• HLCÉ

Le testament maudit du prince de Sayn

News Gotha

Christophe Vachaudez

31 August 2020

© DR

[caption id="attachment_24519" align="alignnone" width=""]Le château de Berleburg, enjeu d'un héritage d'un autre âge aux relents nazi[/caption]La presse allemande qui couvre l'affaire portée devant les tribunaux comprend mal qu'un testament daté de 1943 peut influer de façon aussi contraignante le destin du prince Gustave de Sayn-Wittgenstein-Berleburg.

Avant de disparaître durant la Seconde guerre mondiale, son grand-père le prince Gustave-Albert avait écrit ses dernières volontés. Il stipulait que pour hériter du domaine, du titre et du château de Berleburg, demeure ancestrale de la maison, les héritiers devaient épouser des femmes de race aryenne, nobles et protestantes. Ces desiderata obsolètes dictés en pleine période nazie ont motivé le prince Louis-Ferdinand, un cousin, à prétendre au pactole estimé entre 500 et 600 millions d'euros, en attaquant directement le prince Gustave.

Le prince Richard de Sayn Berleburg, et son épouse la princesse Benedikte de Danemark, parents du prince Gustave
Le prince Richard, décédé en 2017, et son épouse la princesse Benedikte de Danemark, parents du prince Gustave © DR

Fils du prince Richard et de la princesse Benedikte de Danemark, sœur de la reine Margrethe II, ce dernier est aujourd'hui âgé de 51 ans et, après des fiançailles avortées avec Elvire Pasté de Rochefort en 2000, il vit en couple depuis plus de quinze ans avec Carina Axelsson, une charmante américaine qui compte des ancêtres mexicains et suédois. Originaire de Californie, elle a vécu à New York puis à Paris. Auteur de différents ouvrages, elle est parfaitement intégrée au sein de la famille du Prince, régulièrement invitée à la cour de Danemark, aux réceptions officielles ou aux réunions plus intimes. Elle a d'ailleurs pour amies la princesse Victoria de Suède ou la princesse héritière Mary.

Le prince Gustave de Sayn-Berelburg et son épouse Carina Axelsson
Le prince Gustave de Sayn-Berelburg et son épouse Carina Axelsson © DR

Si Gustave peut compter sur le soutien inconditionnel de sa mère, la princesse Benedikte, et de ses sœurs, les princesses Alexandra et Nathalie, il semble que les juges lui aient aussi accordé sans sourciller l'héritage de son père, déboutant le cousin indélicat qui ne s'avoue pas vaincu et souhaite remettre la décision entre les mains de la cour constitutionnelle.

Le château de Berelburg
Le château de Berelburg © DR

Gustave et Carina, qui a fêté ses 52 ans en août, ont peu de chance de devenir parents et tout risque alors de recommencer sauf si la cour décide en son âme et consciente de casser ce document d'un autre âge. Pour l'heure, ils ne peuvent se marier et doivent subir cette situation aussi triste qu'inhabituelle.

Hlynur Pálmason : « Il y a beaucoup de beauté dans des petites choses. »

Cinéma

Dans « L’amour qu’il nous reste », son dernier film, le cinéaste islandais Hlynur Pálmason propose une ode à la nature, à la famille et à l’amour. Comme dans « Godland » (sorti en 2022), Hlynur Pálmason place la famille au cœur de son récit. La séparation du couple est vécue comme une lente érosion. Si ce film peut paraître longuet, c’est parce qu’Hlynur Pálmason observe cette famille en déliquescence sur le mode délibérément minimaliste, contemplatif. « L’Amour qu’il nous reste », présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025, est une chronique sentimentale, froide, empreinte de tendresse et de douceur. Rencontre avec Hlynur Pálmason.

Publicité

Tous les articles