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Bruno Moinard et Claire Bétaille les nouveaux classiques

Déco-designDesignLifestyleParis

Éric Jansen

21 February 2024

Lors du cocktail donné à leur agence à la fin de l’année dernière, nombreux étaient bluffés : situés avenue Montaigne, à Paris, les bureaux sont répartis sur deux étages, avec pour celui de Bruno Moinard la tour Eiffel parfaitement dans l’axe…

L’événement célébrait la rénovation de deux grands vignobles, Château Troplong Mondot et le Clos de Tart, avec à chaque fois un chai spectaculaire, une décoration minimaliste et théâtrale. Les amateurs savaient que le duo avait déjà œuvré à Château  Latour, que François Pinault était un client fidèle, que d’autre part Bruno Moinard réalisait les boutiques Cartier à travers le monde depuis vingt-trois ans, mais devant l’élégante adresse et les quarante-cinq employés, force était de constater que, l’air de rien, l’architecte d’intérieur avait fait un beau parcours.

Cartier © Fouillet

Boutique Cartier à Milan

Tout avait commencé en 1994, après quinze années passées auprès d’Andrée Putman, la fameuse icône du design, à l’origine de la réédition de créateurs des années 1930 et de projets devenus emblématiques d’une époque, comme l’hôtel Morgans (New York) en 1984 ou le Concorde en 1990. Autant dire que quand Bruno Moinard décide de se lancer, il a déjà du métier. Il décroche donc les boutiques Cartier, ce qui l’occupe bien : “J’en ai livré 525, mais certaines ont été refaites plusieurs fois…”. Parallèlement, il enchaîne hôtels et  demeures privées, que ce soit en Asie, à Londres ou en Belgique, mais sans chercher à communiquer dessus. Il faut attendre la rénovation du Plaza Athénée en 2014, puis celle du Cala di Volpe, en Sardaigne, pour que brusquement les magazines de décoration se passionnent pour son travail.

Cala di Volpe

Cala di Volpe

Entre temps, Claire Bétaille a rejoint l’agence et s’est révélée si parfaitement complémentaire qu’elle est devenue en 2012 son associée. Ensemble, ils ont élaboré un style qui sait être à la fois contemporain et chaleureux, privilégiant la beauté du matériau et la subtilité de la lumière, préférant l’épure au clin d’œil vintage, dessinant eux-mêmes leur mobilier, dans un esprit classique et intemporel, et cette équation se révèle gagnante.

« Le Bâtiment » de l’angoisse

Livres

Devenue l’incarnation d’une attraction irrésistible et d’une menace diffuse, la bâtisse étend ses tentacules. Une emprise, en quelque sorte. Le podcasteur de fiction Mehdi Bayad (1) livre un roman sur la rencontre, sur les liens qu’on espère, qu’on n’attend pas. Il s’agit aussi d’un récit sur l’écriture, sur le style ou plutôt les styles de Mehdi Bayad qui, n’hésitant pas à défier les règles établies du récit, cherche la matière et l’âme et dont l’imagination se mêle à celle du narrateur. L’oral se mêle à l’écrit. Assailli par la tristesse et l’angoisse des lieux, le narrateur écrit des sms et envoie des messages vocaux. L’auteur et réalisateur français installé à Bruxelles se confie à Eventail.be à l’occasion de la sortie de son premier roman.

Libre Botanique

Arts & Culture

Dans le sillage de l’exposition de Daniel Henry, cette présentation célèbre une flore réinventée, entre observation et imaginaire. Peintures, dessins et mots composent un herbier poétique, comme un jardin secret aux formes sensibles et indisciplinées.

Belgique, Liège

Du 14/03/2026 au 09/05/2026

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Depuis plus de trente ans, Diane de Selliers bâtit une bibliothèque idéale en publiant un ouvrage par an, généralement un texte majeur, exhumé et illustré d’œuvres d’art. Cette archéologue du savoir n’est pas pour autant obsédée par le passé, comme le prouve son nouveau pied-à-terre parisien.

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