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Glen Ramaekers (Humphrey's) : « La beauté du Streat Fest, c’est la diversité dans l’assiette »

BruxellesFestivalFoodStreet Food

Florence Thibaut

09 May 2023

Tacos dégoulinants mangés au coin de la rue, délicats tapas de fruits de mer ou encore momos népalais dévorés avec les doigts, la street food ne se limite pas aux burgers ou à la junk food. Elle est aussi savoureuse, gastronomique et peut être raffinée. Démonstration avec le deuxième Streat Fest à Tour et Taxi du 11 au 14 mai.

Cette année, près de 75 chefs en provenance de toute la Belgique ont répondu à l’invitation gourmande de Tatou Production, l’organisateur du festival. Parmi ceux-ci, des restaurants gastronomiques renommés, comme La canne en ville, La Bonne chère ou Hors Champs, qui se confronteront à la street food avec des recettes dédiées à déguster sur le pouce. « J’aime beaucoup cuisiner ailleurs que dans ma cuisine. Ici c’est l’occasion de pouvoir réinterpréter la cuisine que je fais à l’assiette pour un nouveau public, de la rendre accessible à tous dans une ambiance très conviviale », partage Alexandru Sabco, le chef de La Bonne chère (Prix Gault & Millau du Jeune Chef de l’année 2023), qui fera son premier festival cette année et proposera un plat autour du poulpe. D’autres adresses, plus familières de l’exercice comme Smash, Bio Mara ou César Rolls (du chef César Lewandowski, participant à l’édition 2023 du célèbre show culinaire Top Chef) seront également de la partie.

© DR

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Gouter les traditions locales

Pour l’édition 2023, le Streat Fest s’est choisi un parrain tout trouvé : Glen Ramaekers, l’ultra sympa chef de Humphrey (2 toques au Gault & Miliau), déjà présent l’an passé. « Je suis super content d’avoir été choisi ! J’adore l’idée de représenter Bruxelles et sa scène gastronomique et culturelle. C’est une ville où on mange très bien et de tout. Sa diversité est immense. Elle se reflète dans le programme du festival. Son côté jeune, fun, accessible et ludique me plait vraiment. On peut faire de magnifiques découvertes sans dépenser 150 euros pour un menu », explique celui qui collabore également fréquemment avec Visit Brussels et gère le catering de Tomorrowland.

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Autre changement, il y aura, cette fois-ci, un pays invité à présenter sa gastronomie : les Philippines. « C’est le pays de ma mère, je suis ravi de montrer toute la richesse de sa gastronomie et ses saveurs incroyables », se réjouit Glen. « Nous faisons un métier de partage. Échanger avec des chefs et tester d’autres traditions est très inspirant. C’est un des points forts du Streat Fest. Je pense qu’on va s’amuser, embraye Alexandru Sabco. La street food pour moi, c’est une cuisine simple, goûteuse, qualitative et représentative d’une culture locale, qu’il s’agisse de ceviche au Pérou, de patatas bravas en Espagne ou de tacos au Mexique. »

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Également lieu de découverte musicale, le festival bruxellois promet une belle affiche. On pourra notamment y écouter le Bruxellois bien connu Zwangere Guy, le duo pop the Haze ou le DJ Grazzhoppa. Une foule d’ateliers interactifs pour petits et grands sera proposé, dont un pairing bière chocolat un cours de décoration de gâteaux ou encore une initiation au graffiti, sans oublier un vaste marché artisanal et de producteurs locaux où déniche des trésors. Et Glenn Ramaekers de résumer « La beauté du Streat Fest, c’est toute la diversité dans l’assiette, dans le public et dans la communauté de chefs représentés ».

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