• HLCÉ

Première visite d’état pour Charles III

Maison WindsorNews Gotha

Christophe Vachaudez

03 April 2023

La France étant confrontée à des troubles pouvant compromettre le bon déroulement de la visite, voire même la sécurité du souverain, il a été décidé que le voyage d’état du roi Charles et de la reine Camilla dans ce pays qui a toujours eu les honneurs de la monarchie britannique devait être tout bonnement annulé. C’est donc l’Allemagne qui a été le cadre de la première visite officielle à l’étranger du nouveau monarque.

Le président Frank-Walter Steinmeier a innové en accueillant ses hôtes devant la porte de Brandebourg, lieu bien symbolique de la ville de Berlin. Salut de 21 coups de canon, survol d’avions militaires et régiments en rang d’oignon, rien ne manquait à cette réception de bienvenue qui se poursuivit, le soir venu, par un dîner de gala au château Bellevue. Ce palais qui fut construit en 1786 pour le prince Auguste-Ferdinand de Prusse, fils cadet du roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse, et qui fut lourdement endommagé en 1945, a été reconstruit et est devenu depuis 1994, la résidence du président fédéral. Parmi les invités, quelques cousins de Charles III furent très remarqués, à commencer par le prince Philippe de Hohenlohe-Langenburg, son épouse Saskia et sa sœur Xenia, ou encore les margraves Bernard et Stéphanie de Bade. Rejoint par son épouse Elke Büdenbender, le président allemand avait mis les petits plats dans les grands et Camilla qui avait reçu comme Charles l’Ordre du mérite, plus tôt en journée, brillait de mille feux coiffée du diadème Boucheron de Mme Greville et vêtue d’une robe signée Bruce Oldfield, un des couturiers favoris de la princesse Diana.

© i-Images /Polaris

Le lendemain, le roi Charles a tenu à rassurer les politiciens teutons lors de son discours au Bundestag de l’amitié et de la volonté de coopérer du Royaume-Uni, quelque peu ostracisé depuis le Brexit. Fidèle à ses principes, le Roi a visité une forme biologique à Brandenburg spécialisée dans la production de fromages. Il a reçu un gâteau en forme de couronne sous le regard amusé des autorités. Il s’est ensuite rendu au centre des réfugiés de l’aéroport de Tegel et a apporté son soutien aux unités amphibie britanniques collaborant avec les troupes germaniques sur la base de Finowfurt, non loin de Berlin.

© i-Images/Polaris

De son côté, la Reine s’est elle aussi préoccupée du sort réservé aux réfugiés en les visitant au Refugio Cafe tout en se ménageant un passage à l’opéra comique de Berlin où elle a rencontré avec un plaisir évident les chanteurs dûment costumés et grimés pour cette circonstance exceptionnelle. Curieusement, rien n’était prévu le soir et on peut supposer que le couple royal a passé une soirée au calme.

© Ben Birchall/PA Wire

Le troisième et dernier jour, Charles et Camilla ont mis le cap sur Hambourg où une foule compacte les attendait sur le parvis de l’hôtel de ville où la maire leur a offert une réception de bienvenue avec échange de cadeaux. La journée fut en partie consacrée à honorer la mémoire des victimes des conflits et des enfants déportés mais Camilla s’est ensuite absentée pour rallier une école où elle a fait le bonheur des jeunes élèves impressionnés de rencontrer une vraie reine pour la première fois. Le programme s’est clôturé par une soirée conviviale que les souverains ont donnée dans un entrepôt du port, le Schupen52. Pas de diadème, ni d’habit de gala… ce qui donne peut-être le ton pour les prochaines visites officielles, sans doute moins solennelles mais tout aussi efficaces !

La duchesse de Brabant diplômée de Harvard

Chroniques royales

La reine qui était apparue resplendissante au Concours Reine Elisabeth dans une robe bleu électrique signée Jenny Packham a fait une infidélité à la célèbre compétition pour un événement très spécial. En effet, Philippe et Mathilde se sont envolés pour les États-Unis afin d’assister à la remise de diplôme de la princesse Élisabeth, qui vient de terminer son cycle à l’université de Harvard, dans le Massachusetts.

Vernissage aux Galeries de la Reine

Vie mondaine

Une très belle exposition avait lieu aux Galeries de la Reine, lors d’un vernissage où la baronne Coralie van Caloen présentait ses dernières créations de bijoux sur mesure, utilisant des techniques anciennes pour sublimer des pierres dans des pièces intemporelles. © Constance Le Hardÿ de Beaulieu

20/03/2026

Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

Tous les articles

Tous les articles