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Le gotha rend hommage au pape défunt

News Gotha

Christophe Vachaudez

28 April 2025

Le soleil brillait sur la basilique Saint-Pierre, comme un ultime hommage au pape François dont les funérailles ont réuni 220 cardinaux, 750 évêques, 4000 prêtres, 400.000 fidèles et les représentants de 130 pays parmi lesquels l’Argentine, pays natal de Jorge Mario Bergoglio, mais aussi la France, le Brésil, l’Ukraine, le Portugal, l’Allemagne et tant d’autres nations. Le gotha n’a pas manqué à l’appel.

L’Italie avait dépêché une importante délégation eu égard à l’ascendance du défunt mais aussi pour les liens indéfectibles qui unissent la péninsule à l’état du Vatican. Parmi les monarques qui avaient rallié la cité éternelle, on reconnaissait le roi Felipe et la reine Letizia, souverains d’une nation jadis appelée la fille aînée de l’église, le roi Philippe et la reine Mathilde dont on connait la foi profonde, le roi Carl-Gustav et la reine Silvia de Suède, la reine Mary de Danemark, seule puisque son époux était au Japon, Letsi III du Lesotho à la tête du seul royaume catholique africain, le roi Abdallah et la reine Rania de Jordanie qui avait rencontré le Saint-Père en février, le grand-duc Henri et la grande-duchesse Maria-Teresa de Luxembourg, très touchés par la disparition du pape François, le prince William venu au nom de son père, le roi Charles III, chef de l’église anglicane et sans doute le dernier souverain à avoir pu saluer le Pape, le prince Albert II et la princesse Charlène de Monaco qui avaient assisté à une messe commémoration en la cathédrale Sainte-Dévôte, le prince Haakon et la princesse Mette Marit de Norvège, remplaçant le roi Harald et la reine Sonja, le prince héritier Alois et la princesse Sophie de Liechstenstein, le prince Moulay-Hassan du Maroc, fils du roi Mohammed VI, le duc de Castro, le prince Emmanuel-Filiberto de Savoie, le duc et la duchesse d’Aoste, le duc de Parme, le duc et la duchesse de Calabre et leurs enfants représentaient toute l’histoire de l’Italie des royaumes, ou encore l’archiduc Ferdinand-Zvonimir d’Autriche, héritier de jure d’un empire très catholique, lui qui avait envisagé de devenir prêtre.

© Vandeville Eric/ABACA/Shutterstock

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© James Veysey/Shutterstock

Autre membre du gotha à occuper une place unique au cœur du Vatican, le prince Mariano de Windisch-Graetz qui a été élevé au rang de gentilhomme du pape par Jean-Paul II le 19 décembre 1987. Depuis cette date, il est chargé d’escorter les invités de marque en visite dans la cité pontificale, et de les guider vers le Saint-Père qui les reçoit en audience. Nul doute qu’il poursuivra son office auprès du nouveau pape qui sera le 267e souverain pontife à occuper le trône de Saint-Pierre. Au terme de la messe de funérailles qui constitue la première célébration des novembiales, une période de deuil de neuf jours prenant fin le 4 mai, le cercueil porté par quatorze sediari, autrefois chargés du trône pontifical (Sedia gestatoria), a pris le chemin de Sainte-Marie-Majeure, une des quatre basiliques pontificales.

© Andrea Colarieti/Catholic Press Photo

C’est en ces lieux où il avait coutume de prier la Vierge Marie que le pape François sera inhumé, sous une dalle de marbre de Ligurie, région d’origine de ses grands-parents, avec comme seule inscription ‘Franciscus’. Á son arrivée, quarante personnes précarisées ont accueilli le cercueil, une rose à la main, une façon de rendre hommage à ce Pape qui avait souhaité s’appeler François en mémoire de Saint-François d’Assise. Le Saint-Père y rejoindra sept autres papes (à savoir Honorius III, Nicolas IV, Pie V, Sixte V, Clément VIII, Paul V et Clément IX) qui, comme lui, ont préféré Sainte-Marie-Majeure au Vatican, comme 109 autres papes d’ailleurs enterrés dans d’autres lieux.

© Alessia Giuliani/Catholic Press Photo

Le conclave commencera entre le 6 et le 11 mai, et dans l’intervalle, c’est Kevin Farrell qui assurera la gestion de l’interrègne, en tant que cardinal camerlingue. Il est à espérer que le nouveau souverain pontife élu marchera dans les pas du pape François, un homme humble, à l’écoute de tous et qui prêcha de toutes ses forces la paix entre les peuples.

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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Anniversaire Rise for Kids

Vie mondaine

Dans les salons du Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, l’asbl Rise For Kids célébrait ses cinq années de mobilisation contre la pauvreté infantile en Belgique, sous le thème inspirant de “Rêves d’enfants”. Une étape symbolique, d’autant que l’asbl a été couronnée, ce 9 octobre, par le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. De nombreux invités et amis avaient répondu présent pour partager un moment empreint d’espoir. Le Choeur des Petits Chanteurs de Belgique a offert une parenthèse musicale d’une grande délicatesse, avant qu’un tea time raffiné ne prolonge les échanges dans une atmosphère conviviale. Une célébration marquante pour ces cinq années d’engagement, d’actions concrètes et d’ambition : permettre à chaque enfant de continuer à rêver. © Amélie de Wilde

16/11/2025

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