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La majorité d’un futur empereur

Dynastie YamatoNews Gotha

Christophe Vachaudez

15 September 2025

Au Japon, la tradition a été respectée à la lettre puisque le prince Hisahito, deuxième dans l’ordre de succession au trône, a célébré sa majorité selon un rite remontant au IXe siècle : la cérémonie du Kakan-no-Gi. Certains pensent même qu’elle serait encore plus ancienne. On avait certes un peu triché puisque le prince a fêté cette année ses 19 ans mais les huiles du protocole impérial, aussi rigoureux qu’immuable, avaient consenti à respecter le rythme scolaire du jeune homme et à retarder ce jour important d’une année.

Le fils du prince Fumihito et de la princesse Kiko d’Akishino s’est donc plié aux rites ancestraux du trône du chrysanthème, ému mais souriant, et ce, en présence de ses sœurs, les princesses Mako et Kako, de l’empereur Naruhito et de l’impératrice Masako, et d’autres membres de la famille impériale qui perpétuent la dynastie Yamato.

© Masatoshi Okauchi/Shutterstock

Très tôt matin, il a reçu une précieuse boîte de la période Edo qui fait partie des collections du palais renfermant le kanmuri, la coiffe traditionnelle en soie laquée qui marquera le passage à l’âge adulte. L’ornement n’a coûté pas moins de 16.000 euros au gouvernement japonais. Le Prince avait revêtu l’habit réservé aux enfants. D’un jaune pâle, il est doté d’une traîne mesurant plus de six mètres. Hisahito a ensuite coiffé le précieux couvre-chef, délicatement attaché grâce à un ruban de soie blanche. Il s’est alors avancé vers le couple impérial, s’est incliné, avant de reproduire la scène devant ses parents et de prononcer un discours. Il a ensuite quitté la salle pour revêtir le sokutai, son habit d’adulte de couleur noire et pourpre.

© The Imperial Household

Son oncle avait mis à sa disposition un carrosse à bord duquel le Prince a quitté l’enceinte du palais impérial pour saluer ses compatriotes. L’après-midi, en habit, il a de nouveau rendu hommage à l’Empereur et à l’Impératrice. Comme son oncle et sa tante, le Prince a pu prendre place derrière une table où trônaient quelques spécialités culinaires nationales comme le kamaboko à l’oursin, des sashimis de thon séché, du riz, des crevettes, des cailles, des ailerons de dorade et un verre de saké.

© Pool/Zuma Press Wire/Shutterstock

© The Imperial Household

Au terme de cette deuxième entrevue, Naruhito a accordé à son neveu le grand cordon de l’ordre du Chrysanthème, une décoration prestigieuse qui fut créée en 1876. Deux jours plus tard, le Prince a souhaité informer la déesse Amaterasu du bon déroulé des événements. Il s’est donc rendu au sanctuaire sacré d’Ise, une ville qui se situe dans la province de Mie et qui considérée comme le berceau du Shinto. Pas étonnant dès lors qu’on y ait recensé près 125 temples ! Un prêtre a procédé à un rite de purification et le jeune Prince, très élégant en jaquette et haut de forme, a poursuivi sa visite. Ne restera plus à l’intéressé que d’aller s’incliner devant le tombeau de l’empereur Jinmu, le fondateur de la dynastie, avant de reprendre ses études en biologie à l’université de Tsukuba. Sans changement de la loi qui permettrait à la princesse Aiko, fille unique de l’Empereur, de monter sur le trône, c’est le père du prince Hisahito qui succédera à son frère, d’où l’importance de ce rite de passage pour cet empereur du Japon en devenir !

Art Paris de Babel à la réparation

Foires & Expositions

Rendez-vous incontournable des amateurs d’art moderne et contemporain du printemps, Art Paris se déploiera à nouveau sous la verrière du Grand-Palais pour cette 28e édition accueillant quelque 165 galeries françaises et internationales, avec un secteur Promesses dédié aux jeunes galeries et à la création émergente, et des Solo Shows disséminés au sein de la foire.

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Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Lancement du livre “Entre Murs et Jardins”

Vie mondaine

En cette fin d’année 2025, APARTÉ ÉDITIONS avait convié le « ban et l’arrière-ban », chez Quatuor Design, à Uccle, à l’occasion du lancement de son dernier livre « Entre murs et jardins », dédié aux plus belles demeures et aux plus beaux parcs de Bruxelles (et alentours). Difficile d’imaginer meilleur cadre pour présenter ce superbe ouvrage dû à Paul Grosjean pour les textes et à Mireille Roobaert pour les photographies. Pas étonnant qu’autant de monde se soit déplacé dans ce trésor du patrimoine ucclois en vue de découvrir le nouvel opus de notre duo de choc… © DR

16/12/2025

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