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Marcel Croës : disparition d’un grand monsieur des Arts et de la culture

ArtCultureHommageMarcel Croës

Rédaction

11 September 2023

C’est avec beaucoup de tristesse que L’Éventail a appris la disparition de Monsieur Marcel Croës.

Marcel entretenait une longue relation avec la rédaction de L’Éventail. Nous avions le plaisir et l’honneur de le compter parmi nos journalistes depuis un très long moment. Un goût et une appétence partagés pour les belles choses avaient naturellement rapproché nos équipes de cet humble et érudit passionné. La famille de L’Éventail perd un ami.

Marcel Croës avait commencé sa carrière de journaliste culturel au micro de l’INR, la station radio du service publique (dont descend directement la RTBF), alors encore installée dans les emblématiques studios de Flagey. Il deviendra ensuite un pilier de Musiq3.

Amoureux des arts dans leur plus large acception, Marcel Croës était un fin critique de cinéma et d’opéra. Nos lecteurs se souviendront longtemps de ses papiers ciselés, où il décrivait avec passion mais sans ampoule ses impressions sur les spectacles, expositions ou films qu’il avait le bonheur de partager dans nos pages.

Sur notre site web, nos lecteurs suivaient chaque année, comme un rituel, ses comptes rendus du festival du film asiatique d’Udine et de la Berlinale.

C’est avec une grande émotion que nous publierons – de manière posthume – ses dernières chroniques dans notre numéro d’octobre.

Ce qui nous enchantait le plus chez Marcel (au-delà de sa courtoisie et de sa bienveillance), c’était la fraîcheur d’esprit dont il arrivait à faire preuve dans son exercice critique. Au-dessus des modes, il n’a jamais cessé d’être en prise directe avec l’air du temps. Gentleman au maintien aussi élégant que sa pensée, c’est peu dire que Marcel Croës nous manquera. Nous ne doutons pas que le monde des arts et de la culture puisse en dire autant.

Nous nous associons à la douleur de ses proches et adressons à son épouse Gisèle, à sa famille et à ses amis, nos très sincères condoléances.

Photo de couverture : © Violaine le Hardÿ

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