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Be Cheffe célèbre les talents culinaires féminins

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Rédaction

28 November 2024

La deuxième édition du concours culinaire Be Cheffe s’est achevée ce lundi 25 novembre 2024 lors d’une grande cérémonie de remise des prix au Musée Art et Histoire à Bruxelles, en présence de 250 personnes, dont des personnalités politiques de premier plan et des figures incontournables du monde gastronomique. Léa Guchet, Laure Genonceaux et Emmanuelle Ampe (alias Mama Tataki) sont les trois lauréates de ce concours culinaires 100% féminin.

Orchestré par la Fédération Horeca Bruxelles, Be Cheffe veut offrir l’opportunité aux femmes de l’Horeca d’exprimer leur talent dans une approche solidaire et non élitiste de la gastronomie. L’initiative souhaite en effet célébrer et promouvoir les femmes dans un secteur où leurs compétences et leur créativité sont trop souvent éclipsées. Pour cette deuxième édition, quinze finalistes de toute la Belgique s’étaient affrontées lors d’une journée d’épreuves le 4 novembre dernier au sein des cuisines du centre de formation Horeca Forma Be Pro. Celles-ci avaient pour défi de réaliser deux plats imposés : un carpaccio végétarien aux saveurs de l’automne et une assiette « sublimant le chicon sans chichis ».

Un jury de 15 expert(e)s, répartis en 3 catégories (« Étudiantes », « Salariées » et « Cheffes d’entreprise »), y avait évalué les plats des candidates à l’aveugle. Celui-ci comptait notamment la cheffe étoilée Marie Trignon, la cheffe visionnaire Isabelle Arpin et était présidé par Ludivine de Magnanville, créatrice du concours et ancienne présidente de la Fédération Horeca Bruxelles.

Nouvelle vague

Les lauréates de Be Cheffe 2024 : (de gauche à droite) : Léa Guchet, Laure Genonceaux et Emmanuelle Ampe © Maurine Toussaint

Les trois cheffes récompensées cette année ont des profils bien différents. Dans la catégorie « étudiantes », Léa Guchet (17 ans) a conquis le jury par ses compositions soignées et une technique déjà bien avancée. Étudiante à l’École Hôtelière Provinciale de Namur, elle a relevé le défi de sortir de sa routine scolaire pour démontrer un talent précoce. Chez les « salariées », c’est la cheffe du traiteur KTCHN Laure Genonceaux qui raffle la mise. Habituée des distinctions, la cheffe belgo-mauricienne s’affirme déjà comme une figure incontournable de la gastronomie belge avec un style qui mêle maîtrise technique, inventivité et amour des produits locaux. Emmannuelle Ampe, mieux connue sous son nom de scène Mama Tataki, se voit, elle, récompensée par le jury dans la catégorie « cheffes d’entreprise ». Elle fait partie de cette nouvelle vague de cheffes qui n’appartiennent pas à une seule cuisine. Nomade et proposant des expériences culinaires sur mesure, elle incarne une gastronomie moderne et vivante qui casse les codes.

La réalisation gagnante de Laure Genonceaux... © Be Cheffe

... et celle d'Emmanuelle Ampe © Be Cheffe

Égalité et sororité

L'assiette qui a permis de remporter à Léa Tuchet la catégorie "étudiantes" © Be Cheffe

« Au-delà de la compétition, Be Cheffe est avant tout un mouvement qui célèbre l’égalité et la sororité dans le secteur Horeca. L’événement offre aux participantes l’occasion de tisser des liens, de partager leurs expériences et de créer un réseau bienveillant et inspirant », affirme Kamila Ostrowska, Directrice Générale de la Fédération Horeca Bruxelles. La nouveauté de cette édition 2024 résidait dans l’intégration d’une approche durable grâce à un partenariat avec la plateforme eFarmz. Les candidates ont ainsi eu accès à des produits de saison, issus de productions bios et locales, pour sublimer leur créativité tout en respectant des valeurs responsables. « Ce concours met en lumière des talents exceptionnels tout en valorisant une cuisine ancrée dans le respect de l’environnement » souligne encore Kamila Ostrowska.

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Cabillaud vapeur douce, poireaux fondants & bouillon clair au cidre

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À l’approche du printemps, la cuisine gagne en légèreté, sans toutefois renoncer à la gourmandise. Cette assiette joue la carte de la justesse : des saveurs nettes, des textures délicates et un bouillon clair, presque translucide, qui réchauffe sans alourdir. Avec un clin d’œil discret aux vergers normands à travers une touche de cidre, pour une cuisine précise, élégante et profondément bienfaisante.

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