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L'aristocratie britannique en deuil

Rédaction Eventail

31 October 2014

Après la duchesse douairière de Devonshire, c'est au tour du duc de Marlborough, onzième du nom, de quitter ce bas-monde. Lointain cousin de la princesse Diana avec qui il partageait le même patronyme, John Spencer-Churchill était aussi apparenté au premier ministre britannique Sir Winston Churchill.

La famille doit sa bonne fortune à un ancêtre qui, à l'avènement de la reine Anne en 1702, devint commandant en chef des troupes britanniques et plus tard généralissime des armées alliées durant la guerre de succession d'Espagne. De cette époque datent les titres, les honneurs et surtout l'immense palais de Blenheim offert pour commémorer la victoire de la bataille éponyme en 1704.

LE palais de Blenheim© Droits réservés

Ce cadeau conçu par l'excellent architecte John Vanbrugh a été classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et demeure l'un des sites les plus visités de Grande-Bretagne. Toutefois, avec ses 187 pièces (il surpasse Buckingham et Windsor Castle) et un domaine de 809 ha, l'immense bâtisse nécessite des efforts de maintenance herculéen et le duc avait coutume de dire, en plaisantant, que la bataille de Blenheim ne s'arrêterait jamais. Âgé de 88 ans, John Spencer-Churchill avait quelque peu défrayé la chronique en se mariant quatre fois, d'abord avec Susan Hornby de qui il eut trois enfants, ensuite avec Athina Livanos, ex-épouse d'Aristote Onassis, puis avec la comtesse Rosita Douglas, une soeur d'Élisabeth, duchesse Max-Emmanuel en Bavière, de qui il eut trois enfants, et finalement avec Lily Sahni, ex épouse d'un milliardaire indien. Le personnel du palais formait une haie d'honneur au corbillard hippomobile utilisé depuis des siècles par la famille. Son fils aîné, Charles-James Spencer-Churchill, marquis de Blandford, est devenu le douzième duc de Marlborough.

Les bijoux de la reine Fabiola à l’encan

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En choisissant de léguer ses bijoux à ses nombreux neveux et nièces, tant en Belgique qu’en Espagne, la reine Fabiola se doutait-elle qu’ils réapparaitraient régulièrement aux enchères ? Si la Villa Astrida de Motril a été élevée en fondation et offre aujourd’hui son cadre reposant à des séjours de méditation, les collections personnelles de l’épouse du roi Baudouin ont été réparties en suivant scrupuleusement ses dernières volontés. Mais voilà, en Belgique, en ce qui concerne les bijoux, la frontière entre les cadeaux offerts à titre privé ou officiel, n’a jamais été déterminée comme dans d’autres pays. De même, aucune fondation n’a jamais été créée pour empêcher l’hémorragie des écrins royaux.

Déjeuner avec Georges-Louis Bouchez

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Dans le cadre des conférences de L’éventail, Georges-Louis Bouchez s’est déplacé au Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire pour partager sa vision, ses convictions et ses analyses sur les enjeux politiques et sociétaux actuels de notre pays. © Violaine le Hardÿ de Beaulieu

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L’exposition organisée conjointement par le V&A et la collection Al Thani à l’hôtel de la Marine nous permet de clore l’année royale sur une note scintillante. Une myriade de diadèmes, des pierres non montées issues des collections du musée de minéralogie de Paris, de précieux bijoux de la reine Victoria, de l’impératrice Catherine II, de la reine Elisabeth de Belgique, de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, ou encore des duchesses de Portland ou de Manchester, autant de prétextes pour aborder sans réserve une symbolique riche et complexe.

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