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De provenance impériale et royale

BijouxJoaillerieNews Gotha

Christophe Vachaudez

04 November 2024

Sotheby’s avait déjà proposé une partie de la collection à l’automne passé, voici que la vente de novembre à Genève poursuit la dispersion de cet ensemble exceptionnel issu de la branche cadette de la famille de Wurtemberg. Á cela s’ajoutent des bijoux des maisons de Bade et de Bavière mais aussi un somptueux collier provenant de l’écrin des marquis d’Anglesey. Ce négligé totalisant plus de 300 carats fut porté aux couronnements de Georges VI et d’Élisabeth II et son histoire a de quoi intriguer puisque les glands terminaux proviendraient du fameux collier de la reine, celui que refusa Marie-Antoinette et qui fit pourtant un tel scandale. Á n’en point douter le bijou date du XVIIIe siècle et si certains témoignages corroborent l’association à l’infortunée souveraine, il faut rester prudent. Quoiqu’il en soit, il illustre à merveille l’opulence de la cour du roi Georges III et fait preuve dans son porté d’une modernité étonnante. Flexible à souhait, il pourrait allègrement dépasser les deux millions de francs suisses et sortir d’une famille à qui il appartient depuis au moins 250 ans !

Procédant de l’écrin de la défunte princesse Margarita de Bade, une cousine germaine du duc d’Édimbourg, un charmant diadème au dessin géométrisant a été attribué au joaillier allemand Koch qui a fourni de nombreuses cours d’Europe. La Princesse qui avait épousé le prince Tomislav de Yougoslavie dont elle a eu deux enfants, Nicolas et Catherine, est décédée en 2013 dans sa maison de Farnham dans le Surrey. Elle coiffa ce léger ornement de tête lors de grands événements du gotha.

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Outre deux bracelets en diamants convertibles en collier de chien qui appartinrent à la princesse Margarete de Tour et Taxis, la vente compte aussi un ensemble de bijoux historiques conservés au sein de la maison ducale de Bavière, branche cadette de la lignée des Wittelsbach dont était issue notre reine Élisabeth, consort du roi Albert Ier. De nos jours, suite à une série de succession, elle est représentée par le duc Max en Bavière, frère cadet du duc Franz, chef de la branche aînée. Le duc Max et son épouse née comtesse Elisabeth Douglas ont eu cinq filles dont Sophie qui s’est unie au prince Alois de Liechtenstein ou encore Marie-Caroline qui a convolé avec le duc Frédéric de Wurtemberg.

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Des grenats provenant de la reine Amélie de Grèce, des turquoises de la reine Marie de Bavière, née princesse de Prusse et mère du roi Louis II, une montre oignon constellée d’émeraudes utilisée par la reine Thérèse de Bavière, trois étoiles en diamants montées en diadème, de nombreuses pièces commémoratives ou encore un diadème d’épis de blé, attribué au b, font partie des pièces proposées.

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Mais la vente, dans sa majorité présente la collection du défunt duc Alexandre de Wurtemberg, comprenant des bijoux principalement hérités du tsar Ferdinand de Bulgarie mais pas seulement. Parfaitement documentées, toutes ces pièces permettent de parcourir une prestigieuse arborescence. Ainsi, des bijoux proviennent directement de la cassette de la princesse Clémentine, une fille du roi Louis-Philippe, mère du tsar Ferdinand, comme un bracelet en or rehaussé de trois fleurs de lys serties de pierres précieuses attribué au joaillier Bapst, mais aussi de son époux le prince Auguste de Saxe-Cobourg-Gotha, notamment une bague ornée d’un rubis étoilé flanqué de deux saphirs jaunes.

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Une fleur de lys offerte par la duchesse d’Orléans, l’archiduchesse Marie-Dorothée, une broche de diamants et perles donnée par l’impératrice Marie-Anne d’Autriche, une rivière de chatons provenant des collections du duc Robert de Parme, une parure complète de diamants et d’opales ayant appartenu à la duchesse Robert de Wurtemberg, nombre de bijoux faisant partie du trousseau de la princesse Marie-Louise de Bulgarie, hérités par sa fille Eudoxie, dont un remarquable bracelet serti de saphirs, de spinelles et d’émeraudes par le joaillier Fontenay, côtoient des bijoux de présentations, des boutons de manchette et des épingles de cravate, témoins de la passion invétérée du tsar de Bulgarie pour les pierres précieuses. Il en conservait toujours dans ses poches pour avoir le plaisir de les sentir glisser entre ses doigts. Une fois encore, Sotheby’s s’impose comme un leader des grandes ventes historiques de bijoux royaux, où quand la provenance fait frissonner les enchères !

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Informations supplémentaires

Vente

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Date

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