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Le bonheur de l'infante Marie-Francisca de Portugal

News Gotha

Christophe Vachaudez

09 October 2023

C’est sous un soleil rayonnant que son altesse royale Maria-Francisca de Bragance, infante de Portugal et duchesse de Coïmbra s’est unie à Duarte de Sousa Araújo Martins dans le cadre grandiose du palais-monastère baroque de Mafra, au nord de Lisbonne. Bien que le pays soit une république, le président portugais et le président du Timor assistaient à la cérémonie, retransmise en direct à la télévision. Très appréciés au sein du Gotha, Dom Duarte et de Dona Isabel avaient invité nombre de représentants de familles royales et princières au mariage de leur fille unique et beaucoup avaient répondu présents.

La veille, pour exaucer un vœu de son père, l’infante avait revêtu un habit traditionnel de mariée de la ville de Viana, dans le Minho, présidant avec un enthousiasme évident la fête organisée en son honneur dans la propriété familiale de Sintra. Le lendemain, la longue façade de l’ancienne résidence royale offrait le plus beau des décors à ce mariage qui n’allait pas tarder à se dérouler dans l’impressionnante basilique.

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Les 420 invités convergeaient maintenant depuis plusieurs heures vers le monument aujourd’hui propriété de l’État et le fiancé venait d’arriver, entouré de ses amis, quand la calèche de la mariée s’achemina devant le grand degré en marbre alors que des groupes de danses folkloriques venus de tout le pays animaient le vaste parvis dans un arraial enlevé. Maria-Francisca, ainsi dénommée en hommage à sa grand-mère trop tôt disparue, a choisi une robe dessinée par Luzia de Nascimento, couturière de sa mère. Cette dernière lui a prêté des boucles d’oreilles qu’elle a portées lors de son propre mariage et un diadème provenant de l’héritage de la reine Amélie de Portugal. La mariée portait également un bracelet alternant saphirs et diamants ayant lui aussi appartenu à la souveraine.

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Après la cérémonie religieuse, les mariés tout sourire répondirent aux vivats de la foule avant d’aller couper un gâteau destiné à la population. Pas moins de 250 œufs, 60 kilos de noix et de sucre ont été nécessaires pour fabriquer cette pièce montée. Ils rejoignirent ensuite les invités dans l’enceinte du palais afin de partager leur bonheur. Parmi les personnalités présentes, on pouvait reconnaître la princesse Marie d’Orléans, marraine de Maria-Francisca, son époux le prince Gundakar de Liechtenstein, et leurs filles les princesses Léopoldine et Immaculata, le prince Philippe et la princesse Isabelle de Liechtenstein, le duc et la duchesse de Calabre, le duc Wilhelm de Wurtemberg et sa mère la princesse Marie, la duchesse Amélie de Wurtemberg et son époux le baron Franz-Ferdinand von Feilitzsch, récemment mariés, le prince Amyn Aga Khan, le prince et la princesse Georg-Friedrich de Prusse, la princesse Gloria de Thurn und Taxis et son fils, le prince Albert, le prince Louis et la princesse Sophie de Bavière, la princesse Alexandra de Saxe-Cobourg-Kohary et son époux, le prince Guillaume de Luxembourg, la princesse Sibilla et leur fille Charlotte, les princes Sébastien et Louis de Luxembourg, la princesse Marie-Isabelle de Savoie-Gênes, le prince David Bagration, la grande-duchesse Marie de Russie, le grand-duc Georges et son épouse Victoria, la princesse Miriam de Jordanie et ses deux fils les princes Boris et Beltran de Bulgarie, les princes de Ligne, le comte Guillaume de Dampierre, les princesses Maria-Gabriela et Maria-Teresa d’Orléans-Bragance et leurs époux, le prince Joâo d’Orléans-Bragance et la princesse Claudia, le prince Leka d’Albanie, le prince Alexandre de Saxe-Gesaphe et son épouse la princesse Gisèle de Bavière, le duc de Viseu, oncle paternel de la mariée, le comte et la comtesse de Paris, les ducs d’Angoulême, les ducs de Brissac et le marquis de Brissac, les ducs d’Arenberg, les comtes de Causans, le prince et la princesse Olivier de Croÿ-Roeulx, le prince Antonio d’Orléans-Bragance et son épouse la princesse Christine de Ligne, les princes Rafael, Gabriel, Luiz-Philippe et Maximilian d’Orléans-Bragance, les princesses Amelia, Beatriz, Luciana et Fernanda d’Orléans-Bragance, la duchesse Diane de Cadaval et sa mère Claudine, le prince Heinrich et la princesse Joana de Croÿ, le prince Carl-Philip de Croÿ, l’archiduc Georg et son épouse Eilika, l’archiduc Carl-Peter d’Autriche et son épouse Alexandra, née princesse de Wrede, l’archiduchesse Catarina ou encore l’archiduc Martin, parmi la trentaine d’archiducs présents. Seules les princesses Luisa-Maria et Laetitia-Maria représentaient la Belgique alors que le prince Laurent fut pourtant témoin au mariage de Dom Duarte. Quant au grand-duc Henri de Luxembourg ou l’archiduc Lorenz, ils étaient aux funérailles viennoises de la princesse Yolande de Ligne, inhumée le même jour dans la crypte impériale des Capucins.

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Le soir, une réception battit son plein à Sintra. Prévue à 21h, elle ne commença qu’à 23h et se poursuivit jusqu’au petit matin. Maria-Francisca portait une robe blanche sortie des ateliers de la même créatrice et une impressionnante broche en émeraudes et diamants de sa grand-mère paternelle retenait ses cheveux. La mariée a deux frères, l’infant Dinis, le cadet, duc de Porto, et l’infant Afonso, l’aîné et héritier des droits au trône, prince de Beira et duc de Barcelos. Ils seront les prochains à convoler, sans doute au Monastère des Hyéronimites de Lisbonne comme leurs parents ou dans un autre haut-lieu de l’histoire lusitanienne, intimement lié à la maison de Bragance.

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