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Berlinale 2018 : c'est parti !

berlinale2018

Rédaction Eventail

16 February 2018

© 2018 Twentieth Century Fox

Comme film d'ouverture pour cette 68e Berlinale, on pouvait difficilement imaginer mieux. Le 15 février marquait le premier jour de l'Année du Chien, que les communautés chinoises du monde entier célèbrent avec ferveur. La programmation de Isle of Dogs de l'Américain Wes Anderson s'avérait donc idéale.

Dans ce long métrage d'animation, le réalisateur du très admiré Grand Budapest Hotel imagine que dans un futur pas trop éloigné les autorités japonaises ont imaginé de parquer dans une île infestée de détritus tous les quadrupèdes que l'on soupçonne de véhiculer un virus (« Dog Flu ») considéré comme fatal pour l'espèce humaine. Le héros de cette fable, un garçon de 12 ans, n'hésite pas à braver tous les dangers pour récupérer son animal de compagnie favori.

 
 © 2018 Twentieth Century Fox

Ce qui donne à l'histoire son côté saugrenu, c'est que les chiens sont doués de la parole (des acteurs célèbres comme Bill Murray ou Scarlett Johansson ont prêté leurs voix aux protagonistes canins). Connu pour son perfectionnisme, Wes Anderson a travaillé pendant deux ans dans un studio londonien à cette fantaisie où il emploie habilement la technique du « stop-motion ». En fait, son idée était de réaliser un film qui s'adresse aussi bien aux adultes qu'à un public jeune. Les cinéphiles noteront d'ailleurs au passage des références à des auteurs classiques du cinéma japonais comme Kurosawa ou Ozu.

 
 © Wes Anderson

Le public de la première berlinoise - où traditionnellement le monde politique côtoie le milieu du spectacle – a été visiblement enchanté.

Ce qui n'empêche pas tout de même qu'un certain degré de controverse a été observé dès le premier jour de cette Berlinale.

 
© Kim Ki-duk Film

Dans la foulée de la campagne #MeToo, qui dénonce des comportements inappropriés dans l'industrie du cinéma (affaire Weinstein et autres), un groupe de protestataires s'est élevé contre le fait que le réalisateur coréen Kim Ki-duk – auteur de Printemps, été, automne, hiver ... et printemps (2003) - a été invité ici pour présenter sa nouvelle production Human, Space, Time and Human.

 
 © Kim Ki-duk Film

Une actrice du film l'accuse de mauvais traitements et même de l'avoir agressée sexuellement. Le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, a décidé de maintenir l'oeuvre au programme de la section Panorama, dans la mesure où un tribunal coréen a rejeté la plainte de l'actrice faute de preuves.

Un demi-siècle de records pour le Mémorial Van Damme

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Kho Liang Ie

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