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Éco-dico : ETF : l’incontournable des années 2000

Éco & FinanceÉco-dicoFinanceSociété

Guy Legrand

03 March 2026

Également appelé “tracker”, l’Exchange Traded Fund (ETF), ou fonds coté en Bourse, est une invention aussi simple que géniale. De nombreuses études démontrant qu’il est très difficile de battre les marchés en sélectionnant des actions individuelles, pourquoi ne pas se contenter de suivre les indices boursiers ? Tel le S&P 500, qui reprend les 500 premières entreprises des États-Unis. Avantage de cette passivité : au lieu de payer des analystes à étudier les sociétés cotées, un logiciel basique suffit à gérer le portefeuille. La plupart des ETF comptent ainsi des frais de gestion inférieurs à 0,2 % par an, soit un dixième à peine de ce qu’affichent des fonds classiques. Sur le long terme, cela représente une différence considérable.

Les actions ne sont pas seules concernées : on rencontre de plus en plus d’ETF investis en obligations, tandis que les matières premières, dont l’or, en comptent aussi bon nombre. La cotation boursière des ETF est un autre atout : pouvoir en suivre le cours en temps réel est essentiel pour les investisseurs (ou spéculateurs) très actifs.

Et ses défauts ?

Tout cela est-il trop beau pour être vrai ? Oui et non. Même les banques privées font parfois appel à des ETF, notamment dans des domaines spécifiques. On ne saurait pour autant les considérer comme des produits-miracle. D’abord, on relève quand même tous les ans des gestionnaires actifs qui battent les indices, parfois de beaucoup ! Suivre un indice boursier présente par ailleurs un double inconvénient. D’une part, on écarte les sociétés moins importantes mais en forte croissance, dont le cours pourrait progresser davantage que celui des ténors repris dans l’indice. Une objection jusqu’ici contredite par l’envol prodigieux des divas technologiques américaines, il est vrai…

L’autre inconvénient, c’est précisément le poids devenu énorme de quelques actions vedettes, ce que l’on peut juger dangereux : l’indice n’est plus suffisamment diversifié. Les huit ténors technologiques américains (les “sept magnifiques” + Broadcom) pèsent aujourd’hui quasiment un tiers de l’indice S&P 500 ! Pour le meilleur jusqu’ici, mais qui sait ?

De passif à actif

Tous les ETF ne sont pas passifs. Ces dernières années, les gestionnaires de capitaux se sont lancés dans les ETF actifs. Une contradiction ? Apparente, oui, mais l’explication est simple : il s’agit toujours de suivre un indice, avec les automatismes que cela suppose, mais le gestionnaire va ici modifier cet indice quand il le juge nécessaire. Ceci peut, par exemple, répondre à l’objection évoquée ci-dessus d’un poids devenu trop important pour une action ou un secteur. Ou encore va-t-il éliminer un secteur ou certains émetteurs d’obligations d’un indice. L’arranger à sa façon, donc, en fonction de ses convictions. On a compris qu’un ETF actif présente des frais de gestion plus élevés qu’un ETF passif.

Photo de couverture : © DR

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