• HLCÉ

Cloudie, full sentimentale

Belgian BandMusiquemusique pop

Maxime Delcourt

30 November 2022

Plutôt que de parler de la nouvelle scène locale, Eventail.be a décidé de donner la parole à ceux qui secouent le paysage musical belge. Tout juste arrivée, Cloudie n’a pour le moment qu’un seul single au compteur (l’addictif « On va où » ?), mais l’avenir semble promettre les plus beaux jours à son talent. De même qu’à cet EP que l’auteure-compositrice-interprète liégeoise annonce pour le printemps 2023.

Eventail.be – À quel moment avez-vous eu envie de vous investir dans la composition musicale ?
Cloudie – Ça va sonner très cliché, mais je chante depuis toute petite. J’ai toujours adoré ça. Je peux même dire que j’ai été élevée à base des émissions de Disney Channel ou High School Musical. Bien sûr, l’écriture n’est venue que plus tard. Je devais avoir 17 ans, et j’écrivais en anglais : j’avais peur du français, peur de tomber dans le cheap, là où l’anglais permet une écriture plus fluide, plus groovy. Cela dit, l’anglais n’étant pas ma langue maternelle, j’ai vite été bloquée… Il y a un an, juste après avoir été diplômée en études de marketing à Liège, j’ai voulu professionnaliser ma démarche. Je suis alors automatiquement retournée vers le français.

© Eva Neuray

– Dans votre cursus, il y a aussi cette expérience au sein de l’Opéra Royal de Wallonie…
Ma grand-mère est cantatrice. Un jour, en lisant dans le journal, elle voit que la chorale recherche des enfants. À 6 ans, j’ai donc intégré cette formation, et j’y suis restée jusqu’à 16 ans. Le rythme était soutenu, dans le sens où je cumulais ça avec mes études, mais ça a été une expérience incroyable, entre les costumes, le maquillage et toutes ces performances scéniques.

– Cela n’a pas été trop difficile de revenir à un langage pop après une telle formation, plutôt lyrique ?
J’ai toujours cherché à faire cohabiter les deux. À côté de la chorale, je n’ai jamais cessé de chanter, notamment des reprises de morceaux pop. D’autant que je faisais un peu un blocage sur le chant lyrique quand j’avais 14-15 ans : ce n’est pas vraiment un âge où on trouve ça cool… Pendant un temps, j’ai donc mis de côté tout ce que j’avais appris, avant d’y revenir dernièrement grâce à un coach vocal. Parce que j’ai envie de connecter ces deux univers, et parce que j’ai envie d’explorer toutes mes capacités.

– Des artistes féminines, comme Billie Eilish ou Angèle, ont mis à mal certains stéréotypes et démontré qu’elles pouvaient assumer le travail de composition et de production dans son ensemble. Cette assurance vous a-t-elle aidé à croire en vos capacités ?
C’est fascinant de voir des artistes qui savent s’entourer au dernier moment de la bonne personne afin d’amener leur projet encore plus loin. Et oui, ça donne envie d’avancer de la même façon. Le succès d’Angèle, par exemple, est hyper inspirant : artistiquement, elle a créé ce courant de pop francophone et inspiré beaucoup d’artistes. Elle a cette patte belge, et on sent que d’autres compositrices et interprètes avancent avec la même ambition.

– C’est votre cas ? On va où ?, votre premier single, donne l’impression de s’inscrire dans cette tendance.
Il y a un an, j’ai eu envie de sortir plein de titres. J’étais euphorique, je débordais d’envie, mais après en avoir discuté avec mes proches, j’ai compris qu’il était mieux de me présenter au public avec un univers très construit, quelque chose de cohérent et capable de synthétiser ma musique, mes visuels et mes clips dans une même esthétique. On va où ? en atteste, de même que mon premier EP, dont la sortie est prévue au printemps. Ce sera du Cloudie à 100%.

© Eva Neuray

– Justement, d’où vient ce pseudo ?
C’est une référence aux nuages, et notamment à deux symboliques que j’aime beaucoup : d’un côté, c’est le petit nuage blanc, celui qui suggère quelque chose d’assez enfantin, léger et positif ; de l’autre, c’est ce nuage gris qui peut être effrayant et génère de temps à autres de l’anxiété. Je trouve que ça englobe bien ma dualité et ces différents sentiments avec lesquels j’avance dans la vie.

– Doit-on s’attendre à un EP synthétisant cet équilibre entre innocence et mélancolie ?
Chaque chanson vient immortaliser une émotion, une personnalité, un sentiment, qu’il soit nostalgique ou positif. Il a été pensé dans la droite lignée de On va où ?, avec la même spontanéité dans l’écriture et la même vulnérabilité.

Photo de couverture : © Eva Neuray

Corinthia Grand Hotel Astoria : deux brunchs, deux arts de vivre

Gastronomie & Oenologie

Dans un lieu chargé d’histoire, certains plaisirs prennent une saveur particulière. Au cœur de la rue Royale, l’ancienne demeure du mythique Astoria, aujourd’hui renaissante sous l’enseigne du Corinthia Grand Hotel Astoria Brussels, cultive désormais un art du brunch qui mérite que l’on s’y attarde. Non pas un, mais deux rendez-vous, presque deux humeurs. L’un se vit au grand jour, dans la tradition dominicale la plus élégante. L’autre préfère la nuit, les lumières basses et les conversations qui s’éternisent.

Hollywood

Boutiques

Ouverte il y a six mois, cette boutique propose céramiques maltaises, bougies, tableaux, étoffes brodées et bibelots, parfaits comme souvenirs charmants de Malte.

Malte

Publicité

Julie Rains, la nécessité de dire

Musique

Révélée au sein du duo Juicy, Julie Rains impose en solo une musique nettement plus hybride, qui se moque des codes de la pop pour se frotter à ceux de l’électronique et du jazz. À l’image de son dernier EP, Lentement, dont elle raconte la genèse, entre recherches formelles et désir de sincérité.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles