine Adélaïde, épouse du roi Guillaume IV et fut réalisé avec des diamants ayant appartenu au roi Georges III.

La princesse Béatrice d'York et son mari Edoardo Mapelli Mozzi et la reine Elizabeth II d'Angleterre et le duc d'Edimbourg
© DR

Aucune photo réunissant les parents des deux conjoints n'a filtré. La Princesse dont le mariage avait été annulé à cause de la pandémie rencontrait également un autre souci puisque son père, le duc d'York, désormais persona non grata à la cour de Saint-James, va sans doute devoir répondre devant la justice américaine de ses liens avec Jeffrey Epstein, surtout si Ghislaine Maxwell, fille de l'ancien magnat de la presse britannique, décide de se confesser. Mouton noir de la famille royale, le prince Andrew n'a jamais vraiment trouvé sa place après avoir réintégré la vie civile, au terme de sa mission aux îles Falklands. La princesse Beatrice, sœur de la mariée, assistait à la cérémonie où elle officiait comme dame d'honneur, au contraire des ducs de Cambridge, absents, ou des ducs de Sussex, exilés à Los Angeles. Dans cette organisation de la dernière chance, la reine Elizabeth a donné toute latitude à sa petite-fille, compatissant à un sort, somme toute, peu enviable.

Château de Ciergnon : pourquoi l’Empereur du Japon a choisi le plus discret des trois châteaux royaux belges

Patrimoine

Du 20 au 22 juin 2026, l’Empereur Naruhito et l’Impératrice Masako du Japon ont séjourné au château royal de Ciergnon, perché au-dessus de la vallée de la Lesse, avant l’ouverture officielle de leur visite d’État en Belgique. Ni le Palais royal de Bruxelles, ni le château de Laeken : c’est ce domaine ardennais de la Donation royale qui a accueilli le couple impérial pour quelques jours de repos. Car les trois résidences royales belges n’ont ni le même statut, ni le même usage, et Ciergnon y occupe une place bien à part.

Le style d’une reine iconique

Chroniques royales

La reine Elizabeth II aurait eu cent ans le 21 avril ! Il paraissait impensable d’éluder cette date symbolique et, afin de la célébrer comme il se doit, la Royal Collection a mis sur pied une exposition d’une envergure peu commune, déclinant au cœur de la King’s Gallery presqu’un siècle de mode britannique, et ce, à travers de la garde-robe d’une souveraine qui a marqué l’histoire. Près de 300 pièces, dont la moitié sont présentées pour la première fois, illustre le style personnel et singulier de la femme la plus photographiée au monde, porte-drapeaux de créateurs tels que Norman Hartnell et Hardy Amies, pour le meilleur et pour le pire. Des bijoux créés sous l’impulsion de la reine, des chapeaux par dizaines, des chaussures et nombre d’accessoires enrichissent cet incroyable voyage dans le temps.

Tous les articles

Tous les articles