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La princesse Leonor, l’atout de la monarchie espagnole

Maison de BourbonNews Gotha

Christophe Vachaudez

28 July 2025

Alors que les mémoires du roi Juan-Carlos risquent d’ébranler une fois encore les fondations fragiles de la monarchie espagnole, la princesse des Asturies qui attire désormais tous les regards s’impose comme un atout de choix pour la pérennité de l’institution.

La fille aînée du roi Felipe et de la reine Letizia qui fêtera ses 20 ans en octobre multiplie les engagements officiels après sa formation militaire au sein de la marine. Alors que la popularité des souverains semble au beau fixe, celle de Leonor ne cesse de grimper, notamment auprès de la jeune génération. Mi-juillet, c’est à Marìn, au cœur de la Galice, que la princesse des Asturies a reçu des mains de son père les insignes de grand-croix de l’Ordre du Mérite naval, une distinction accordée à tous les nouveaux officiers de la Marine qui, à cette occasion prêtent serment et allégeance au drapeau.

© Photo News

Comme toutes les familles des autres officiers promus, le roi Felipe, la reine Letizia et l’infante Sofia s’étaient déplacés à l’école navale pour vivre pleinement cette journée particulière. Deux jours auparavant, les autorités de la province avait remis à Leonor la médaille d’or de Galice. La Princesse qui s’est déjà exprimée en arabe, en anglais ou en catalan, a eu beaucoup de succès quand elle a remercié en galicien, soulignant les charmes de la région et son hospitalité qui l’a beaucoup touchée.

© Jesus Briones/GTRES/Shutterstock

Une semaine plus tard, elle accompagnait ses parents et sa sœur à la remise des Prix Princesses de Gérone. Ce titre associé au royaume d’Aragon comme ceux de duchesse de Montblanc, comtesse de Cerbère et Dame de Balaguer revient aux héritiers de la couronne. Il est depuis longtemps associé à cette Fondation qui s’est donnée pour mission de soutenir les jeunes talents. La cérémonie qui s’est déroulée au Gran Teatro del Liceo de Barcelone a récompensé six lauréats qui représentent différentes catégories comme l’art, la création d’entreprise, la recherche, la sphère sociale et la sphère internationale. Le Roi a prononcé un discours suivi par celui de la princesse Leonor qui a détaillé, en alternant l’espagnol et le catalan, les talents et les réalisations des gagnants pour cette édition 2025. La fille des souverains s’exprime avec aisance et échange volontiers avec un public qui l’a vue grandir et s’épanouir au fil des ans.

© Photo News

À l’image de la princesse Élisabeth de Belgique, de la princesse Ingrid de Norvège ou de la princesse Catarina des Pays-Bas, elle remplit maintenant des engagements officiels en solo. Comme chaque année, le lendemain de la remise des prix, la Princesse se rend dans une localité de Catalogne. Cette fois, elle a choisi de visiter la Fondation Nando et Elsa Peretti qui soutient les initiatives mettant à l’honneur les relations entre les individuels, leurs communautés et les ressources naturelles. Leonor a rencontré les habitants du village de Sant Martí Vell et a revu d’anciens lauréats des Prix Princesse de Gérone, une façon de montrer son intérêt pour la Catalogne en dépit des manifestations d’indépendantistes qui accueillent souvent les déplacements de la famille royale dans la région. L’infante Sofia était aussi de la partie. Après une séparation de plusieurs mois, les deux sœurs prennent plaisir à se retrouver et à partager des moments à l’abri des projecteurs ou au service de la couronne.

© Photo News

C’est d’ailleurs en duo qu’elles se sont rendues à Bâle pour assister à la finale du Championnat de football féminin qui opposait l’Espagne et la Grande-Bretagne, retrouvant sur les gradins le prince William et la princesse Charlotte également présents. Si l’Infante doit encore poursuivre une année au sein des Forces de l’Air pour compléter sa formation militaire, nul doute qu’elle sera amenée à seconder encore davantage ses parents au fil du calendrier royal, une façon pour les Espagnols de découvrir pas à pas leur future reine, une jeune fille souriante et dynamique qui a déjà son fan club !

Photo de couverture © Casa de SM El Rey/Agence Bestimage

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

Vernissage Christie’s

Vie mondaine

La Maison de ventes Christie’s organisait à Bruxelles un vernissage pour découvrir l’une des plus importantes collection privées belges, celle de Roger et Josette Vanthournout, mise en vente à Londres. © Constance Le Hardÿ de Beaulieu

02/03/2026

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Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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