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La reine blanche, n'est plus

Rédaction Eventail

10 December 2014

© Philip Reynaers/ /Photo News

[caption id="attachment_14556" align="alignnone" width=""]Fabiola de Mora y Aragón, cinquième reine des Belges nous a quitté ce 5 décembre 2014[/caption]Avec le décès de la reine Fabiola, les Belges ont l'impression de tourner une page de leur histoire. Plus de cinquante années se sont écoulées depuis l'arrivée de Fabiola de Mora y Aragón dans sa nouvelle patrie. Le roi Baudouin n'avait aucune idylle connue et son célibat se prolongeait à tel point que certains magazines annonçait son entrée dans les ordres quand, soudain, la nouvelle retentit comme une bombe, le souverain triste se fiançait.

Á l'époque, il semble même que le roi Léopold III et la princesse Lilian aient été mis devant le fait accompli. De bonne grâce, ils accueillent cette aristocrate espagnole dont la marraine n'était autre que la reine Victoria-Eugénie d'Espagne. Le 15 décembre 1960, pour le grand jour, Fabiola porte une robe bordée de vison blanc signée Balenciaga, le grand couturier qui fut le protégé de sa grand-mère. Elle a coiffé le diadème des neuf provinces et devient officiellement la cinquième reine des Belges. Cimentée par une foi profonde et inconditionnelle, l'union sera heureuse malgré l'absence d'enfants. En effet, après plusieurs fausse-couches, le couple royal se résout et se consacre à ses neveux et aux enfants de façon générale.
La reine blanche a laissé un souvenir impérissable dans l'esprit des gens qu'elle a rencontrés © Droits réservés
Durant les 33 ans aux côtés de son époux, Fabiola le seconde avec intelligence, s'investissant dans la culture et l'aide aux plus déshérités. Ainsi, la reine reprend la présidence d'honneur du Concours musical Reine Elisabeth en 1965 et patronne la Fondation Père Damien. Elle sera à l'origine de la Fondation nationale Reine Fabiola pour la santé mentale et donnera son nom aux Villages pour personnes handicapées et à un Hôpital universitaire des enfants. Quand elle s'engage, la reine ne le fait pas à moitié. Exigeante envers elle-même, elle étudie en profondeur chaque dossier, mettant parfois ses interlocuteurs mal à l'aise, car Fabiola, sous des dehors affables pratique la main de fer dans un gant de velours. Si la reine se plie à ses charges de souveraine, elle rechigne au paraître et la vie de cour sera inexistante durant de nombreuses années.
La reine Fabiola en compagnie de ses neveux Imre d'Autriche, fils de Marie-Astrid de Luxembourg, et Alexandra de Luxembourg © Violaine le Hardy de Beaulieu
Pieuse mais gardant l'esprit ouvert, de caractère jovial et enjoué, la reine avait une personnalité solaire qui a conquit nombre des personnes qui l'ont approchées. Parfaite polyglotte, elle entretient de bons rapports avec les souverains de Thaïlande et du Japon mais aussi avec le couple royal espagnol ou la shabanou. De même, elle est très proche de ses nièces Margareta et Marie-Astrid de Luxembourg comme du prince Philippe ou de la princesse Astrid. On connait moins ses neveux espagnols mais ils la visitaient à Bruxelles ou plus souvent à Motril, à la Villa Astrida, où elle passait ses vacances aux côtés du roi. Quand ce dernier meurt, Fabiola apparaît aux obsèques en blanc, couleur de la résurrection. Devenue veuve, elle continue à s'investir dans la vie publique et s'installe au Stuyvenberg. C'est dans cette résidence autrefois habitée par la reine Elisabeth qu'elle s'est éteinte à 86 ans. Son cercueil, transporté à la chapelle du palais de Laeken, a été ensuite conduit au palais royal de Bruxelles où il sera exposé jusqu'aux funérailles d'état qui lui seront offertes ce vendredi 12 décembre, en présence de nombreuses têtes couronnées.

Memlinc Palace à Knokke-Heist : un chantier de reconversion à l'arrêt

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Institution de la côte belge depuis 1923, le Memlinc Palace a fermé ses portes en 2025 après cent deux ans d’histoire familiale. Vendu à un promoteur gantois pour être transformé en résidences de luxe, le bâtiment classé fait l’objet d’un arrêt de chantier après des démolitions non autorisées. Un dossier qui cristallise les tensions entre patrimoine et spéculation immobilière.

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Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

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Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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C’est à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, à Waterloo, cadre d’exception, symbole d’excellence artistique et de transmission que s’est déroulé le Forum de Lobby sur le thème “Chroniques patrimoniales”. © Constance le Hardÿ de Beaulieu

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