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Les Hanovre se séparent de Marienburg

News Gotha

Christophe Vachaudez

04 January 2019

© DR

Voici peu, le prince Ernst-August junior avait suscité la surprise en annonçant vouloir se séparer du château de Marienburg et le céder au Land de Basse-Saxe pour un euro symbolique. La famille éprouvait des difficultés à assumer l'entretien de ce vaisseau de pierres comptant plus de 130 pièces.

Surplombant de sa silhouette néo-gothique une colline boisée à une vingtaine de kilomètres au sud de Hanovre, l'édifice fut construit entre 1858 et 1867 à l'intention de la reine Marie, épouse Georges V de Hanovre, le roi aveugle. Avec ses 120 hectares de forêt, le lieu servait autrefois de pavillon de chasse et de résidence estivale, à faible distance de la ville.

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La décoration de style troubadour à peine achevée, les souverains doivent prendre le chemin de l'exil suite à l'annexion du royaume de Hanovre par la Prusse. L'immense bâtisse sera abandonnée dés 1866 et inoccupée durant près de 80 ans. La vie reprendra peu à peu à Marienburg après 1945, et le château deviendra partiellement musée, accueillant le mobilier d'argent et les couronnes des Guelfes.

Le prince Ernst-August Jr de Hanovre à Marienburg © DR 

Aujourd'hui, on comptabilise près de 200.000 visiteurs par an et la région a manifesté son intérêt, offrant 20 millions d'euros pour le contenant, et envisageant une campagne de travaux avoisinant les 39 millions d'euros. La famille utilisait encore Marienburg de temps à autre pour organiser certains événements comme le mariage du prince Ernst-August et de Chantal Hochuli en 1981. Il sera aussi le cadre d'une vente mémorable orchestrée par Sotheby's en 2005 quand les Hanovre décide de vendre une partie de leurs biens.

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Á la tête du trust gérant les biens familiaux, le prince Ernst-August a pris cette décision en âme et conscience, afin de préserver ce patrimoine menacé. Son père, pourtant, ne l'entend pas de cette oreille et a fait stopper toutes les démarches.

Écarté depuis longtemps des affaires familiales pour alcoolisme et santé délicate, le prince Ernst-August n'entretient plus que des relations épisodiques avec ses enfants, refusant d'assister au mariage de l'aîné, faisant une apparition surprise aux noces du second, à Lima, au Pérou. La justice suivra sans doute son cours, laissant le destin de Marienburg en suspens pour un temps.

Maredsous Sound Festival : l'abbaye se met à l'écoute de la jeunesse

Musique

Les 28 et 29 août 2026, l’Abbaye de Maredsous installera sur son esplanade le Maredsous Sound Festival, deux journées de concerts, d’ateliers et de temps de prière conçues pour les nouvelles générations. Porté par la communauté monastique et soutenu par l’évêque de Namur, l’événement entend rapprocher culture contemporaine et héritage spirituel, ses bénéfices revenant à la restauration de la basilique Saint-Benoît.

Déjeuner avec Amélie et Juliette Nothomb

Vie mondaine

Au Château Sainte-Anne, Amélie et Juliette Nothomb ont partagé un moment de rare complicité lors d’un déjeuner organisé par L’Éventail et la WTCA. Les deux sœurs sont revenues sur leur enfance nomade, leur lien fusionnel et leur passion commune pour la littérature. Autrice de plus de trente romans et forte de 20 millions d’exemplaires vendus, Amélie a également évoqué son mode de vie singulier, loin du numérique. À l’issue de ce déjeuner placé sous le signe de la complicité, Amélie et Juliette Nothomb se sont prêtées avec générosité à une séance de dédicaces, prolongeant ce moment privilégié au plus près de leurs lecteurs. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

27/03/2026

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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