Christophe Vachaudez

08 October 2018

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La princesse Hélène de Yougoslavie a inauguré la saison en épousant son chevalier servant Stanislas Fougeron en l'église Saint-Étienne de Janville en Eure-et-Loir. Elle est apparue radieuse dans une robe en guipure ivoire dessinée par Katya Katya de Londres. Témoins de ce bonheur retrouvé, son fils Léopold Gaubert et sa mère la princesse Mari-Pia de Savoie occupaient le premier rang, entourés des princes Michel et Serge de Yougoslavie. Dans l'assistance, on reconnaissait la duchesse Sophie de Wurtemberg, la princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, les princesses Chantal, Tania et Amélie de Bourbon-parme, le prince Emmanuel-Filiberto de Savoie, le prince Pierre d'Arenberg ou la princesse Nesrine Toussoun.

 
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Le deuxième mariage eut pour cadre le village de Sinaïa, en plein coeur des Carpates. Le prince Nicolas de Roumanie-Medford-Mills convolait avec une de ses compatriotes la charmante Aline Binder. Une foule nombreuse s'était déplacée pour soutenir ce petit-fils du roi Michel de Roumanie tristement rejeté par sa famille. Ainsi, la princesse Margarita a personnellement téléphoné aux invités des cours étrangères pour les dissuader de participer à la cérémonie. Geste peu chrétien s'il en est dont la princesse Hélène fut solidaire. Mère dénaturée, celle qui avait déjà essayé de détourner l'héritage de son fils a brillé par son absence. La Maison de Roumanie s'enfonce ainsi encore un peu plus dans le ressentiment et le ridicule méchant. Fort heureusement, la joie des mariés et les ovations enthousiastes des Roumains ont largement compensé ce manque de savoir-vivre venu d'en-haut. Aline avait choisi une ravissante création due à une styliste roumaine. Les heureux époux ouvrirent le bal dans le casino de Sinaïa, construit au XIXe siècle, à l'époque où l'endroit était un lieu de villégiature royale. Il s'agissait du premier mariage royal dans le pays depuis 1931, date de celui de la princesse Ileana et de l'archiduc Anton d'Autriche-Toscane. Le prince Jean de France aurait volontiers bravé l'oukase d'interdiction mais la duchesse de Vendôme, son épouse devait accoucher d'un jour à l'autre.

 
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Le contraste avec le mariage de la comtesse Ana-Theresa d'Arco-Zinneberg et de Colin Mac Kenzie n'en parait que plus grand tant le gotha y vint en affluence. Le parrain et oncle de la mariée, l'archiduc Lorenz avait rallié la Bavière en compagnie de la princesse Astrid, des princesses Maria-Laura et Elisabeta. Parmi les invités, la grande duchesse de Luxembourg avait fait le voyage avec Félix et Claire, Guillaume et Stéphanie, Marie-Astrid et Carl d'Autriche, Margareta et Nicolas de Liechtenstein, avec leurs deux filles. On notait aussi la présence des princes de Auersperg, d'Albert et Elisabeth de Tour et Taxis, de l'archiduchesse Marie-Gabrielle d'Autriche, du prince Ferdinand de Leiningen et de son épouse Victoria de Prusse, des princes Friedrich de Hohenzollern, du prince Max de Bavière, du prince Jean-Christophe Napoléon, ou encore de la princesse Mafalda de Hesse. Une grande réception au château de Moos fut offerte par les parents de la mariée, le comte Riprand et l'archiduchesse Marie-Béatrice d'Autriche-Este.

 
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Dernier mariage en date, celui du duc Huescar, fils aîné et héritier du duc d'Albe, avec la jolie Sofia, infiniment élégante dans une robe à manches courtes en organza dessinée par sa tante Teresa Palazuelo. Ni mantille, ni diadème, mais une longue traîne partant des épaules et le traditionnel bracelet des mariées espagnoles, serti ici d'un saphir. Les jardins du palais de Liria, en plein centre de Madrid, avaient été convertis en chapelle en plein air avec la reine Doña Sofia en invitée d'honneur. Le marié, en habit de la Real Maestranza de Caballeros de Séville était l'un des célibataires les plus en vue de la péninsule ibérique ! Le voilà désormais la bague au doigt !

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