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Letizia d’Espagne : Viva la Reina !

Maison de BourbonNews Gotha

Christophe Vachaudez

19 September 2022

Sans doute moins populaire que la reine Sofia, Letizia d’Espagne s’est pourtant imposée sur le devant de la scène espagnole son professionnalisme et son engagement. Ce 15 septembre, elle a fêté ses 50 ans, l’occasion de survoler un parcours pour le moins surprenant.

Née à Oviedo, capitale de la principauté des Asturies, Letizia Ortiz Rocasolano y a grandi en compagnie de ses deux sœurs, Telma et Erika. Sa mère Maria-Paloma est infirmière alors que son père, Jesús, est journaliste, une carrière qui va inspirer l’aînée de la fratrie puisque Letizia va étudier les Sciences de l’Information à l’Université Complutense de Madrid avant de poursuivre une formation à l’Université de Guadalajara au Mexique. En 2000, elle reçoit le prix Mariano José de Larra qui consacre la meilleure journaliste du pays âgée de moins de 30 ans.

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Brillante, elle intègre très vite la télévision nationale pour laquelle elle va couvrir comme envoyée spéciale la guerre en Irak ou les attentats du 11 septembre. C’est dans le cadre de ses fonctions qu’elle rencontre une première fois le prince des Asturies. L’idylle nait peu à peu mais Letizia n’apparait pas comme la candidate idéale, elle qui se proclame républicaine et anticléricale. De plus, elle est divorcée et plutôt attachée à sa carrière. L’héritier du trône qui a connu des histoires d’amour avortées suite à la raison d’état se braque et dit à qui veut l’entendre : « Ce sera Letizia ou je quitte l’Espagne ». Juan-Carlos et Sofia apprennent à connaître la nouvelle venue qui, par amour, semble prête à seconder celui qui va partager sa vie et l’accompagner dans son futur destin royal. La décision n’est certes pas aisée mais après avoir passé des vacances en Galice dans le plus grand secret, durant le mois d’août 2003, le palais annonce officiellement les fiançailles le 1er novembre 2003.

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Le mariage sera célébré le 22 mai 2004 dans la cathédrale de Nuestra Señora de l’Almudena de Madrid. Toutes les monarchies convergent vers la capitale espagnole pour être témoin de ce nouveau chapitre de l’histoire du clan Bourbon. La petite-fille de taximan, comme le rappelle trop souvent la presse, sera la première roturière à devenir reine d’Espagne… tout un symbole.

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Très proche de son époux, elle l’est moins de sa belle-famille et, en dépit des perches tendues, Letizia s’isole de la tribu des cousins qui, désormais, peut difficilement approcher Felipe. De même, elle essaie d’éviter les réunions du gotha. Suite à l’abdication du roi Juan-Carlos, le 19 juin 2014, elle a accédé au trône aux côtés de Felipe, sixième du nom.

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Depuis, c’est la fille aînée du couple, née le 31 octobre 2005, qui porte à son tour le titre de princesse des Asturies. Sofia, la cadette a vu le jour le 29 avril 2007, est infante d’Espagne et altesse royale de droit mais surtout la plus fidèle complice de sa sœur. Mère attentive, la reine a toujours tenté de préserver l’intimité de ses filles et elle a plutôt bien réussi, leur inculquant le moment venu, les devoirs liés à leur titre.

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Mannequin providentiel des couturiers espagnols, Letizia ne veut surtout pas jouer les potiches, s’investissant sans compter pour servir un pays qui la scrute au quotidien, sans doute avec plus d’indulgence qu’auparavant mais toujours avec un regard éminemment critique. Sa formation de journaliste l’a aidée à relativiser et l’a encouragée à toujours aller « Plus loin », se conformant à la devise des souverains d’Espagne en vigueur depuis le XVe siècle !

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Dans la Cour des Grands : Emmanuel de Belgique, éloge du choix

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Il y a des décisions qui, à première vue, n’en sont pas vraiment. Changer d’études en cours d’année, quitter un campus pour un autre, passer d’un cursus théorique à un programme plus pratique. À 20 ans, cela ressemble à une trajectoire presque banale, rien de plus. Et pourtant. Ce que nous dit le prince Emmanuel, par ses choix, est bien plus puissant.

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Anniversaire Rise for Kids

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Dans les salons du Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, l’asbl Rise For Kids célébrait ses cinq années de mobilisation contre la pauvreté infantile en Belgique, sous le thème inspirant de “Rêves d’enfants”. Une étape symbolique, d’autant que l’asbl a été couronnée, ce 9 octobre, par le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. De nombreux invités et amis avaient répondu présent pour partager un moment empreint d’espoir. Le Choeur des Petits Chanteurs de Belgique a offert une parenthèse musicale d’une grande délicatesse, avant qu’un tea time raffiné ne prolonge les échanges dans une atmosphère conviviale. Une célébration marquante pour ces cinq années d’engagement, d’actions concrètes et d’ambition : permettre à chaque enfant de continuer à rêver. © Amélie de Wilde

16/11/2025

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